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La crise touche aussi la Bundesliga

La Bundesliga, ses équipes de stars, ses salles démesurées remplies de fans…Détrompez-vous, la situation financière des clubs allemands est bien plus précaire qu’elle n’en a l’air, et même si le spectre espagnol (et ses faillites en cascade) paraît loin, les clubs subissent la crise de plein fouet.

Hambourg est certainement le cas le plus représentatif de cette cure d’austérité que subit le handball allemand. Après la baisse d’engagement de la part d’un de ses sponsors principaux, une entreprise pharmaceutique, le HSV a dû baisser son budget de 900 000 euros cette année, pour passer à 8.1 millions. Avec pour conséquence le départ de plusieurs gros salaires (on pense notamment aux frères Gille), et la baisse de salaire de 20% de la part de plusieurs cadres de l’équipe a été confirmée par Matthias Rudolph, le patron du club. De plus, la politique d’Hambourg dans les prochaines années sera beaucoup plus portée sur la formation, avec le recrutement de plusieurs joueurs en devenir comme le gardien français de 18 ans Max-Henri Herrmann ou le gaucher serbe Stefan Terzic (19 ans). De plus, les anciens internationaux allemands Johannes Bitter et Torsten Jansen, souvent indisponibles pour des blessures diverses, ne devraient pas être prolongés à la fin de la saison. La fréquentation de leur salle, la O2 Arena, est également un problème, avec les résultats décevants de l’an dernier, seulement 5700 abonnements ont été vendus, pour une capacité de 19000 places.

Mais Hambourg n’est pas le seul club dans ce cas. Rhein Neckar Löwen a été frappé directement par le désengagement de son actionnaire principal, le Danois Nielsen. Le budget a donc diminué de deux millions d’euros, entraînant le départ de nombreux internationaux confirmés (Karol Bielecki, Ivan Cupic, Borge Lund en tête) et leur remplacement par des recrues plus jeunes et moins couteuses (Marius Steinhauser, Nicklas Landin entre autres). De même, le club de Lemgo a évité la faillite de peu l’an dernier, et n’a dû son sauvetage qu’à une réduction drastique des salaires et au départ de quelques grands noms, comme l’ailier suisse Liniger ou l’arrière estonien Mait Patrail.

Au final, seul Kiel maintient le même budget que la saison passée (9.5 millions) , grâce notamment à leur triplé historique. Berlin se porte également bien, et a donc pu recruter Konstantin Igropoulo et Borge Lund, deux salaires qui pèsent lourd.

4 CommentairesPoster un commentaire

  1. Sk. - le 27 août 2012 à 11h56

    Seule la situation de RNL est réellement préocupante à moyen terme. Mais à court terme, avec Landin, Ekhdal et d’autres, ils ont quand même une belle équipe !!

  2. Danibar - le 27 août 2012 à 12h03

    L »allemagne va-t-elle perdre son triple AAA même au hand ball ?
    Pourtant je pensais qu’un gardien comme Landin ne devait pas être « donné » sur le marché.
    Quant à Kentin Mahé : il reste finalement à Gummersbach ?

  3. breza9 - le 27 août 2012 à 14h47

    euh la salle de hambourg c’est plutot 13000/14000 places en config hand et pas 19000! Sinon la situation est quand meme loin d’etre inquiétante (aucune faillite, juste quelques départ/baisse de salaire) meme si effectivement quelques budgets sont en baisse. En france on peut aussi cité toulouse qui se retrouve en difficulté apres le départ de son président/actionnaire. Mais rien de comparable à la situation espagnol (à part les 2 gros, qui ont limité les dégats, pour le reste du championnat c’est tres compliqué)

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