Edito

Le rôle du capitaine selon Olivier Krumbholz

Les passionnés de handball n’ont sans doute pas tous fait attention ce week-end à la déclaration du coach de l’équipe de France féminine, Olivier Krumbholz, dans les colonnes du journal l’Equipe à l’occasion de sa sélection pour les Jeux Olympiques de Londres. Le sélectionneur était interrogé sur son choix de ne pas sélectionner Amélie Goudjo, pivot et capitaine de l’équipe de France depuis de nombreuses années, pour l’aventure anglaise. Le sélectionneur national en a profité pour donner sa vision du rôle de capitaine dans une équipe, dans une déclaration stupéfiante :

« Ca n’a jamais été un gros rôle car je n’ai jamais beaucoup délégué… ».

En s’exprimant ainsi, Olivier Krumbholz balaye d’un revers de la main un concept et une responsabilité bien ancrés dans l’histoire des sports collectifs. On se souvient des Rives, Platini, Deschamps, Fabiani, Dusautoir, Richardson, Cano ou aujourd’hui Diaw et Fernandez. Pour tous, « Capitaine » est une référence, une signification, un rôle à ne pas prendre à la légère. « Capitaine », ce n’est pas qu’un mot, une désignation pour faire plaisir. C’est beaucoup plus que cela. C’est une nécessité pour l’équipe, un repère pour les joueurs qu’il est bon de ne pas négliger. C’est un emblème qui dépasse le cadre purement sportif, c’est un exemple au sein de l’équipe mais également en dehors vis-à-vis des médias, des supporters, des partenaires, etc…

La relation entraîneur – entraîné n’est pas une lutte de pouvoir absolu. Le mot « délégué » est lourd de sens. A ce titre, rappelons que l’entraîneur est au service du collectif, l’inverse est beaucoup plus nuancé. Londres 2012 peut être une aventure merveilleuse mais également un désastre cauchemardesque. La frontière est ténue.

Qu’Amélie Goudjo se rassure: elle ne fera pas les JO mais, comme nombre de celles qui l’ont précédées en équipe de France de handball, elle était une grande Capitaine. Et sans aucun doute, ça compte.

 

1 CommentairePoster un commentaire

  1. 13 - le 13 juillet 2012 à 12h17

    Désolée pour A. Goudjo, mais pour moi, elle était transparente, sur et hors terrain. Certes, je ne suis pas dans les vestiaires, mais je n’ai jamais compris sa nomination au détriment de joueuses bien plus charismatiques: Tervel, Leynaud, Herbrecht, Ayglon…. Donc sa non-sélection ne m’attriste pas plus que ça et j’en suis navrée en plus….

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