Starligue

Cesson, une préparation de Brest à Brest

Yérime Sylla (Cesson) saison 2015-2016

Les joueurs de Yérime Sylla sont les premiers à avoir repris l’entraînement parmi les équipes de la Starligue. D’un tournoi en plein air en Allemagne au Challenge Caraty en passant par le tournoi de Brest (Biélorussie), retour sur la préparation originale du Cesson-Rennes Métropole Handball.

Yérime Sylla a le goût du voyage. Déjà à l’été 2015, il avait emmené ses joueurs au tournoi Struga à Skopje (Macédoine), puis réaliser un stage à Anvers en Belgique, pays dont il est le sélectionneur national. Cette année, les Cessonnais ont remis ça, avec d’autres destinations. Des mises en situation contre des équipes étrangères qui permettent à l’entraîneur de Cesson de prendre « un maximum d’informations » sur son groupe, mais aussi de faire progresser son équipe dans le moment si important de la préparation.

Une reprise précoce

Après une semaine de reprise physique individuelle via un programme informatique (le logiciel XPS Sideline), les Irréductibles ont retrouvé le chemin de l’entraînement collectif dès le 18 juillet. Cesson est ainsi l’équipe qui a repris le chemin de l’entraînement le plus tôt parmi les équipes de première division française. « Le coach a voulu reprendre tôt pour créer une cohésion avec les nouveaux joueurs, et qu’ils puissent s’adapter au mieux, explique Sylvain Hochet, le capitaine. Après, c’est vraiment le coach qui a décidé ça, en tant que joueur, j’aurais préféré avoir un peu plus de vacances ! (rires) C’est aussi parce qu’on a fini plu tôt, donc on reprend plus tôt. »

Jouer pour intégrer les nouveaux

Oskarsson Cesson« L’intégration des nouveaux joueurs était l’objectif numéro un, » abonde Yérime Sylla. Avec quatre nouveaux joueurs et cinq départs, l’intersaison a été un peu plus mouvementée que d’habitude dans la banlieue rennaise. L’intégration des nouveaux dans le groupe s’est faite assez facilement selon Sylvain Hochet : « De toute façon, en général à Cesson les recrues s’intègrent plutôt vite. Il y a un bon esprit dans le groupe. » Pour les deux recrues islandaises Gudmundur Helgason et Geir Gudmundsson, « Ragnar (Oskarsson, l’entraîneur adjoint, photo) est là, ça facilite les choses vu qu’ils ne parlent pas la langue, » souligne leur capitaine. Quant à l’intégration de Jef Lettens, l’ancien gardien de Saran venu palier le départ de Mickaël Robin, et celle d’Allan Villeminot, « ça s’est très bien passé, ce sont des mecs cool », ajoute Hochet.

Restait alors à parfaire l’intégration dans le jeu. « C’est aussi à nous de les intégrer au niveau du jeu, sur la communication, ajoute Sylvain Hochet, évoquant le cas de ses nouveaux coéquipiers islandais. On prend nos repères avec eux. » Et rien de mieux que jouer des matchs pour développer des automatismes. De ce point de vue, le Marktplatzturnier, tournoi disputé à Esslingen (Allemagne) qui, comme son nom l’indique, était disputé sur la place du marché de la ville, a permis « d’intégrer les nouveaux joueurs et d’affiner les relations, d’après l’entraîneur cessonnais. Le but est d’abord de jouer, pas forcément de gagner. » Cesson a joué ce tournoi (22-24 juillet) alors que la plupart des équipes de Starligue n’avaient pas repris l’entraînement. Les matchs contre Winterthur (défaite 21-29), Berlin (victoire 20-14) et Gummersbach (défaite 19-21) ont donc permis d’amorcer la mise en place du jeu cessonnais. « On est partis là-bas sans trop de repères, mais les autres équipes aussi étaient amoindries, » précise Sylvain Hochet, qui avoue au passage n’avoir jamais joué auparavant en plein air sur une place allemande.

Ambiance de Ligue des champions en Biélorussie

Hochet CessonDans la même veine, la BGB Cup disputée à Brest (Biélorussie) devait permettre de voir où les Cessonnais en étaient en termes de cohésion d’équipe dans le jeu, le tout dans un contexte un peu particulier. « La Biélorussie non plus, je n’avais jamais fait, sourit l’ailier cessonnais. On a visité un peu la ville avec l’ambassade, mais on est surtout resté concentrés sur notre tournoi. » Cesson a pu se mesurer à trois équipes habituées à la Ligue des champions : les locaux du Meshkov Brest (24-25), le Vardar Skopje (28-39) et le Wisla Plock (28-30). Le match contre Brest a été particulièrement intense, avec 4.000 spectateurs très chauds pour pousser leur équipe. « Apparemment là-bas, ils ne connaissent pas les matchs amicaux, ils n’ont que des matchs de Champions League !, rigole Hochet. Mais c’était très enrichissant au niveau du hand. »

Si Cesson a perdu ses trois matchs, les prestations sont encourageantes. « On a eu une grosse charge physique, il y avait pas mal de fatigue en arrivant en Biélorussie, mais globalement les joueurs encaissent plutôt bien, » souligne Yérime Sylla. Même si tout n’est pas parfait. « Il y a toujours des petites choses à régler qui sont redondantes, » note-t-il. Avant d’ajouter une note plus positive : « L’intégration se passe plutôt bien, l’implication des joueurs est là. Je dirais qu’on est sur la bonne voie.  » Allan Villeminot, le transfuge de Montpellier, a notamment marqué neuf buts face à Plock. « C’est une bonne performance, après sur ce match il y a des choses importantes qu’il rate. Cela fait partie des petites choses à travailler. Mais cela dit, lui comme Gudmundur, Geir et Jef sont plutôt au rendez-vous, » juge Sylla.

Gagner pour être prêt

Désormais, Yérime Sylla attend des victoires de ses joueurs. Pour son premier match contre une équipe française depuis le début de la préparation, Cesson a perdu contre Dunkerque (28-26), avant de finir troisième du Challenge Christophe Caraty le week-end dernier à Brest : après sa défaite contre Montpellier (27-24), Cesson a battu Saint-Raphaël (22-20). Les Bretons semblent monter en puissance au fil des matchs, et devront poursuivre leur progression lors de leurs prochains matchs (Chartres et Saran le week-end prochain, tournoi de Poitiers les 9 et 10 septembre) pour être au rendez-vous pour le premier match officiel contre Pontault-Combault, en Coupe de la Ligue, le 14 septembre.

Cesson essaiera cette saison de faire mieux que l’année dernière où il avait atteint la huitième place. « C’est un objectif personnel et de vestiaire, tempère Yérime Sylla. Le club se contentera du maintien. » Avec toujours en toile de fond l’attente d’une nouvelle salle qui permettait à Cesson de voir plus haut, véritable arlésienne depuis plusieurs années. « Ça avance, » positive le coach.

Mickaël Georgeault

Pub Espace Pronos Starligue

Laisser un commentaire

Champs requis *

Handnews sur Facebook
En direct Voir toutes les brèves