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Flensburg tenu en échec, Gummersbach en crise

Dans un match passionnant, Magdebourg a tenu en échec le leader Flensburg (26-26). Rhein-Neckar et Kiel refont une partie de leur retard. Si le soleil brille à Leipzig et à Minden, le ciel est bien sombre à Gummersbach qui a changé d’entraîneur.

Le match de la semaine : Magdebourg – Flensburg

Après une semaine de pause, la Bundesliga revenait fort mercredi dernier avec un duel entre Magdebourg et Flensburg. Les Magdebourgeois, cinquièmes, restent sur huit victoires de rang, dont face à Rhein-Neckar Löwen et Kiel. Flensburg, leader, n’a plus perdu en championnat depuis novembre, et sort de la plus large victoire acquise à l’extérieur de l’histoire de la Bundesliga, acquise à Lemgo (17-41). Les dernières oppositions, accrochées, donnaient l’espoir d’un match passionnant. On n’a pas été déçu.

Magdebourg démarre tambour battant. Tout de go, le SCM applique les recettes de ses derniers succès : grosse défense, arrêts de Jannick Green, contres rapides. Robert Weber permet aux siens de mener de trois buts au bout de trois minutes (4-1, 3′). Flensburg ne se laisse pas impressionner, et recolle assez vite au score avec un but de Rasmus Lauge (5-5, 6′). Mais ce sont les locaux qui sont les plus convaincants en début de partie. Toujours très solide derrière, Magdebourg montre de l’application sur jeu placé. Bien servi, Michael Damgaard a de l’espace pour redonner trois buts d’avance (11-8, 17′). Cependant, la défense du leader, autour de Jacob Heinl et du capitaine Tobias Karlsson – le Suédois, revenu de blessure, disputait son premier match de l’année civile – commence à gagner en efficacité. Surtout, Mattias Andersson commence à sortir le grand jeu. Parmi ses prouesses, un superbe retour pour nettoyer sa ligne de but alors que lob de Zeljko Musa semblait parfait (21′). Avec quelques erreurs et pas forcément avantagé non plus par l’arbitrage, Magdebourg voit fondre son avantage de trois buts d’avance (13-10, 24′) et regagne les vestiaires sans avantage au score (14-14).

Magdebourg revient bien en deuxième période, avec un but rapide de Matthias Musche et un arrêt de Jannick Green (15-14, 32′). Mais rapidement, Mattias Andersson rappelle qu’il est dans un grand soir. Le meilleur gardien du championnat réalise au total 19 arrêts (43%), et dégoûte véritablement ses adversaires. Flensburg prend pour la première fois l’avantage grâce à Kentin Mahé (16-17, 35′), puis deux buts d’avance avec Lasse Svan, lui aussi excellent (17-19, 39′). Mais Magdebourg sait répondre, et une superbe passe de Christian O’Sullivan trouve Robert Weber qui égalise (19-19, 40′). Mais après que Holger Glandorf ait envoyé un missile dans les filets de Green (19-21, 43′), Magdebourg, bien aidé par les parades de Dario Quenstedt entré à la place de Green, reprend l’avantage (25-22, 50′). La GETEC-Arena, très chaude comme à son habitude, est debout. Les « Nous sommes le SCM ! » retentissent pendant le temps-mort de Ljubomir Vranjes (51′). Mais là encore, Flensburg revient. Deux buts de Mahé, et le score est de nouveau de parité, avant une réalisation de Robert Weber qui redonne l’avantage au SCM (26-25, 54′). Comme prévu, la fin de match est palpitante. Mahé trouve Svan qui égalise (26-26, 56′), et Flensburg a plusieurs occasions de passer devant, mais Quenstedt réalise de superbes parades. Magdebourg bute sur la défense du SG, et ne marque pas non plus. 26-26 score final, un nul au final logique : Magdebourg a longtemps dominé, mais Flensburg a eu les ballons pour l’emporter en fin de match. Si bien qu’aucune des deux équipes ne peut dire avoir perdu un point sur ce match.

Kiel et Rhein-Neckar reprennent un point sur le leader

Premier profiteur du point laissé à Magdebourg par Flensburg, les Rhein-Neckar Löwen. Après leur victoire d’une courte tête à Kiel cette semaine en Ligue des champions (24-25), les Lions ont signé une victoire pleine d’autorité à Lemgo (28-33). Une victoire qui s’est dessiné grâce à un 6-0 au milieu de la première mi-temps (7-6, 15′ ; 7-12, 22′), et permise notamment grâce aux bonnes performances de Mikael Appelgren (17 arrêts) et de Gudjon Valur Sigurdsson (11 buts dont 2/2 pen.). Seule ombre au tableau, la fin de match précipitée d’Andy Schmid, qui a quitté le terrain après avoir reçu un coup au bout de vingt minutes de jeu.

Kiel n’a pas totalement abandonné ses rêves de titre non plus. Face à Hanovre, le THW se retrouve en position inconfortable en début de rencontre, par sa faute car commettant trop d’erreurs. Après une perte de balle de Kiel en attaque, Mait Patrail donne quatre buts d’avance au TSV (12-8, 24′). Alfred Gislason pose immédiatement un temps-mort où il recadre sévèrement ses joueurs. Le message est passé : Kiel marque neuf buts d’affilée sans en encaisser, à cheval sur les deux mi-temps, série conclue par Ilija Brozovic (12-17, 37′). Mais les Preux chevaliers, qui comptent jusqu’à six buts de retard (15-21, 45′), ne baissent pas les bras et se rapprochent à deux buts des Zèbres (19-21, 50′). Kiel maintient l’avantage, avant qu’un tir puissant de Fabian Böhm ne permette à Hanovre de revenir à un but, à un peu plus d’une minute du terme (26-27, 59′). Une parade fantastique de Jendrik Meyer devant Patrick Wiencek donne même la balle d’égalisation à Hanovre, mais elle est gâchée et la balle est perdue. Kiel sauve donc sa victoire de justesse (26-27) et revient à deux points de Flensburg, avec un match en plus. Hanovre n’a toujours pas gagné en 2017, c’est sa sixième défaite de rang.

Berlin prend le dessus sur Wetzlar

Dans la course à la quatrième place, Magdebourg perd un point sur Berlin. Les Füchse ont réussi à l’emporter à domicile contre Wetzlar (27-24). Une victoire pas évidente, même pour une équipe avec un excellent parcours cette saison, qualifié pour les quarts de finale de la Coupe EHF sans trembler. Car Wetzlar, alors sixième ex-æquo au classement, joue une bonne première mi-temps, emmené par un Jannik Kohlbacher exceptionnel. Le jeune pivot international, auteur de six buts, est impliqué sur presque tous les buts du HSG en première période, et Berlin est mené à la pause (13-14). Les Renards reprennent l’avantage en deuxième période par l’intermédiaire de Fabian Wiede, de retour après une opération de l’épaule au mois de décembre (19-18, 42′). Berlin ne se fait plus repasser devant ensuite, et reste donc dans la course au podium.

Grosse série à domicile en cours à Leipzig

Le match LeipzigErlangen, c’est l’opposition entre les deux récents promus en réussite, Leipzig étant monté en 2015 et Erlangen en 2016. Mais avec une très bonne première mi-temps, illustrée par la grosse performance de Milos Putera dans les buts (50% de tirs arrêtés), les Saxons se sont mis dans les meilleures dispositions et ont été très efficaces en contre, notamment par leur ailier Marvin Sommer (7 buts). En tête à la mi-temps (17-12, 30′), Leipzig voit son adversaire revenir à dix minutes de la fin, une réalisation de Jonas Link réduisant l’écart à un but (22-21, 50′). Mais dans les trois dernières minutes (26-25, 56′), le SC DHfK est le plus solide. Ole Rahmel, l’ailier d’Erlangen futur joueur de Kiel, prend un rouge (58′) et Leipzig finit par un 3-0 (29-25). Cette victoire est une performance pas piquée des hannetons : première victoire sur Erlangen en huit confrontations, Leipzig signe aussi sa neuvième de rang à domicile. Les Saxons sont désormais seuls sixièmes.

Gummersbach inquiète

Tout va à vau-l’eau au VfL Gummersbach. Le club cher à François-Xavier Houlet s’est séparé de son entraîneur Emir Kurtagic ce week-end. La décision a été prise trois jours après la nouvelle défaite du VfL, à domicile contre Melsungen (23-30). Le MT a réalisé un premier écart conséquent avant la pause (12-16, 30′), et grâce à une défense solide, a privé les coéquipiers de Kevynn Nyokas (5 buts) d’espoir de retour au score en deuxième période. Kurtagic parlait de difficulté au niveau du mental à l’issue de la rencontre, un choc psychologique est tenté avec son remplacement pour Sead Hasanefendic, 68 ans, qui a déjà coaché Gummersbach (2002-2004 et 2008-2011), entre autres expériences (dont Créteil, Vénissieux, OM Vitrolles et Ivry il y a plus de vingt ans). Le club n’a que le maintien en tête, avec seulement deux points d’avance sur la zone rouge. De son côté, Melsungen espérait réitérer sa bonne performance en Coupe EHF samedi, mais c’est manqué avec une défaite à Lisbonne contre le Benfica (26-24) et une première place dans sa poule qui s’envole.

Jubilé réussi pour Minden

Les historiens du GWD Minden retiendront la date du 26 mars 2017 comme le 1000e match de Bundesliga du club vert et blanc. La fête devait être complète, et couronnée d’un succès face à Bergischer. Mission réussie : Minden s’est imposé logiquement 27-22. Les locaux ont toujours été devant au score après la treizième minute (4-4), et comptaient cinq buts d’avance à la pause avec un but de Charlie Sjöstrand sur la sirène (15-10). Bergischer n’a pas pu revenir à moins de trois buts d’écart en deuxième période. Ce succès offre au passage à Minden un matelas encore plus confortable pour le maintien avec désormais cinq points d’avance sur la zone rouge, alors que Bergischer reste relégable.

Le derby de Souabe pour Stuttgart

Un derby qui est également une opposition directe pour le maintien : le match entre Stuttgart et Balingen sentait la poudre, dans la Porsche Arena de Stuttgart pleine comme un œuf. Le public n’a pas été gâté par le spectacle, tant la nervosité était forte sur le terrain, notamment du côté de Balingen qui passe à côté de sa première mi-temps, avec six buts marqués (11-6). « C’était tout juste catastrophique », résume Martin Strobel, le demi-centre du HBW. Porté par les grosses performances de ses cadres Johannes Bitter dans les buts et Michael Krauss à la mène (10 buts marqués), Stuttgart a sécurisé son avance en deuxième mi-temps avec l’apport des joueurs venus du banc comme Djibril M’Bengue et Marian Orlowski, et une réalisation de Bitter dans le but adverse vide donne huit longueurs d’avance au TVB (20-12, 46′). Les Wild Boys, au-dessus, l’emportent logiquement (25-21), sortent de la zone rouge et passent devant Balingen, premier non-relégable.

Enfin, Coburg n’est pas passé loin de créer la surprise face à Göppingen. Le vainqueur de la dernière Coupe EHF, déjà qualifié pour le Final4 de l’actuelle édition, crée un gros écart en première mi-temps (8-13, 22′), mais les Bavarois reviennent au score petit à petit pour passer devant en milieu de deuxième mi-temps (21-20, 44′). Mais alors que le score reste serré à l’approche du money-time (24-24, 53′), Göppingen est plus lucide dans les instants décisifs et, avec quatre parades de Primoz Prost dans les six dernières minutes, l’emporte 25-29. Coburg reste lanterne rouge, tandis que Göppingen revient à un point des équipes de première partie de tableau.

Retrouvez le classement de Bundesliga ici.

Mickaël Georgeault

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