EdF (F)

Une dernière victoire très sérieuse pour les Bleues

En clôture de la troisième étape de Golden League, l’équipe de France a livré une grosse prestation face à la Russie (33-21). Les tricolores terminent deuxièmes de ce dernier épisode français mais également du classement final de cette compétition. Un bon bilan pour les filles d’Olivier Krumbholz.

S’il y a bien un secteur où la France est rarement prise à défaut, c’est bien celui de sa défense en attaque placée. Pendant soixante minutes, c’est la Russie qui en a fait les frais, se cassant les dents sur une défense téléguidée tour à tour par Camille Ayglon-Saurina, Béatrice Edwige, Claudine Mendy et Estelle Nze Minko, toutes très solides sur leur secteur central. Cette solidité combinée à l’exploitation parfaite de leurs montées de balles rapides via Siraba Dembélé leur permet d’assommer d’entrée de jeu les filles de Yevgeny Trefilov (7-2, 10′). De rage, ce dernier sort la pauvre Victoria Kalinina qui se fait pourtant torpiller à six mètres depuis le début de rencontre mais rien n’y fait (10-4, 15′). Après ce premier quart d’heure de haute intensité, les Bleues accusent logiquement le coup dans les dix dernières minutes, laissant Daria Samokhina et les Russes souffler un peu et réduire l’écart. Même si, comme la veille, Alexandra Lacrabère a le bras chaud sur des situations pas toujours bien engagées pour les siennes. A l’issue du premier acte, la France mène calmement (15-10, MT).

D’entrée de jeu, les Russes se font punir pour excès d’engagement en défense. Valentina Vernigorova prend rouge direct pour une bonne taloche sur Alexandra Lacrabère avant que Kseniia Makeeva ne prenne deux minutes quelques secondes plus tard. Les ailières Laura Flippes et Siraba Dembélé – auteur d’un excellent match – ne se font alors pas prier pour exploiter leurs boulevards aux ailes (18-12, 34′). En attaque comme en défense, Trefilov tente des ajustements tactiques avec les entrées de Zhilinskayte, Sisenova ou la joueuse portant le nom le plus long de la Golden League, Skorobogatchenko, mais Laura Glauser et ses partenaires continuent de foncer têtes baissées. La réussite, en plus, est côté française (22-14, 41′). A l’entrée des dix dernières minutes, Marie Prouvensier donne dix buts d’avances à la France qui, contrairement à hier, aura joué toute la rencontre à fond les ballons (27-17, 49′). La fin de match tourne à la démonstration, Trefilov n’élevant même plus la voix resque – sur son banc de touche même lorsqu’Estelle Nze Minko donna un tour de rein à Elena Suslova (30-18, 54′). Olivier Krumbholz se paye même le luxe d’expérimenter encore dans les derniers instants avec une base arrière Dembélé – Zaadi – Lacrabère et Mendy au pivot. Au final, la victoire est très belle, aussi belle que la dernière roucoulette d’Alexandra Lacrabère sur pénalty (33-21, FT) et vient parfaitement clôturer la saison internationale des Bleues.

Avec cinq victoires pour quatre défaites, l’équipe de France termine la Golden League version 2016/2017 sur la deuxième marche du podium derrière la Norvège invaincue. Elle devra s’appuyer encore à l’avenir sur ce genre de performance. La Russie, de son côté, termine dernière ex-aequo avec le Danemark.

France – Russie 33-21 (15-10)
FRANCE. Gardiennes : Glauser (5 arrêts/13), Leynaud (12/25). Joueuses : Ayglon-Saurina (1/1), Zaadi (1/3), Prouvensier (2/4), Houette, Dembélé (8/9), Flippes (2/3), Mendy (3/4), Edwige (1/1), N’Gouan (2/2), Nze Minko (4/6), Gnabouyou (0/1), Lacrabère (9/10).
RUSSIE. Gardiennes : Utkina (2/12), Kalinina (6/29). Joueuses : Zhilinskayte (2/2), Suslova (3/5), Danshina (1/5), Belikova, Sudakova (2/2), Bobrovnikova (3/10), Samokhina (3/5), Makeeva (3/5), Sisenova (0/1), Malashenko (1/3), Skorobotchenko (2/4), Frolova (0/1), Vernigorova (0/2), Fanina (1/2).

A Orléans, Clément Domas

2 CommentairesPoster un commentaire

  1. Sasori9 - le 19 mars 2017 à 20h59

    Ce n'est pas "sérieuse" mais plutot "vengeance", les Russes ont privé les Bleues le titre Olympique, et en plus le club Russes a barré la route à Brest pour la demi finale. Certaines Bleues n'ont pas accepté la défaite.
    Ca explique pourquoi les Bleues ont asphyxié les Russes dans tous les secteurs !
    Trefilov a des cheveux en bataille, tellement il est en colère !

    D'ici à Championnat du monde 2017 et Euro 2018, il y a bcp de travail pour les Bleues, le point faible, c'est d'enchainer les 4victoires de suites contre les meilleures nations du Hand : Norvège, Pays Bas, Danemark, et Russie.

  2. Keavenz - le 19 mars 2017 à 21h47

    L’équipe de France porte trop la balle et n’a pas de fond de jeu. Mais ça passe donc rien à dire

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