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T. Omeyer : « Pas de souci pour l’avenir de cette équipe »


A 40 ans, Thierry Omeyer prendra sa retraite internationale samedi soir, après un dernier match face à la Norvège en qualifications pour l’Euro 2018. Forcément une semaine particulière pour le capitaine des Bleus, d’autant plus que Julien Meyer, de vingt ans son cadet, fait ses premiers pas avec la tunique bleue cette semaine.

– Thierry, avez-vous pensé, en faisant votre sac ce lundi, que c’était la dernière fois que vous le faisiez pour partir en équipe de France ?

– C’est vrai que je me le suis dit. Mais depuis que je suis là, j’ai plus la sensation que c’est une semaine normale, comme j’en ai vécu énormément depuis le début de ma carrière. Il y a deux matchs très importants pour l’avenir de l’équipe de France, donc on est concentrés. Mais je sais que, forcément, ça va être quelque chose de particulier.

– Ca reste quand même dans un coin de la tête ?

– Ce n’est pas quelque chose auquel je pense vingt-quatre heures sur vingt-quatre ! Je suis vraiment concentré sur les matchs contre la Norvège et sur les échanges avec les plus jeunes qui viennent d’arriver, notamment Melvyn et Julien. On essaye de transmettre, c’est le but et c’est pour ça qu’on est encore là avec Daniel . Ca nous tenait à cœur de terminer la saison, d’être encore là avec les copains. Le plus bizarre, ce sera la première fois que je n’aurai pas la convocation, que je regarderai les matchs à la télé.

Le fait de l’avoir annoncé, ça enlève un poids, émotionnellement parlant ?

– La conférence de presse a été un moment très fort. C’était bien de le faire dès que la décision a été actée entre nous et les coachs, j’avais envie de le dire le plus rapidement possible et c’était bien de le faire en amont de ces deux matchs importants face à la Norvège.

Vous partez rassuré sur l’avenir de l’ équipe de France quand vous voyez la jeune génération qui arrive ?

– Je ne me fais aucun souci pour l’avenir de cette équipe. On voit depuis de très longues années les capacités qu’elle a à se renouveler avec des jeunes joueurs qui prennent leurs marques petit à petit jusqu’à occuper des rôles importants. Certains ont montré pas mal de choses, même s’ils vont devoir les montrer sur la durée. Des joueurs comme Nédim Rémili ou Ludovic Fabregas sont là depuis un an et seront encore là pour au moins dix ans, voire plus, et sont déjà parfaitement intégrés. Mais honnêtement, quand je vois le talent et la maturité que ces jeunes ont, je ne me fais pas trop de souci. Sur les prochaines compétitions, je serai leur supporter numéro un, même si je suis très content de pouvoir encore en profiter cette semaine.

« Laisser le temps à Julien Meyer »

– C’est votre dernière semaine internationale, la première pour Julien Meyer, quel regard portez-vous sur lui ?

– On est de la même région, passé par le même club et les trois gardiens de l’équipe de France cette semaine sont passés par le sport-études de Strasbourg. Je n’avais jamais eu l’occasion d’échanger avec lui et hier on a pas mal parlé pendant l’entrainement. Je suis content de pouvoir essayer de lui apporter pendant cette semaine des petites choses. Il est encore très jeune, il a beaucoup de choses à apprendre et à prouver mais il a des qualités. Il faut lui laisser le temps, c’est un poste où on apprend tout le temps.

-Il nous disait qu’il était trop jeune pour avoir connu vos années à Sélestat, ça met un petit coup de vieux ?

J’ai fait mon premier match à Sélestat, il n’était même pas né ! Et quand je suis parti il devait avoir trois, quatre ans. Le coup de vieux, c’est surtout quand j’ai vu arriver des joueurs en équipe de France qui avaient plus de vingt ans d’écart avec moi! (rires)

– Si vous aviez un conseil à lui donner alors qu’il commence sa carrière internationale, quel serait-il ?

– C’est difficile…De prendre du plaisir à ce poste, c’est très important. Gardien, c’est dans la tête, et il faut travailler, travailler…Il est doué et je pense que c’est un bosseur. C’est un poste où il faut sans cesse retravailler ses gammes. Mais il faut aussi le laisser faire sa carrière, c’est à lui de se prendre en main et maintenant qu’on va apprendre à se connaitre un peu plus, je suis à sa disposition pour l’aider.

Propos recueillis par Kevin Domas

12 CommentairesPoster un commentaire

  1. Kieler - le 2 mai 2017 à 16h50

    Je sens qu'à la fin du match je vais pleurer.

  2. Handballeur bob - le 2 mai 2017 à 17h08

    J’ai décidé de l’enregistrer mais je ne le regarderai pas parce que je vais forcément pleurer .. et un jour quand j’en aurai le courage, je me lancerai ma K7 vidéo !

    • Etienne221 - le 2 mai 2017 à 17h25

      Dis toi qu'Omeyer a eu la chance de choisir son dernier match international. Contrairement à Fernandez qui a eu une fin de carrière internationale indigne du joueur qu'il était.

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