Mondial 2017

Le bilan des Bleus

France

La coupe remise et la Marseillaise entonnée, il est temps pour nous de faire le bilan des joueurs de l’équipe de France sacrée championne du monde hier.

gerard vincent-france-260117-9342Vincent Gérard : Son titre de meilleur gardien de la compétition a pu étonner, mais le gardien de Montpellier a parfaitement su remplir son rôle, voire plus. Ses performances, que ce soit face à la Suède en quarts, la Slovénie en demie ou la Norvège en finale, ne souffrent d’aucune discussion. La façon dont Didier Dinart et Guillaume Gille l’ont lancé à la rescousse d’Omeyer montre la confiance qu’ils ont en lui. Et il leur a bien rendu.

Thierry Omeyer : Il a entamé la compétition de façon tonitruante, pour la terminer sur une note plus normale. Quatorze parades face au Brésil dans le match d’ouverture, avant de petit à petit décliner. Face à l’Islande, en huitièmes, il a su relever la tête après une première mi-temps moyenne mais face à la Suède ou à la Norvège en finale, il a souffert, il est vrai peu aidé par sa défense. Titi nous avait habitué à des matchs d’extraterrestre, il nous est simplement apparu sous un visage plus…humain.

Nédim Rémili : Une des vraies satisfactions de ce championnat du monde. Il lui a fallu deux matchs pour trouver ses marques, avant de lâcher la concurrence sur le poste d’arrière droit. D’abord utilisé comme rotation, il a gagné ses galons de titulaire en scorant presque systématiquement cinq buts par match, voire plus. Son tir longue distance a fait des ravages, et si on excepte les Norvégiens en finale, les gardiens adverses cherchent encore le moyen de l’arrêter.

Olivier Nyokas : Il a été un de ces hommes de l’ombre de la phase de poules. Sa polyvalence arrière/ailier lui a permis de gratter un temps de jeu conséquent dans la première moitié de compétition. Olivier s’est évertué à ne pas gâcher, et que ce soit face au Brésil en ouverture ou contre la Pologne, où il a quasiment joué une heure, il a parfaitement rempli son contrat.

France NarcisseDaniel Narcisse : Protégé par ses entraineurs dans la première moitié de compétition, il est arrivé parfaitement mûr pour les matchs couperets. Comme d’habitude, a-t-on envie de dire. Ses 18 buts au total ne traduisent que peu l’influence que le Réunionnais a eu dans les matchs décisifs, que ce soit face à la Slovénie en demie et surtout face à l’Islande en huitièmes.

N. Karabatic : Le MVP de la compétition et l’homme de base du système de Didier Dinart et Guillaume Gille. Dans les matchs tendus, la Norvège en poule ou la Suède en quarts, il a joué 55 minutes ou plus, signe de son importance. Il a été juste, précis, râleur, bref, fidèle à lui même. Son entente avec Rémili et Narcisse sur la base arrière est un atout énorme pour les Bleus, et ses coachs ont su en tirer partie.

K. Mahé : Le couteau suisse a encore frappé. Plus utilisé sur la base arrière que dans les compétitions précédentes, le joueur de Flensburg a souvent été le dynamiteur des défenses adverses, utilisant sa vitesse sur le jeu de transition. S’il fallait lui chercher des noises, on lui dirait bien que sa réussite aux sept mètres a été en berne en début de Mondial. Mais comme face à la Suède, il a passé un impeccable 7/7 dans cet exercice, on ne lui dira rien.

T. N’Guessan : On attendait forcément plus de lui, étant un des rares arrières gauches de métier de l’effectif bleu. Mais, enquiquiné par son talon en début de compétition, c’est comme s’il n’avait jamais vraiment trouvé son rythme une fois revenu. Même si ses coachs ont toujours déclaré qu’il n’y avait pas d’alarme le concernant, ils lui ont préféré Daniel Narcisse en fin de compétition. Bien, mais peut certainement mieux faire.

W. Accambray : Un des joueurs les moins utilisés par les sélectionneurs, il a apporté sa pierre à l’édifice en début de compétition, que ce soit face au Brésil (1 but) ou face au Japon (3 buts). Loin de la lumière, il a endossé son habit de coéquipier modèle pendant les phases à élimination directe.

Abalo FranceL. Abalo : Il est apparu fatigué, en manque de peps et il a logiquement été ménagé par ses entraineurs, d’autant plus que l’option avec Valentin Porte à l’aile s’est montrée payante. A son crédit, un bon match contre la Norvège en poules, certainement son meilleur de la compétition. Mais ensuite, il a souvent semblé en dedans, malgré un temps de jeu conséquent en quarts et en demie.

C. Sorhaindo : Il ne fait pas de bruit, mais Tchouf est toujours là au bon moment. Pour la première fois depuis bien longtemps, il n’a pas été le pivot le plus utilisé dans le camp français. Mais il a très peu raté en attaque, très peu laissé passer en défense et n’a pas pris ombrage de l’éclosion express de Ludovic Fabregas. A parfaitement rempli son rôle de cadre, guidant son jeune acolyte de la défense centrale.

M. Guigou : Comme Mahé, en difficulté sur les sept mètres en débuts de compétition. Mais l’ailier de Montpellier a su parfaitement répondre présent dans les moments chauds, cavalant avec ses jambes de vingt ans sur les montées de balle. Il a pris toute la lumière face à l’Islande, où son début de seconde période a remis tout le monde sur les rails, mais il s’est également montré impeccable en finale, avec cinq buts.

L. Karabatic : Deux matchs, quarante-cinq minutes de jeu, compliqué de juger le pivot parisien sorti au bout de trois minutes du deuxième match. Touché à la cheville, il est revenu à Bercy pour la finale et fêter le titre avec ses camarades.

Fabregas FranceL. Fabregas : Si vous ne le connaissiez pas déjà, vous ne pourrez désormais plus le rater. Vingt ans et déjà une maturité rare. D’ailleurs, ses sélectionneurs ont bien compris la pépite qu’ils tenaient dans leur main, puisque le Montpelliérain a été le joueur français le plus utilisé dans la compétition. Avec seulement trois échecs sur trente-trois shoots pris, il a été monstrueux en attaque, tout autant qu’en défense où il n’a que très rarement plié. La révélation française de ce Mondial.

A. Dipanda : Ses huit buts face à la Russie lui auraient-ils fait plus de mal que de bien ? Plutôt habitué à jouer dans l’ombre chez les Bleus, il a suscité des attentes qu’il n’a ensuite pas toujours comblées. Il a pâti du décollage de l’avion Rémili en deuxième moitié de compétition et a souvent été réduit aux sombres besognes défensives. Sans ne jamais faire la tête, loin de là.

V. Porte : On le savait capable de grandes choses et il l’a confirmé sur ce Mondial. Utilisé à l’aile en attaque et arrière en défense le plus souvent, il a parfaitement fait le changement. Ses six buts face au Brésil ont donné le ton de sa compétition. Ménagé par Dinart et Gille lors du dernier match de poule, il a fait preuve d’une grande fraicheur physique revenu à Bercy. Décisif face à la Slovénie et la Norvège en finale.

D. Mem : Rappelé après la blessure de Luka Karabatic, il a apporté sa pierre à l’édifice en fin de première phase. Deux buts en cinq minutes face à la Russie, dix minutes supplémentaires face à la Pologne, le gaucher était venu là essentiellement pour apprendre, tout comme le dix-septième homme Yanis Lenne. Deux joueurs qu’on devrait revoir dans peu de temps avec un temps de jeu plus conséquent.

Kevin Domas

6 CommentairesPoster un commentaire

  1. jpf_hb - le 30 janvier 2017 à 17h00

    Sorhaindo a encore gagné plein de points dans mon estime (déjà exceptionnellement haute xD)

    Habituellement le joueur le + utilisé lors des précédents tournois, il a laissé son temps de jeu à Fabregas en le conseillant comme pas possible en dehors des match et a ainsi formé avec lui la meilleure paire de pivot possible en attaque comme en défense.
    Humble, efficace, formateur. Cet homme est génial.

  2. Syahn - le 30 janvier 2017 à 17h30

    Une petite note supplémentaire pour Di Panda, qui si avec sa tendance à mettre des manchettes m'a par moment fait peur en défense poste 2, il m'a par contre rassuré totalement au poste 3 avec une réelle capacité à faire l'essuie glace.

    J'avais peur du syndrome Rio avec la blessure de Luka, Di Panda fait partie avec Valentin Porte de ceux qui nous ont évité la déroute physique, gloire à eux!

    Apres concernant Sorhaindo, c'est son caractere et malgré son statut de cadre indéboulonable en EdF il n'en reste pas moins que Gille était plus fort et que Ludo et Luka donnent des signes de progression là ou lui est à son apogée, noble de sa part de se mettre en retrait.

    Et pour finir sur le petit Fabregas, esperons que le MHB revalorise son salaire, que les "gros clubs" vont venir frapper très fort à la porte du MHB.

  3. Pirate du PCHB - le 31 janvier 2017 à 00h43

    Et moi je dis bravo et merci à nos journalistes de HandNews, qui ont su nous faire passer de bons moments entre chaque match (spéciale dédicace à Olivier, que je connais, continue comme ça, tu as dejà une belle plume).

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