Mondial 2017

Groupe C : Changer le monde

Crédit photo : IHF

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Le groupe C semble le plus déséquilibré, tant la barrière semble forte entre d’un côté l’Allemagne, la Croatie et la Hongrie puis d’autre part la Biélorussie, le Chili et l’Arabie Saoudite. Seulement, la frontière est peut-être plus poreuse qu’on ne le croie et la bataille pour les deux dernières places pour les huitièmes vaudra probablement le coup d’œil à Rouen.

Allemagne – La confiance infernale

GENSHEIMER Uwe-Allemagne-240716-0246Jamais l’Allemagne n’a réussi à faire un doublé Europe-Monde dans son histoire. En France, elle a l’occasion de changer ça d’autant qu’elle possède une confiance énorme depuis son retour – controversé – dans les grandes compétitions internationales. Pourtant, des absences ce n’est pas ce qui manque, mention spéciale au flanc droit amputé de Steffen Weinhold et Fabian Wiede (blessures) et où la participation de Tobias Reichmann a été mise en doute il y a quelques jours. Sur les autres postes, Christian Dissinger (ArG) et Hendrik Pekeler (Piv) manqueront aussi à l’appel. Pourtant, l’inquiétude ne transpire pas des 18 joueurs restants appelés par Dagur Sigurdsson pour sa dernière à la tête de la sélection germanique. En effet, hormis Philipp Weber que l’on va enfin découvrir au niveau international, tous les autres étaient présents au titre européen ou possèdent un bagage international massif malgré l’absence à l’Euro, à l’instar du capitaine Uwe Gensheimer. Quand on vous dit que la confiance est bel et bien revenue.

Le 7 majeur : Andreas Wolff (GB) – Uwe Gensheimer (AlG) – Julius Kühn (ArG) – Paul Drux (DC) – Kai Häfner (ArD) – Tobias Reichmann (AlD) – Patrick Wiencek (Piv).

Arabie Saoudite – Un petit tour

À l’instar du Bahreïn dans le groupe D, une victoire au premier tour serait une performance de premier plan pour l’Arabie Saoudite. Les Saoudiens au palmarès vide mais aux huit participations mondiales sortent d’un bien terne championnat d’Asie, accrochés par les Emirats Arabes Unis, et battus par le Qatar, le Bahreïn et le Japon soit les trois autres représentants asiatiques présents pour ce mondial 2017. Le sélectionneur Nenad Kljaić aura l’avantage d’une équipe qui connaît les affres d’un Mondial après la 22e place en 2015 au Qatar, et pourra toujours espérer faire mieux à l’avenir car l’effectif est l’un des plus jeunes arrivant en hexagone. Pas de quoi espérer autre chose que la coupe du président, tant il y a un univers d’écart avec les autres équipes du groupe.

Le 7 majeur : Mohammad Alnassfan (GB) – Abdullah Alabass (AlG) – Mohammed Alzaer (ArG) – Mohammed Alabass (DC) – Motjaba Alsalem (ArD) – Ahmad Alabdulali (AlD) – Hassan Al-Janabi (Piv)

Biélorussie – Confirmation attendue

Pukhouski BiélorussieLa Biélorussie sort d’un Euro 2016 réussi, après avoir écarté l’Islande en poule avant d’être rentré dans le rang au second tour. Une progression continue sur ces dernières années sous la houlette de Iouri Chetsov qui s’appuie sur la génération 1995/1996 testée au SKA-Minsk, entourés de cadres qui évoluent plutôt au Meshkov Brest ou au Motor Zaporozhye. Une équipe jeune, qui se passera de ses gloires vieillissantes tel le pivot Maxim Babichev et l’ancien métronome Siarei Rutenka ! Si l’Allemagne et la Croatie semblent un ton au-dessus, la mire est réglée sur la troisième place qui est loin d’être une utopie pour Borys Pukhouski (photo) et les siens. En revanche l’absence en huitièmes de finale serait vécue comme un échec pour ce qui doit être le Mondial de la confirmation, le premier match face au Chili n’en sera que plus déterminant.

Le 7 majeur : Viachaslau Soldatsenka (GB) – Andrei Yurynok (AlG) – Aliaksei Shynkel (ArG) – Borys Pukhouski (DC) – Siarhei Shylovich (ArD) – Dzianis Rutenka (AlD) – Artsem Karalek (Piv)

Chili – L’espoir du huitième

Frères FeuchtmannLe Chili a tout pour être l’élément perturbateur de ce groupe C. Déjà lors des Jeux Panaméricains de 2016, ceux-ci se sont glissés au nez et à la barbe de l’Argentine en finale à Buenos Aires. Une première réussite pour le nouveau sélectionneur espagnol Mateo Garralda, qui souhaite poursuivre la progression en visant le huitième de finale. Pour réussir cette mission, les joueurs clés seront les trois frères Feuchtmann (photo) : Emil (DC), Erwin (ArG) et Harald (AlG), pionniers du handball chilien et hommes clés de l’argent panaméricain. Les trois frères évoluant en Europe pourront s’appuyer sur le feu follet Rodrigo Salinas, quatrième meilleur buteur de l’édition 2015, mais aussi Esteban Salinas, deuxième buteur de l’équipe lors des Jeux Panaméricains et qui aura la charge de faire oublier Marco Oneto.

Le 7 majeur : Felipe Barrientos (GB) – Sebastian Ceballos (AlG) – Erwin Feuchtmann (ArG) – Emil Feuchtmann (DC) – Rodrigo Salinas (ArD) – Pablo Baeza (AlD) – Esteban Salinas (Piv).

Croatie – Chercher le métal

Crédit photo : IHF

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Troisième de l’Euro 2016, on aurait pu s’attendre à ce que la Croatie vive une année 2016 apaisée. Que nenni, dans un pays où le handball déchaîne les passions et où les luttes de pouvoir sont omniprésentes – d’autant plus à un an de l’Euro 2018 en Croatie – la défaite en huitièmes à Rio a amené à la démission de Zeljko BabicRepris quelques semaines plus tard malgré les mots durs qu’il a pu avoir lors de son départ. Faisant fi des tensions, le sélectionneur a repris la main, devant cependant composer avec l’arrivée tardive des joueurs de Bundesliga en préparation. Nul doute que le capitaine du bateau a son équipe en tête, même si elle se passera de Kopljar (blessure), Cupic (retraite), Sliskovic (blessure), Marino Maric (blessure) ou Karacic (non retenu). Une équipe qui sera toutefois menée par Domagoj Duvnjak (photo) et protégée par Filip Ivic – en grande forme à Kielce – avec pour objectif la première place du groupe afin d’aller le plus loin possible, retrouver un métal et une dynamique positive.

Le 7 majeur : Filip Ivic (GB) – Manuel Strlek (AlG) – Stipe Mandalinic (ArG) – Domagoj Duvnjak (DC) – Luka Stepancic (ArD) – Zlatko Horvat (AlD) – Zejlko Musa (Piv)

Hongrie – L’interrogation

Crédit photo : EHF

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Vouloir classer la Hongrie dans le concert du handball mondial est un exercice aussi périlleux que vain. Si l’on regarde les résultats récents en compétition, ceux-ci sont presque risibles avec un faible sursaut aux jeux olympique 2012 (4e) et une traversée du désert depuis. En revanche, l’équipe a de quoi faire paniquer plus d’un avec l’inévitable Laszlo Nagy et la panoplie d’artilleurs composée de Richard Bodo, Iman Jamali ou encore Gabor Ancsin (photo), souvent lancés par les deux bons manieurs de ballons que sont Mate Lekai et Gabor Cszasar. Alors que peut-on attendre de la Hongrie au mondial 2017 ? La réponse n’interviendra sûrement qu’en conclusion du championnat, après leur sortie quelque part entre le huitième de finale et la finale.

Le 7 majeur : Rolland Mikler (GB) – Gergö Ivancsik (AlG) – Iman Jamali (ArG) – Mate Lekai (DC) – Laszlo Nagy (ArD) – Gergely Harsanyi (ArD) – Bence Banhidi (Piv)

Maxime Thomas

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3 CommentairesPoster un commentaire

  1. Gire - le 8 janvier 2017 à 10h23

    Qu’on ne le crois !!!!! À la rigueur Qu’on ne le croit mais surtout Qu’on ne le croie ! Subjonctif quand tu nous tiens (oui oui tiens avec 1 S) !
    C’est pas bien grave, mais quand on écrit sur un média c’est bien de faire attention ! 😊

  2. Pirate du PCHB - le 8 janvier 2017 à 11h12

    Juste dans le premier paragraphe :
    1-on commence par « d’un côté » et ensuite « d’autre part » .
    2- « qu’on ne le crois » (voir plus haut)
    3- « la bataille….. vaudront… »

    Puis « réussis »…etc….
    Il est vrai qu’il s’agit de Handball et que cet article est bien long (qui a dit « trop »?) mais un peu plus de rigueur quand même!

  3. Gire - le 9 janvier 2017 à 08h29

    Bravo pour les corrections de l’article 👏👏👏

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