Mondial U21

Un premier pas

Le tournoi de l’Airport Trophy a été le premier révélateur de l’état de forme de l’équipe de France junior (U21). Avec deux victoire contre les modestes Suisse et contre l’Espagne, mais aussi avec la défaite contre l’Allemagne, les bleuets ont fournit à Zurich un premier pas convaincant vers le mondial en Algérie (18 au 30 juillet)

Le bilan à chaud du tournoi est globalement satisfaisant pour le capitaine Lucas Ferrandier : « On a fait globalement un bon tournoi, même si on a pas fait un très bon match contre l’Allemagne. On a su rebondir contre l’Espagne, notamment défensivement on a mis beaucoup plus d’impact, on a su monter les ballons. » Il fallait à l’occasion de ce tournoi test retrouver des repères, du rythme, des habitudes de jeu. Les temps de passages sont bons, mais l’arrivée est encore loin : « Maintenant il va falloir continuer à travailler et s’inscrire dans la durée. » Inscrire cette progression dans le temps, le sélectionneur Yohann Delattre fait également ce bilan : « On va vérifier ce qu’on a vu dans la durée. J’ose espérer que les choses sont en train de s’imbriquer, et sont comprises, acceptées. » Pour le sélectionneur, ce tournoi a été aussi l’occasion d’avancer vers un autre plan de la préparation : « On était venu pour voir ce qu’on a envie de voir, et on l’a vu hier et aujourd’hui. J’espère que maintenant que notre préparation, non pas physique, non pas handballistique, notre préparation psychologique a débuté ce jour » .

L’Allemagne, un mal pour un bien

En effet, le plus important aura été de pouvoir jauger cette équipe dans la difficulté, quand tout était peut-être trop simple après la Suisse, avant que l’Allemagne se présente. « Les garçons, à force de l’entendre, on j’espère compris le message véhiculé depuis une semaine ou deux. Il fallait passer par le match de l’Allemagne, ou en tout cas ce type de match. » Cette défaite le deuxième jour a réveillé l’ensemble de l’effectif, qui fut de fait très appliqué le lendemain. « Il était pas question d’avoir une préparation avec des adversaires « faciles » . Notre préparation doit nous mener à aller chercher de l’inconfort. Si on est trop confortable, on sera toujours dans le passé » .

Comme par écho que son capitaine reprendra ces paroles quelques minutes plus tard, sans concertation : « L’Allemagne et l’Espagne sont des équipes qui visent le dernier carré voire le titre. C’est toujours bien de se confronter à ces adversaires là en préparation pour voir ce qui nous reste à travailler. C’est peut-être ce qu’on avait pas assez fait l’année dernière, on était arrivé peut-être trop sûr de nous. Avoir perdu contre l’Allemagne ça peut être bénéfique pour la suite » .

Pas d’excès de confiance

Si, à la suite de cette victoire contre l’Espagne, il est visible que les bleuets sont proche d’être armés pour le mondial, la méfiance reste toutefois de mise chez les sélectionneur : « Ce n’est pas parce qu’aujourd’hui il y a victoire que tout est merveilleux. Ça reste un match de travail contre une équipe proche de nous, à la fois dans le physique, handball et sur le plan psychologique. Ils sont champion d’Europe, et ce n’est pas non plus évident à digérer. » Le choix de faire une dernière semaine de préparation avec l’Islande à Abbeville reste dans cette volonté d’être dans l’inconfort. Troisième du mondial jeune 2015, cette équipe est redoutable même si elle est passée à côté de l’Euro danois (7e). « C’est une belle génération, qui a des résultats dans le passée et des joueurs qui ont déjà goûtés à l’étage supérieur. C’est une nation qui présente des qualités individuelles, mais aussi des stratégies défensives multiples et variées. […] Elle a à la fois des tireurs de loin et des gauchers de duels, peut-être aussi un gaucher demi-centre » .

Des qualités différentes de l’Espagne ou l’Allemagne qui vont permettre de se jauger une dernière fois. Pour se faire, le sélectionneur a fait quelques changement d’appoint. Gabriel Nyembo (Sélestat) rejoint l’effectif afin de faire un roulement au poste de pivot, où Hugo Kamtchop-Baril reste incertains et David Lobry est remplacé. Junior Scott (ArG) sort également du groupe mais, comme pour David Lobry, rien n’est acté sur les limites précises du groupes qui s’envolera le 17 juillet à Alger.

Distinctions
Au terme de la victoire de l’Allemagne 32 à 22 sur la Suisse, c’est l’arrière droit/demi-centre Melvyn Richardson qui a été désigné MVP du tournoi. C’est le second français à recevoir ce titre à Zurich, après Nicolas Boschi (2011) et il rejoint -entre autres – Fabian Wiede. Pour être complet, Aleix Gomez Abello (ESP – AlD) finit meilleur buteur avec 21 buts et Stefan Hanneman (All) a été désigné meilleur gardien.

À Kloten, Maxime Thomas

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