LNH – J8

Le PSG en patron

Attendu au tournant jeudi soir, le PSG Handball a frappé un grand coup en LNH en s’imposant à Dunkerque (30-36). Appliqués et sereins, les parisiens ne semblent pas avoir d’adversaire à leur hauteur cette saison dans l’Hexagone.

Huit journées auront donc suffi aux hommes de Philippe Gardent pour annihiler une bonne partie du suspense en LNH. Certes, il reste encore 18 matches à disputer dans un championnat qui devrait réserver de nombreuses surprises. Cependant, après la prestation des parisiens jeudi soir à Dunkerque,  Paris semble s’être installé durablement dans le fauteuil de leader de la LNH. Plus rigoureux que l’USDK, le PSG a fait jouer son expérience dans un Stade de Flandres surchauffé.

Privé de Rambo, Mokrani et Lamon, Dunkerque ne partait pas dans les meilleures conditions pour ce choc entre deux formations invaincues en championnat cette saison. Sierra donne le tempo dès le départ en détournant un tir de Siakam, aussitôt imité par Gérard face à Bojinovic. Le début de match est plutôt équilibré entre deux formations qui se rendent coup pour coup (3-3, 5’). Même si la défense parisienne semble plus fragile qu’à l’accoutumée, elle tient le choc face aux attaques dunkerquoises. Sébastien Bosquet, qui s’offre une roucoulette devant son public, semble le nordiste le plus en jambe sur le plan offensif (5-5). Plus en réussite à la finition, le PSG creuse progressivement l’écart, avec Honrubia et l’inusable Bojinovic à la finition (6-8, 12’). Symbole des doutes de l’USDK, Joli rate son penalty face à Sierra. Dunkerque n’est pas au mieux mais semble néanmoins en mesure de hausser son niveau de jeu. Le réalisme de Gunnarsson en pivot oblige Patrick Cazal à poser son premier temps mort, demandant  à ses joueurs de se reconcentrer et de construire davantage le jeu dans le secteur central.

Les consignes de l’entraîneur dunkerquois tardent à être mises en application. Paris en profite, Garcia étant à la conclusion d’un beau mouvement collectif (10-16). Dans tous les secteurs du jeu, le PSG se montre un cran au-dessus, faisant preuve de plus d’intensité. Dunkerque laisse passer l’orage et s’en remet à Butto pour regagner les vestiaires avec trois buts de retard (16-19).

Paris, la force tranquille

A la pause, Philippe Gardent demande à ses joueurs de jouer davantage collectif pour inquiéter encore plus l’USDK. Abalo met les paroles de son entraîneur en application dès la reprise, imité quelques instants plus tard par ce diable de Gunnarsson en pivot (17-21). Paris est sérieux et appliqué, même en infériorité numérique. Le club de la capitale fait preuve d’une vraie sérénité. En face, Vincent Gérard n’est pas aussi déterminant que lors des matches précédents, peu aidé par sa défense. Même si le jeune Afgour répond présent en attaque en lieu et place de Mokrani, Dunkerque fait trop d’erreurs pour revenir à la hauteur de Paris. Nagy, exclut pour deux minutes, est le symbole des difficultés des nordistes (18-24).

La défense très haute mise en place par le PSG perturbe énormément l’USDK. Paris accélère, infligeant un 3-0. Le public pense alors que le PSG a pris une avance définitive mais c’était sans compter sur Lie Hansen. Le norvégien sonne la révolte en attaque. En deux minutes, Dunkerque inscrit un 4-0 et reprend espoir.  Mais le scénario était trop beau : une exclusion pour quatre minutes infligée à Grocaut pour contestation coupe l’USDK dans son élan. Paris doute, mais ne rompt pas à l’image de Bojinovic.  Discret, Mikkel Hansen donne de l’air au club de la capitale (24-28). « Coupez lui la course ! » ordonne Patrick Cazal à son collectif. Paris gère sa fin de match sans que les dunkerquois soient en mesure d’espérer recoller (28-34, 54’). Une magnifique parade de Vincent Gérard sur Samuel Honrubia ne changera pas l’issue du match. Paris s’est envolé depuis longtemps, s’imposant au final de 6 buts (30-36).

Avec quatre points d’avance sur Dunkerque, le PSG a frappé un grand coup dans le Nord. « Le PSG est en train de zlataner Dunkerque » a twitté William Accambray pendant la rencontre. Nagy et Gérard, en retrait par rapport aux matchs précédents, ne diront certainement pas le contraire.

Les réactions :

Sébastien Bosquet (au micro de Canal + Sport)  : « Il y a eu trop d’immanquables de notre côté, ça ne pardonne pas face au PSG. Physiquement, on a eu du mal. On a manqué d’expérience et de maturité. On doit être plus réguliers. On est déçus mais ce n’est qu’un match. Il faut vite se remettre au boulot. »

Mladen Bojinovic : « Ça fait plaisir de gagner après notre échec contre Nantes en Coupe de la Ligue. On a livré une très belle prestation ce soir. On réalise un grand coup. Nantes nous a permis de revenir sur terre et de ne pas se croire intouchables. »

Crédit photo : Stéphane Pillaud

Pour voir le résumé du match Kiel – Flensburg :


Résumé Kiel-Flensburg / Handball Bundesliga by HandNews

7 CommentairesPoster un commentaire

  1. Prevost - le 9 novembre 2012 à 01h12

    C'est dommage de voire un géant écraser tout le monde dans le beau championnat qu'était la D1 =(

    • Sk. - le 9 novembre 2012 à 01h19

      Lol, c'est vrai que Montpellier, qui perdait un match tous les ans maxi, c'était beaucoup plus équitable…

      • Rach - le 9 novembre 2012 à 01h32

        La réponse qui tue!!loool

        Bien joué!!

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