Arg – Mondial 2013

S. Simonet “Je me reproche un tas de choses”

Carnet de voyage : Journée 8

SEBASTIAN1

Vivez le  en Espagne de l’intérieur avec . Pendant toute la compétition, le meneur de jeu de l’US Ivry nous a livré ses impressions sur les résultats de son équipe et ceux de ses adversaires. Découvrez l’un des derniers témoignage de l’ainé de la fratrie des Simonet. 

“Nous ne nous sommes jamais crus les meilleurs”

Je crois que cette phrase résume un peu ce qui se passe actuellement. La défaite contre la Tunisie nous a directement envoyés à disputersebastian_simonet la Coupe du Président. Ce qui était « normal » il y a quatre ans nous paraît aujourd’hui une déception énorme (et ça l’est). Depuis que la composition des poules a été connue, nous avions compris la complexité qui nous attendait. A priori, il y avait une équipe trop forte pour les autres : la France. Mais aussi un rival qui arrivait en plein changement et critiqué par beaucoup, et qui avait perdu de 5 buts face au Monténégro il y a quelques mois : l’Allemagne. Cette dernière arrivait touchée et consciente qu’elle allait devoir beaucoup transpirer pour accéder aux huitièmes. Ce fut le cas avec la victoire de la Tunisie qui l’avait laissé au bord du KO et à la limite de la chute pour le reste des matches. Enfin, il restait le Brésil dont la partie extrasportive fut beaucoup mise en avant (avec la situation difficile de la fédération), alors que l’équipe est arrivée bien préparée. Avec trois succès francs contre nous, le monténégro et la Tunisie, les brésiliens ont terminé troisièmes du groupes et furent la révélation du tournoi selon moi.

“Assez d’analyser les autres, place à l’autocritique !”

Après avoir eu un bon début de tournoi, une bonne et franche victoire contre le Monténégro, l’équipe a chuté. Le match contre le Brésil est la grande déception. Si nous avions gagné ce match, la porte vers les huitièmes de finale s’ouvrait devant nous. La défense brésilienne, qui nous avait donné tant de maux de tête à Guadalajara, à l’Almirante Brown, a réussi à prendre la main sur le match. Les points de la victoire se sont envolés. Obligés de battre l’Allemagne, pour avoir encore notre sort entre nos mains, nous avons été les affronter au corps à corps, face à une formation qui jouait tout sur ce match. Une grande remontée au score en seconde période nous a maintenus en vie, mais une double parade du gardien allemand nous a laissés sans rien, une fois de plus.

Le match contre la France fut plus anecdotique qu’autre chose. Nous savions que la bataille finale serait celle du lendemain contre la Tunisie. Nous restions en dehors des huitièmes de finale. C’est ce que nous venions chercher, refaire ce que nous avions réalisé en Suède. Mais nous avions oublié quelque chose, nous avions oublié les bases. Nous sommes revenus à nos principes. Je crois que nous avons donné l’image d’une équipe qui s’est à nouveau réunie, serrée les coudes. La défense ne fut pas celle proposée en Suède, ni celle qui nous sorti de nombreux matches pièges. L’attaque n’a pas eu la fluidité habituelle, ce jeu plus « européen » que sud américain que nous avions acquis lors du cycle olympique, à force de travail et d’entraînements.

“Je me reproche un tas de choses”

sebastianJe me reproche un tas de choses, des choses dont la plupart d’entre vous ne s’imaginent peut-être pas à quel point elles peuvent modifier la performance d’un sportif dans une compétition de haut niveau. Je me reproche de ne pas avoir tiré un ou deux penalties de plus à chaque entraînement, ne pas avoir regardé d’avantage de vidéos, de ne pas avoir pratiqué plus de tirs ou de relations avec le pivot. Bien sûr, il y a ma tendinite contre l’Allemagne, le penalty raté contre la Tunisie, les passes mal ajustées contre le Brésil, etc …(je peux poursuivre longtemps ainsi, je déteste commettre des fautes, ainsi que perdre contre le Brésil). Mais je ne peux pas me reprocher ma motivation et celle de toute l’équipe. Rentrer dans le vestiaire après chaque match, voir les visages épuisés, les courbatures, les ampoules, et la soif de revanche que chacun avait au fond de lui, me rendait tranquille. Nous aurions pu mieux jouer, mais pas avec plus d’intensité. Evidemment, à ce niveau, l’intensité peut représenter 30% de la victoire, mais si pour les 70% restants (bonne attaque, bonne défense, contre-attaque et repli défensif), tu n’arrives pas à 40% de tes possibilités, alors tu ne gagneras aucun match. Ce sont des rencontres qui se gagnent sur des détails, sur une décision bien prise, et cela ne se réussit pas seulement avec de la détermination.

Si nous gagnons nos deux derniers matches, nous pouvons finir 17èmes et remporter la Coupe du Président. Nous donnerons tout, jusqu’à l’épuisement. Cette fois-ci, nous chercherons à bien poser notre jeu, dans la continuité de ce que nous savions faire. Il faut se relever, grandir, retrouver la confiance et démontrer pourquoi, pour nous, c’est une déception de finir à cette place.

ndlr : l’Argentine a perdu en finale de la Coupe du Président face à l’Algérie (23-29)

Vamos Argentina !

CREDIT PHOTO : FEDERATION ARGENTINE DE HANDBALL


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