Esp – Leon

Ademar, un nouveau cycle ?

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Toujours englué dans une situation financière difficile, qui met en péril l’avenir du club, Ademar Leon pourrait enfin voir le bout du tunnel dans les prochains jours. L’unique candidat à la présidence, Cayetano Franco, est prêt à injecter 150 000€ pour rembourser une partie des dettes. Sur le plan sportif, le successeur de Manolo Cadenas devrait être un entraîneur maison.

Le feuilleton financier autour d’Ademar Leon va-t-il prendre fin dans les prochains jours ? Après plusieurs mois d’une lente descente aux enfers sur le plan économique, en total contraste avec les performances sportives, le club se met en ordre de marche pour préparer au mieux la prochaine saison. Un seul candidat s’est pour l’instant présenté à l’élection à la présidence. Il s’agit de Cayetano Franco, entrepreneur local, qui a présenté sa liste lundi dernier. Il devra attendre jusqu’au 24 juin pour savoir si un autre candidat de dernière minute lui dispute la présidence du club. Dans le cas contraire, il sera nommé à la tête du club trois jours plus tard. Franco a déjà partagé les grandes lignes de son programme. Ce dernier s’articule autour de trois axes principaux : économique, social et sportif.

Un budget quasi stable

L’aspect financier apparaît bien sûr prioritaire pour un club qui a enregistré un lourd déficit depuis plusieurs mois. Un plan de remboursement des dettes est prévu sur cinq ans. Cayetano Franco injectera 150.000€ dès son arrivée à la présidence. Cette somme est le fruit du soutien de plusieurs entreprises de la région. Deux ou trois autres partenaires pourraient également venir s’ajouter à la liste actuelle dans les prochaines semaines. Cette somme servira à payer une partie des dettes contractées. Le budget devrait tourner autour du million d’euros, soit une somme très proche de celui de cette saison (1,1 million d’euros).

Qui pour remplacer Cadenas ?

Sur le plan sportif, Ademar Leon est encore dans le flou et doit d’abord connaître son futur président avant de pouvoir bâtir une équipe compétitive. Le premier chantier concerne la succession de Manolo Cadenas sur le banc. Franco privilégie un technicien du club. Dani Gordo, l’ancien adjoint de Cadenas, tient la corde pour lui succéder. Le futur probable président souhaite également conserver les joueurs formés au club : Juan Castro et José Mario Carrillo en font notamment partie. Les départs d’Iñaki Malumbres et Carlos Ruesga ont permis de diminuer de manière conséquente la masse salariale. Reste désormais à conserver les éléments clés de l’effectif actuel, à commencer par Faruk Vrazalic. D’abord tenté par un départ suite aux salaires impayés, le polyvalent joueur bosnien serait finalement convaincu de rester à Leon. Peut-être le signe qu’un nouveau cycle s’ouvre pour Ademar.


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6 CommentairesPoster un commentaire

  1. Sk. - le 20 juin 2013 à 22h44

    La dette de l'Ademar est évalué entre 1,5 et 2 ME, ce qui est colossal. En France, cette équipe aurait déjà mis la clef sous la porte depuis longtemps. Et même cette année, jamais la DNCG n'accepterait qu'un club aussi plombé économiquement prenne part à la LNH. Il y a vraiment deux poids-2 mesures dans le hand européen. A quand le fair play financier à l'EHF ? Car si j'étais Montpellierain, je me sentirais légèrement floué par la dernière campagne de la LDC.

    Leon est une équipe historique, avec des supporters présents et dévoués, mais je pense malgré tout qu'il est malsain de les laisser proposer des plans de financement si long (les contribuables non "handballeux" doivent être ravis !). Ils pourraient repartir en championnat amateur et repartir sur de bonnes base. Ce serait plus juste, et quelque chose me dit que plus viable sur le long terme (le club va être au bord de la faillite pendant plusieurs années)

    • Mirko Basic - le 21 juin 2013 à 12h18

      La dette de l'Atletico est elle aussi colossale. Ce n'est pas Montpellier qui doit se sentir floué, mais tout le handball français qui se bat pour 2 malheureuses places en LdC avec des budgets colossaux mais équilibrés, pendant que des clubs espagnols arrivent à se payer des internationaux du top 5 mondial avec un budget inférieur à celui de Billère, ne paient pas leurs salariés, passent sans doute une partie des primes au noir et obtiennent d'excellents résultats en LdC, ce qui leur permet de conserver 3 places chaque année !

      • Sk. - le 21 juin 2013 à 14h12

        Absolument ! Quand on voit les budgets annoncés (qui frôlent le ridicule) et les effectifs qui vont avec, on comprend pourquoi certains joueurs ont des arriérés de salaires de plusieurs années, et on se dit aussi que le black doit aller bon train ! Si l'inspection du travail espagnole mettait son nez là dedans, on dirait adieu à l'Asobal en deux temps trois mouvements !

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