LNH – PSG

G.Csaszar : “Jouer le Final Four serait mon rêve”

Csaszar_Veszprem_640Après une semaine au Qatar, le collectif parisien retrouve son antre de Coubertin, avant de partir pour l’Allemagne ce weekend. Le parfait moment pour nous de poser quelques questions à Gabor Csaszar, l’international hongrois arrivé cet été en provenance du club hongrois de Veszprem. 

Gabor, comment se passe ton adaptation ici?

Cela fait trois semaines que nous avons repris, trois semaines qui ont été compliquées physiquement, nous avons tous eu un petit peu mal partout. Nous sommes passés à un travail un peu plus tactique cette semaine, avant de nous tester pour la première fois grandeur nature ce weekend. Mes coéquipiers sont très sympas, on s’aide beaucoup les uns les autres. On est vraiment très concentrés à l’entrainement, on met les bouchées doubles pour s’adapter. Nous sommes tous très différents, que ce soit notre culture ou handballistiquement parlant, donc ce n’est pas facile par essence, il nous faut travailler.

Pourquoi avoir choisi de venir à Paris alors que tu semblais avoir tout ce que tu pouvais vouloir à Veszprem?

Cela fait trois ans que j’étais retourné au pays. Auparavant, j’avais passé trois ans à l’étranger, au Danemark et à Chambéry. En Hongrie, j’ai eu de bonnes et de moins bonnes années…Je crois qu’être à l’étranger m’a manqué. Si j’étais resté à Veszprem, je crois que j’y serais resté pour toujours. Je suis arrivé à l’âge de prendre des décisions, et si j’avais resigné en Hongrie, d’autres choses m’auraient surement retenu et je n’en serais plus parti. Le PSG est une grosse équipe, un gros challenge pour moi. Veszprem en était un aussi, mais moins grand…Et aussi bizarre que ça puisse paraitre, cela me tenait à coeur de vraiment apprendre le français. L’année et demi que j’ai passé à Chambéry ne m’a pas permis de pouvoir tenir une conversation et cela reste un regret. De plus, être à l’étranger me parait être important pour ma mentalité. Bien sur que ne pas être en Hongrie, être loin des miens me fend parfois le coeur, mais il est très important de s’ouvrir aux autres, de découvrir de nouvelles choses, et en venant à Paris et en côtoyant tous ces joueurs de nationalités différentes, je pense en profiter personnellement.

Que penses-tu de l’arrivée massive de joueurs espagnols dans le championnat hongrois?

Je pense qu’il y a, comme toujours, un bon côté et un mauvaise côté. Le mauvais, c’est que l’Espagne n’est plus capable d’avoir un championnat viable et que ses joueurs sont obligés de partir. Cela va faire un sacré creux dans le handball international, et pourtant Dieu sait que l’Espagne est importante, on l’a encore vu en janvier dernier. Le bon côté, c’est que le handball hongrois va profiter de l’expérience et de la qualité des Espagnols. Ils apportent un nouveau style, une nouvelle façon de faire aussi, on le voit avec les coachs espagnols…Après il faut relativiser, la grande majorité des Espagnols vont vers Veszprem et Szeged, les autres clubs sont moins touchés par ce phénomène.

Vous avez travaillé avec Antonio Ortega à Veszprem l’an dernier, quels sont les différences entre lui et Philippe Gardent?

Tous les coachs sont différents. Ortega était très dur. Il est passé par Barcelone et on sentait qu’il voulait que nous soyons disciplinés, que tout soit carré. Philippe a été champion du monde en 95, il a connu de nombreux succès en tant que joueur. Que ce soit l’un ou l’autre, les joueurs leur faisaient confiance car ils avaient prouvé quand ils étaient eux-mêmes joueurs. Nous avons un peu plus de liberté dans le jeu avec Philippe, même si c’est tout est relatif.

Crédit photo : PSG Handball

Crédit photo : PSG Handball

Vous avez déjà joué dans un des top-teams européens, comment évaluez-vous Paris au sein de ces top teams?

Je crois que nous avons une chance d’aller au final four de la Ligue des Champions, si nous avons un peu de réussite. C’est une grande chance pour moi de faire partie de ce projet, et tout ici est déjà bien en place. Si on considère uniquement la Ligue des Champions, l’équipe la plus forte de notre poule reste Barcelone, mais nous ne sommes pas loin derrière. Nous avons juste plus de nouveaux joueurs à adapter, mais la différence ne se verra sans doute plus beaucoup dans la deuxième partie de saison.

Quels sont justement les objectifs du club cette année?

Je pense que nous devons être champions de France, même si cela sera beaucoup plus dur que ce qu’il n’y parait. Les équipes en face se renforcent d’année en année, et quand tu es dans l’équipe la plus forte, tout le monde veut te battre, donc tu ne dois pas te relâcher. Je crois que vous avez deux coupes ici, donc bien sur que de les gagner est un objectif, surtout que nous ne les avons pas gagné l’an dernier. Et pour la Ligue des Champions, je pense que de viser le Final Four est un but réaliste, et si nous n’y arrivons pas cette saison, alors il faudra le viser l’année d’après, ou l’année d’encore après.

En Hongrie, vous avez eu l’expérience d’être constamment le favori ou parmi les favoris, que ce soit en championnat ou en Coupe d’Europe. Pensez-vous que cela soit un avantage ou un inconvénient?

Je crois que tous les joueurs ont besoin d’avoir une telle expérience. Quand tu es jeune, être le favori peut te faire perdre tes moyens. Plus tu vieillis, et plus tu en fais une force. Beaucoup des joueurs du PSG ont l’habitude d’être dans la peau du favori et de ne pas se louper. Ils ne perdent pas leurs moyens dans les moments clés. Si je veux arriver au Final Four, ce qui est mon rêve il faudra bien que j’arrive à supporter cette pression de toute façon.

Dernière question, tu vas être en concurrence avec beaucoup de joueurs sur la base arrière. Ça ne te fait pas peur?

Non, parce que si tout le monde est au niveau, on pourra tourner et c’est l’équipe qui en bénéficiera. Je pense que, poste par poste, le PSG n’est pas loin d’avoir le meilleur 7 d’Europe. Maintenant, pour que ce 7 soit efficace, il faut qu’il y en ait sept autres derrière, au même niveau, capables de prendre la relève. C’est une compétition saine, mais c’est aussi très important pour le futur, car nous allons être forcés de monter le niveau et de progresser.

Pour voir Gabor Csaszar à l’oeuvre avec la Hongrie :


Mondial 2013 / Hongrie-Pologne/ But de Csaszar by Handnews

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1 CommentairePoster un commentaire

  1. SuperGardent - le 18 août 2013 à 18h19

    Très bon joueur celui ci !

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