Pro D2 – Pontault

JP Dupoux: “Plus notre destin entre nos mains”

Dupoux Pontault 2Arrivé à Pontault-Combault en 2009, le pivot Jean-Pierre Dupoux a progressé constamment jusqu’à aujourd’hui, où il apparait comme le digne successeur de Petr Hejmanek au sein du club francilien. A seulement 21 ans, il s’exprime avec lucidité sur la saison de son club, sur son passé et sur le futur de son club.

Jean-Pierre, donne nous ton point de vue sur la saison de ton club.

Dans la première partie, on était pas mal, on est resté à deux ou trois points des playoff. Ensuite nous avons eu un petit trou, on a enchainé trois défaites de suite, mais on est reparti depuis. Cette année encore, on a vu un Pontault à deux visages. L’objectif de début de saison était la septième place, on y est quasiment puisqu’on est huitièmes à l’heure qu’il est.

Comment expliques-tu le fait que Pontault craque souvent en deuxième période et laisse échapper des victoires à priori acquises?

Honnêtement, même moi je n’ai pas d’explication. Je pense que le problème est psychologique. On démarre souvent les rencontres de façon irréprochable, ensuite on a un petit trou de dix minutes où tout le monde veut faire son Zorro, on prend tous notre balle, on cherche des solutions individuelles, on ne joue plus en équipe. Et ensuite en face, l’équipe reprend confiance et on a du mal à reprendre le dessus.

Quel est votre objectif pour la fin de la saison? Pensez vous encore aux playoff?

Je crois qu’il nous faut trois ou quatre victoires pour avoir une chance d’y aller, mais nous n’avons plus notre destin entre nos mains. On va essayer d’en gagner un maximum, en espérant que certains en haut de tableau baissent un peu le rythme. On va essayer de faire des exploits à l’extérieur pour rester à l’affut, au cas où certains calent au dessus.

Dupoux PontaultQuelle est l’ambiance au sein du groupe?

Tout le monde s’entend bien, l’ambiance est bonne. On a une bonne dynamique, le groupe travaille bien. On a encore trop tendance à s’éparpiller dans les moments compliqués, on se replie chacun de son côté au lieu de rester en groupe. Pendant notre période compliquée, il y a eu des petites tensions dues aux résultats, mais rien de méchant, tout est revenu en ordre depuis.

Es-tu satisfait de ta saison personnelle?

Oui et non. J’ai fait un très gros début de saison, avec des gros matchs et une réussite au shoot à 100% à plusieurs reprises, ensuite j’ai eu mon entorse à la cheville. J’ai mis un petit peu de temps à revenir, et à mon retour j’ai eu l’impression d’avoir perdu tout mon handball. Mon niveau était médiocre, mais ça revient petit à petit. Dans l’ensemble, c’est plutot correct, je sens que j’ai encore progressé cette année.

Jérémy Aman arrive l’an prochain. As-tu l’assurance d’être numéro 1?

Non non, il n’y a pas forcément de numéro 1. On aura deux jeunes pour jouer sur ce poste, je suppose que le coach va vouloir encore plus insister sur la montée de balle, ça lui permettra d’avoir deux jeunes qui courent. Il n’y aura pas de différence d’âge entre nous deux, il va y avoir de la concurrence, c’est sûr.

Depuis deux ans, le groupe se rajeunit de plus en plus. Est-ce que tu penses que le groupe est assez mature pour se prendre en main?

J’en doute. Ca risque d’être encore un peu compliqué en début de saison prochaine. On perd deux cadres (Petr Hejtmanek et Milan Manojlovic), il va falloir remettre en place l’équipe sur la base arrière. On aura surement un petit manque d’expérience, même si il y aura de la qualité. Le coach va surement beaucoup compter sur Pavlovic, qui est un joueur d’expérience, qui a joué la Ligue des Champions, pour prendre en main la défense. Il va rapidement devenir un cadre ici je pense.

Est-ce que tu penses que de ne pas être passé par des filières habituelles, et d’avoir débarqué de départementale directement en N3 à 19 ans est un avantage ou un inconvénient?

Je pense que c’est un avantage. Quand je suis arrivé je n’avais rien à perdre, tout à prouver, dans ma tête je me suis dit que j’allais avoir du boulot. Au premier repas avec la Pro D2, tous les jeunes parlaient de centre de formation, alors que moi je n’avais pas connu tout ça. Mais j’ai quand même appris énormément en département, aux côtés de mes coachs, notamment défensivement. Mentalement, ces années dans les petites divisions m’ont rendu plus fort. On prenait souvent des valises en excellence région avec les -18 de Bondoufle, mais au moins je me suis endurci, et l’échec ne me fait pas peur.

Crédit photo: Pontault-Combault HB

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1 CommentairePoster un commentaire

  1. Nicolas - le 12 avril 2013 à 18h41

    C'est Valentin Aman!

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