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Paco Barthe, le petit septième

Paco Barthe Bietigheim 3

Combien de joueurs français évolueront en Bundesliga la saison prochaine? Cinq? Perdu. Six? Perdu. Sept? Voilàààà… Moins exposé que Kentin Mahé, les frères Nyokas, Guillaume Joli, Yann Polydore ou Max-Henri Herrmann, Paco Barthe, jeune arrière gauche de 21 ans, jouera, pour la troisième année d’affilée avec Bietigheim, qui a acquis son ticket pour la Bundesliga en mai dernier. Portrait d’un handballeur à la trajectoire peu commune et à la tête bien remplie.

Malgré son jeune âge, Paco a déjà pratiqué le handball dans trois pays différents. Né en Allemagne, il est tombé amoureux de ce sport alors qu’il regardait la finale des mondiaux féminin 2003. Il n’avait encore que dix ans. Conquis par ce qu’il avait vu à la télévision, il signa sa première licence au Stade Hendayais, “où j’ai encore des potes que je retourne voir régulièrement” précise-t-il. Puis, il est parti vers Irun, club historique de l’autre côté des Pyrénées, où il a évolué quatre ans, dont une saison complète avec l’équipe première en seconde division. “Cette expérience m’a servi de tremplin, c’est vraiment là où j’ai tout appris, dit-il. C’est là où j’ai commencé à me spécialiser en défense“, un poste où il est devenu un véritable titulaire en Allemagne. Sportivement, l’expérience a été intense, dans le club vainqueur de la Ligue des Champions en 1995. “Rien que de porter le maillot de ce club, qui a été un des plus grands clubs d’Europe, c’est quelque chose. En plus, il y a deux ans, le staff faisait confiance aux jeunes, donc forcément j’ai beaucoup progressé”.

Une ascension stratosphérique

Paco Barthe BietigheimMais en bon élève qu’il est, celui qui fait des études pour devenir ingénieur dans le génie civil décide de faire passer le hand au second plan et de continuer son cursus en Allemagne. D’ailleurs, pourquoi l’Allemagne ? “Mon père est français, mais ma mère est allemande. J’ai eu l’opportunité de venir à Bietigheim, à côté de Stuttgart” explique-t-il. Mais hors de question de laisser tomber le hand pour autant, même si “les études passent avant, et qu’en arrivant je me suis dit que j’allais laisser le sport un peu de côté”. Il intègre le club local, avec la réserve et y passe dix-huit mois, le temps de tourner à cinq buts par match et d’impressionner Hartmut Mayerhoffer, le coach de l’équipe phare. Celui-ci l’intègre dans son groupe et lui donne les clés du camion en défense et quelques minutes de jeu en attaque. Pas mal pour quelqu’un qui arrivait en Allemagne sans grandes ambitions. “Après l’épisode Irun, je voulais garder un certain niveau quand même, alors je me suis dirigé vers le club de Bietigheim. Et tout est arrivé très vite, je vais me retrouver à jouer en Bundesliga dans un mois,” sourit Paco, un peu surpris de la vitesse à laquelle tout s’est enchaîné. “Forcément, jouer face à tous ces clubs historiques était un rêve, mais un rêve que je ne pensais pas concrétiser. Je tiens là une deuxième chance, après Irun, d’avoir une belle aventure dans le hand. Et elle est encore plus belle”.

La découverte de la Bundesliga pour Bietigheim risque d’être un dur exercice pour Paco et ses coéquipiers. “On sait que la marche est très haute, et que niveau gabarit et puissance, c’est un autre monde par rapport à la 2. Bundesliga”, anticipe-t-il déjà. “Nous avons acquis notre montée grâce à notre état d’esprit, et on sait qu’on pourra compenser notre manque d’expérience avec ça.” Mais cette expérience est presque du bonus pour le Basque, qui fait toujours passer ses études en premier. “Pour l’instant, j’arrive à tout faire cohabiter pour le mieux. On verra bien ce qu’il se passe après, mais je vais vivre cette expérience Bundesliga à fond pour ne pas regretter”.

Kevin Domas

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2 CommentairesPoster un commentaire

  1. cousin hugo - le 23 juillet 2014 à 10h51

    Parcours pour le moins atypique. Ca prouve qu’il n’y a pas qu’une filière pour arriver au haut niveau. Au moins pour lui la reconversion devrait être plus simple.Une belle aventure à vivre, qu'il en profite à fond.

  2. Rokomet - le 23 juillet 2014 à 11h34

    Article sympa, et belle histoire surtout. Bonne chance à lui

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