Dan (F) – Viborg

C.Darleux : “Ici, j’ai beaucoup appris”

Darleux

Début janvier, la gardienne tricolore Cléopatre Darleux annonçait la fin de son aventure à Viborg à l’issue de cette saison après deux années passées au Danemark. Avant le sprint final qui la verra tenter de décrocher la Coupe des Coupes mais aussi, en cas de qualification ce samedi face à Esbjerg, le championnat danois, la portière internationale est revenue, pour Handnews, sur son aventure danoise.

Handnews : Après votre victoire à Esbjerg (29-25) en demi-finale aller des play-offs, dans quel état d’esprit êtes-vous avant le match retour à la maison, ce samedi?

Cléopatre Darleux :On aborde cette rencontre plutôt sereinement. Il était vraiment compliqué de s’imposer à Esbjerg. Cette équipe évolue dans une grande salle avec une grosse ambiance et il n’est donc jamais facile d’aller gagner là-bas. Ca faisait d’ailleurs plus de deux ans que nous ne nous y étions pas imposées (ndlr : le 13 avril 2011, 28-27). En n’ayant perdu aucune rencontre à domicile depuis le début de l’année, nous sommes donc plutôt confiantes avant ce match retour, d’autant plus que, poussées par notre public, nous évoluons d’habitude mieux chez nous qu’à l’extérieur.

HN : En parallèle du championnat, vous disputerez la finale de la Coupe des Coupes face au Zvezda Zvenigorod. Il faudra donc être présentes mentalement mais aussi physiquement. Êtes-vous prête pour ce sprint final ?

C.D. : C’est vrai que les déplacements en Russie ne sont jamais simples… Lors du tour précédent nous avions dû faire un long périple jusque Rostov-Don (27-25 / 34-19). Cette fois-ci, les choses devraient être un peu plus simples d’un point de vue organisationnel puisque Zvezda se situe dans la banlieue de Moscou. Mais le problème est que nous avons un effectif réduit. Nous ne sommes jamais plus de onze ou douze joueuses à l’entraînement, avec une seule pivot par exemple. Mais pour le moment, tout le monde est en forme ! De toute façon, ici au Danemark, une équipe peut se permettre d’avoir moins de joueuses car, malgré la Coupe d’Europe, nous ne jouons en moyenne qu’un seul match par semaine. Du coup, notre temps de récupération est plus long que dans certains autres championnats.

HN : Viborg fait actuellement une très bonne saison puisque vous avez aussi remporté la Coupe du Danemark en décembre. Avez-vous trouvé la stabilité qu’il vous avaitDarleux2 manqué l’an dernier ?

C.D. : Je crois que oui. L’an dernier, nous avions changé trois fois d’entraîneurs au cours de la saison… En fait, la saison précédente était une année de transition. Surtout, le club avait connu des problèmes financiers, comme beaucoup d’autres formations danoises d’ailleurs. Ainsi, le nombre de salariés a été réduit de moitié et l’ambiance générale a probablement rejailli sur notre jeu.

HN : A titre personnel, les résultats de la saison dernière* restent donc une déception pour vous ?

C.D. : Non, pas forcément ! Je venais d’arriver, j’ai eu besoin de m’adapter au pays, au championnat, à mes nouvelles partenaires. Non, pour moi, c’était une année d’adaptation qui s’est d’ailleurs plutôt bien déroulée.

HN : Cette année encore, la presse danoise a beaucoup fait écho des problèmes financiers du club. Cela a-t-il affecté votre quotidien de joueuse ?

C.D. : Non, d’autant plus que l’ensemble de ces soucis ont été réglés durant la saison, d’après ce que nous avons entendu. Mais le problème au Danemark est que la plupart des clubs se trouvent dans la région du Jutland. Viborg en est l’une des plus grandes villes. Du coup, certaines entreprises sponsorisent plusieurs équipes. Et si l’une d’elle arrête de donner de l’argent, il est très compliqué pour les dirigeants de trouver de nouveaux sponsors. De plus, le handball danois n’a plus le même rayonnement qu’il y a cinq où six ans. En conséquence, les retombées financières sont plus faibles.

HN : La situation que vous avez connu à Arvor 29 est-elle la même que celle de Viborg ?

C.D. : C’est différent car il est plus difficile pour un club français d’avoir la licence LFH qu’une formation danoise obtenir le droit d’évoluer en première division danoise. Cette année, des clubs ont même coulé en milieu de saison car il n’avait plus assez de sous pour continuer à jouer… Finalement, certains aspects du hand ici ressemblent à ceux du foot en général. Encore cette saison, plusieurs coachs ont changé d’entraîneur en cours de saison.

HN : Vous partirez de Viborg en fin de saison, pouvez-vous tirer un premier bilan de ces deux années passées au Danemark ?

Darleux Moores

Holly Lam Mores, internationale anglaise et Cléopatre Darleux.

C.D. : J’ai beaucoup appris handballistiquement. Le style de jeu scandinave est différent, plus rapide, plus porté vers l’avant. Ici, le niveau de jeu est très bon, même si les équipes du bas de tableau n’arrivent pas à rivaliser avec les formations de tête. Je suis vraiment très satisfaite de mon travail effectué à Viborg. Le handball y est plus professionnel et la préparation physique occupe une place plus importante dans le quotidien d’une joueuse. J’ai ainsi pu porter l’accent sur le développement de ma condition physique par exemple.

HN : Et humainement ?

C.D. : C’est là où j’ai été un peu déçue… Pendant mes deux années, j’aurais finalement passé plus de temps avec les autres étrangères de l’équipe comme la Tunisienne Mouna Chebbah ou les Suédoises qu’avec les Danoises.  C’est dommage que les gens ne viennent pas forcément vers nous ici…

HN : Pourquoi allez-vous quitter le club ?

C.D. : Je pense avoir appris à Viborg tout ce que je pouvais apprendre. Je pourrais m’en inspirer et réutiliser les choses j’ai appris ici là où j’évoluerai la saison prochaine. Trouver un club français est ma priorité.

*(troisième du championnat, dernier du groupe D en phase de poule de Ligue des Champions derrière Zvezda, Buducnost et Thüringer)

5 CommentairesPoster un commentaire

  1. Karabalo - le 24 avril 2014 à 12h06

    Hum la photo avec la petite anglaise… :love:

    • Benoît - le 24 avril 2014 à 12h37

      Je crois que je vais l'imprimer en grand format et l'accrocher au dessus de mon lit! Haha! =)

  2. BroumBroum - le 24 avril 2014 à 16h48

    Metz n'a pas besoin d'une gardienne, donc c'est soit Issy soit Fleury ?

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