LDC – J5

Présentation du THW Kiel

Klein Kiel
Dernière journée de la phase aller de Champions League ce dimanche, et le PSG reçoit un mastodonte européen, les Allemands du THW Kiel.

Alors certes, au niveau du palmarès, le THW Kiel n’est pas l’égal du FC Barcelone. Mais sur les dix dernières éditions de la Champions, les Zebras ont atteint au moins les demi-finales sept fois et remporté la compétition à trois reprises. Pour les années restantes, ils se sont arrêtés en quarts. Et si les experts leur prédisait une transition compliquée la saison dernière, avec notamment les départs de Thierry Omeyer, Daniel Narcisse et Momir Ilic, Alfred Gislason a réussi à emmener ses hommes jusqu’à la finale, avant de s’incliner 28-30 face à Flensburg-Handewitt. “Même si la déception a forcément été énorme, retrospectivement, tout le monde nous promettait une saison en demi-teinte” reconnaissait le technicien islandais en juin dernier. “Avoir atteint la finale après avoir subi toutes ces remarques, a prouvé la qualité de notre collectif.” Mais loin de se reposer sur leurs lauriers, les Kielers ont mis les bouchées doubles cet été pour reconquérir un titre qui leur échappe depuis 2012. Domagoj Duvnjak, Joan Canellas et Steffen Weinhold ont débarqué sur les bords de la Baltique, tandis que Niklas Landin s’est déjà engagé pour la saison prochaine. Deux partants de marque cet été sont néanmoins à retenir, d’autant plus qu’ils sont partis renforcer des concurrents à la victoire dans la plus célèbre des coupes d’Europe : l’ailier gauche islandais Gudjon Valur Sigurdsson, qui s’est envolé pour Barcelone, tandis que Christian Zeitz a rejoint Veszprem après onze ans au club. Autre particularité du THW Kiel, cinq joueurs ont reçu la distinction de meilleur joueur du monde quand ils portaient les couleurs zébrées : Henning Fritz en 2004, Nikola Karabatic en 2007, Thierry Omeyer en 2008, Filip Jicha en 2010 et Daniel Narcisse en 2012.

Un collectif aussi riche que talentueux

CanellasAvec les arrivées de Weinhold, Canellas et Duvnjak, Gislason a voulu pallier aux problèmes de blessure qui lui ont pourri la vie la saison dernière. En effet, Rasmus Lauge Schmidt n’a fait son retour qu’il y a trois semaines après avoir été absent pendant près d’un an, tandis que Filip Jicha et Aron Palmarsson ont tous les deux manqué à l’appel plusieurs fois la saison dernière. “En faisant signer Domagoj, Joan et Steffen, nous voulons mettre la pression sur nos adversaires pendant soixante minutes avec la même intensité” prophétisait déjà Alfred Gislason en début de saison. “Et nous avons doublé tous les postes, afin de pouvoir continuer à jouer sans se soucier des blessures”. Après le départ de Wael Jallouz à Barcelone, ils sont désormais cinq sur les postes d’arrière gauche et de demi-centre, tout en sachant que Palmarsson et Jicha ne joueront pas à Paris et que Lauge Schmidt revient tout juste de blessure. Mais comme le gaucher Marko Vujin est toujours là et que Canellas est dans la forme de sa vie (14 buts contre Erlangen mercredi), les résultats continuent à être là. Après avoir été le maillon faible du collectif la saison dernière, la paire de gardiens suédoise (Johan Sjöstrand et Andreas Palicka) suscite moins d’interrogations en ce moment. Sjöstrand en particulier semble avoir enfin trouvé son rythme de croisière. “Par le passé, nous avons souvent été trop dépendants d’un seul joueur” a noté Gislason mercredi soir. “Cette saison, tout le monde peut être décisif. Marko l’a été à Rhein-Neckar, ce soir c’est Joan, Andreas Palicka l’a été à Brest en Champions League…la charge est mieux répartie et tout le monde s’en sent mieux”. Car si la base arrière est impressionnante, la base avant l’est tout autant. Avec Dominik Klein et Christian Sprenger aux ailes, Gislason possède deux garants de la culture club, alors que René Toft Hansen a pris une nouvelle dimension en l’espace de deux ans, éclipsant Wiencek, pourtant le titulaire en équipe d’Allemagne.

Une salle mythique

Sparkassen ArenaKiel évolue à la Sparkassen Arena, anciennement Ost-See Halle, qui est bien trop petite pour contenir tous les fans des zèbres. Elle contient 10 250 places, toutes vendues à l’année aux abonnés. Le club y est invaincu depuis le début de la saison alors qu’il a déjà concédé trois défaites loin de ses bases (Lemgo et Balingen en Bundesliga, Zagreb en Champions League). Kiel est invaincu à domicile depuis plus de trois ans, et c’était Montpellier qui s’y était imposé à l’époque, tandis que Dunkerque la saison dernière y était tombé avec les honneurs (25-28). Kiel débarque donc à Paris pour reprendre la tête du groupe, et espère bien jouer un mauvais tour à Daniel Narcisse et Thierry Omeyer, deux de ses anciens chouchous.

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2 CommentairesPoster un commentaire

  1. Filip - le 15 novembre 2014 à 14h21

    C'est Wiencek pas Weinhold qui a été éclipsé par Toft Hansen sinon enfin bref. Allez le THW Kiel !

  2. Sasori - le 15 novembre 2014 à 17h28

    Kiel a mal démarré le championnat parce qu'il y a des nombreux tauliers qui sont parti. Depuis le début de la saison, Kiel joue de mieux en mieux. Il est plus en plus performant. Alors oubliez ce qu'il s'est passé en aout ou PSG a battu Kiel, c'est nouveaux Kiel avec le jeu collectif à la Scandinave avec la défense rugueuse que PSG va affronter. PSG devrait faire gaffe lors la deuxième mitemps, c'est une machine à tuer. Jicha est absent, ca peut poser pb pour Kiel au mois de septembre, mais la, Kiel se débrouille bien sans leur Roi Jicha.

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