LFH

Retour sur la première journée

Nice déjà bien en jambes, Metz et Fleury qui ne ratent pas leur rentrée et Nîmes qui arrache la victoire à Nantes. Voici les principaux enseignements de la première journée de LFH. Résumés et réactions de ce premier acte.

Zaadi Metz

Gros match de Grâce Zaadi avec sept buts face à Issy-Paris.

Vendredi soir aux Arènes de Metz régnait une atmosphère de finale de LFH puisque les deux finalistes de la dernière édition, Metz et Issy-Paris, se retrouvaient pour l’ouverture du championnat. Si la première mi-temps fut équilibrée (15-15), les Dragonnes ont finalement fait le trou en deuxième période (21-12). Emmenés par une Grâce Zaadi (7 buts sur 10) précieuse à la baguette de leur jeu, les Messines ont fait craquer des Parisiennes à la profondeur de banc limité (Spincer, Briémant, Camara et Fehri absentes notamment). Stine Oftedal (8/13) et Marija Jovanovic (8/19) n’ont pourtant pas manqué de volonté pour combler l’écart devenu trop rapidement important après le retour des vestiaires (27-20, 43′), mais en vain. Autre point positif pour Jérémy Roussel, la jeunesse de son équipe a également pu s’exprimer avec Laura Flippes (3/6), Déborah Kpodar (2/3) et Tamara Horacek (0/3) qui auront toutes eu l’occasion de se montrer lors de cette première rencontre.

Jérémy Roussel (Metz – dans le Républicain Lorrain) : J’ai apprécié notre fluidité et notre variété offensive. On a réussi à être dangereuses de partout. On a pu se convaincre qu’on pouvait s’appuyer sur tout le monde avec deux grandes performances individuelles : Grace Zaadi, qui a fait un match très complet et Gervaise Pierson, avec sa vingtaine d’arrêts, soit près de 50 % de réussite.

Pablo Morel (IPH) :Peu importe le résultat, nous sommes passés à côté au niveau de l’engagement. Après 6 semaines de travail intensif c’est dommage de se relâcher ainsi. Avec un effectif réduit (11 joueuses) il y a un véritable décalage face à une équipe aussi étoffée que Metz. On passe à côté en défense c’est certain, on est conscient qu’il y a beaucoup de travail et que l’équipe doit encore se roder. Mais il ne faut pas tout remettre en question dès que l’on perd un match.”

Metz – Issy-Paris : 36-27 (15-15). Les stats : Metz : Gardiennes : Glauser (4 arrêts /10), Pierson (19 arrêts /40) – Joueuses : Kanto (4/5), Flippes (3/6), Gros (3/6), Zaadi (7/10), Baudouin (7/10), Horacek (0/3), Broch (1/2), Gonzalez (3/4), Luciano (1/3), Kpodar (2/3), Liscevic (3/4), Mendy (2/4).
Issy-Paris : Gardiennes : Attingre (12 arrêts /45), Garba (1 arrêt /4) – Joueuses de champ : Lassource (1/4), Oftedal S (8/13), Zalewski (1/5), Oftedal H (1/5), Niakaté (3/7), Wibe (2/2), Bekono, Jovanovic (8/19), Issifou (3/3).

Escribano - Nice

10 tirs et 10 buts pour Beatriz Escribano face à Dijon.

La rencontre qui s’est déroulée à la Halle du Parc des Sports Charles Ehrmann était attendue pour deux raisons majeures : comment l’OGC Nice et ses nouvelles joueuses de calibre international allait-il se comporter? Et comment le promu Dijon arriverait-il à faire face à une telle armada? A la mi-temps, les réponses étaient déjà bien visibles. Après avoir rivalisé dix minutes (6-6), les Bourguignonnes se sont peu à peu fait manger sur tous les secteurs de jeu par des Niçoises au collectif déjà bien huilée. Sans solution face à une défense azuréenne compacte, elles ne sont pas non plus parvenues à contenir le jeu adverse en attaque. Beatriz Escribano (10 buts) et Karen Knutsdottir (7) s’en sont alors données à cœur joie. Après avoir assommé leur adversaire dès la mi-temps (21-10), les joueuses de Sébastien Gardillou n’ont eu que six minutes de baisse de forme en seconde période (25-14, 39′) avant de porter leur coup fatal en inscrivant un 7-0 (32-14, 52′).

Christophe Maréchal (CDB – dans le Bien Public) : Nous avons souffert, nous nous y attendions, car nous sommes lucides, mais pas à ce point-là. Si Nice gagne ses cinq prochains matches, nous dirons que nous avons pris un mur d’entrée.

Nice – Dijon : 33-16 (21-10). Les stats : Nice : Gardiennes : Arrighino, Chavez (1 but), Daquin (3), Edwige (3), Escribano (10), Filipovic (2), Knutsdottir (7), Kouyaté, Lacrabère (3), Lecut (2), Martel (2), Sy. Gardiennes : Darleux, Falcon.
Dijon : Bouchard, Dewez, François (1), Lathoud (1), Moretto (2), Pidpalova (1), Prouvensier (2), Ribeiro (2), Skolkova (1), Stevin (4), Terzi (1), Zulemaro (1). Gardiennes : Ben Slama, Pantic.

nimes

Les Nîmoises ont réussi leur première sortie. Crédit photo : HBCN

Dans les autres rencontres, Nîmes s’est imposé à Nantes dans l’ultime minute du match (27-26). Menées de deux buts à cinq minutes de la fin, les filles de Christophe Chagnard ont arraché leur premier succès sur une dernière réalisation de Julie Goiorani. L’internationale tunisienne Mouna Chebbah a déjà fait très forte impression lors de sa première apparition sous le maillot gardois en inscrivant 12 buts.

Fleury, de son côté, l’a emporté à l‘UMB-B (34-26). Après un début de match tonitruant (3-12, 17′), les filles de Fred Bougeant ont pu gérer leur rencontre sans être inquiété. Gnonsiane Niombla (9/11) et Darly Zoqbi (20 arrêts/44) ont été les deux grandes artificières du succès des Panthères. Côté bordelais, notons les dix buts de Mireya Gonzalez qui avait pourtant la lourde tâche de succéder à Alexandra Lacrabère au poste d’arrière droit.
Emmanuel Mayonnade (UMB-B) : “ On a été en manque de rythme d’entrée de jeu. Est ce parce qu’on n’a pas pu jouer la semaine dernière ? (ndlr – le match amical face à Bera Bera a été annulé en raison d’un problème mécanique sur la route). Peut-être… mais si on avait mené dès le début, on aurait dit qu’on était frais parce qu’on avait pas joué… Donc ce n’est pas une excuse. Le début de première mi-temps a été une accumulation de fautes. On a fait des erreurs individuelles grossières. Malheureusement, l’écart a été tellement grand que cela nous a compliqué la tâche. On a passé notre temps à essayer de revenir au score. On n’est pas en place collectivement… je m’y attendais. Elles présentent une équipe sans aucune nouvelle joueuse, qui a l’habitude de jouer ensemble depuis un an. “

Toulon

Enfin, Le Havre a ramené un précieux match nul de Toulon (27-27). Pourtant menées à la pause (16-10), les Havraises auraient même pu l’emporter… ou perdre puisqu’elles menaient d’un but à une minute de la fin du match. Durant ces soixante dernières secondes, Hanna Fogelstrom, auteure d’un bon match (6/7), égalisa avant que Marie-Paule Gnabouyou ne fracasse le poteau normand. Gros match aussi d’Astride N’Gouan (7/7) côté varois.
Sandor Rac (Le Havre dans Paris-Normandie) :Cest vraiment dommage. Nous avons eu trois ballons d’attaque et nous ne marquons qu’un but. Mais le plus gênant, c’est que nous avons donné une dernière opportunité à Toulon à quinze secondes de la fin. Les filles auraient dû garder le ballon jusqu’au bout. Nous sommes un peu justes au niveau du banc. C’est pourquoi j’avais choisi de faire tourner en première période, quitte à se retrouver mené au score. Ce qui est arrivé d’ailleurs. Mais c’était obligatoire pour garder de la fraîcheur en fin de match.

HandNews & CasalHand
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