LNH – Pro D2

Les affluences 2013-2014

HBCN

La saison de LNH est terminée et a couronné Dunkerque sur le plan sportif. Comme chaque année, il est temps de se pencher sur la santé du handball et de nos clubs. Sur ce plan, l’un des indicateurs les plus importants est l’affluence des matchs de championnat. La capacité à attirer des spectateurs localement est en effet cruciale pour le développement économique des clubs, car elle leur permet d’augmenter leurs recettes de billetterie et d’améliorer leur visibilité en vue de nouveaux partenariats.

 Pour commencer, voici le classement en affluence moyenne des formations de LNH, Pro D2 et promus de N1. Toute l’étude se base sur les matchs de championnat uniquement, play-offs compris pour la Pro D2.

RangClubAffluence moyenne
1Nantes4 700
2Chambéry3 910
3Montpellier3 888
4Paris3 077
5Toulouse2 900
6Nîmes2 713
7Sélestat2 531
8Dunkerque2 360
9Dijon2 200
10Cherbourg1 987
11Nancy1 654
12Aix1 600
12Besançon1 600
12Cesson1 600
12Mulhouse1 600
16Billère1 571
17Bordeaux1 427
18Saint-Raphaël1 400
19Créteil1 250
20Tremblay1 231
21Chartres1 200
22Istres1 178
23Ivry940
24Angers920
25Valence900
26Vernon850
27Massy800
28Strasbourg700
29Pontault-C.400

Les lauriers pour Nantes, Nancy et Cherbourg

En LNH, après avoir été désigné meilleur public de France par les lecteurs d’Handnews, les supporters nantais sont officiellement et largement les plus nombreux du championnat. En moyenne, 4700 spectateurs vont à Beaulieu contre environ 3900 au Phare (Chambéry) et à Bougnol (Montpellier). La différence est donc importante. Il reste même une marge de progression au club de Loire Atlantique puisque son taux de remplissage n’est « que » de 88%.

En queue de peloton, on trouve deux clubs franciliens, Ivry et Tremblay, qui ont connu une année difficile sportivement, avec toutefois un bon taux de remplissage pour Tremblay.

En Pro D2, Nancy devance Mulhouse et Besançon d’une courte tête, grâce à une belle progression de son nombre de spectateurs : +23%. Pontault-Combault ferme la marche avec seulement 400 spectateurs en moyenne.

Le score le plus bluffant de ce classement vient de la JS Cherbourg qui a réussi l’exploit de réunir 1987 spectateurs en moyenne en Nationale 1, soit la dixième meilleure affluence de l’année, devant tous les clubs de Pro D2… mais aussi devant Aix, Cesson, St Raphael, Tremblay et Ivry, excusez du peu ! Une belle performance qui devrait être facile à rééditer en Pro D2.

Une fréquentation moyenne en légère baisse

LNH

ClubCapacité de la salleAffluence moyenneTaux de remplissageAbonnés grand publicEvolution affluence
Aix1 6001 600100%3007%
Cesson1 4001 600100%400-11%
Chambéry4 2003 91093%7001%
Dijon3 4002 20065%21910%
Dunkerque2 4702 36096%6002%
Ivry1 50094063%74-15%
Montpellier3 0003 88894%744-16%
Nantes5 0004 70088%1 5002%
Nîmes3 5002 71378%48736%
Paris4 0003 07776%657-3%
Saint-Raphaël2 0001 40070%292-13%
Sélestat2 3002 53191%260-12%
Toulouse4 0002 90073%250-
Tremblay1 2001 23193%1087%
MOYENNE2826250484%471-1%

Pro D2

ClubCapacité de la salleAffluence moyenneTaux de remplissageAbonnés grand publicEvolution affluence
Angers2 90092032%0-8%
Besançon3 0151 60053%80-13%
Billère1 5001 57161%86-49%
Bordeaux2 5001 42757%6643%
Chartres1 2001 200100%112-
Créteil2 4001 25052%110-38%
Istres1 8001 17865%2022%
Massy800800100%17-
Mulhouse2 5001 60064%70-24%
Nancy1 9501 65485%7223%
Pontault C.1 30040031%20-11%
Valence1 75090051%50-18%
Vernon1 30085065%1367%
MOYENNE1917118163%65-6%

Promus N1

ClubCapacité de la salleAffluence moyenneTaux de remplissageAbonnés grand public
Cherbourg2 0001 98799%218
Strasbourg1 20070058%0
MOYENNE1 600134484%109

Le principal enseignement de cette étude est clair : l’affluence globale est en très légère baisse. Environ 4500 spectateurs de moins sur l’ensemble de la saison, soit environ 25 spectateurs de moins à chaque match, en moyenne. Si celle-ci est, en soi, peu significative, elle est toutefois préoccupante pour une ligue qui se veut en phase de développement.

En terme de capacité d’accueil, pas grand-chose n’a changé depuis l’année dernière : la montée de Nîmes (3500 places) et Dijon (3400 places) en remplacement de Billère (1500) et Créteil (2400) ont certes apporté de plus grandes salles. Mais cette hausse importante a été assez largement compensée par la baisse des matchs délocalisés, ces affiches de premier plan impliquant souvent Montpellier ou le PSG, qui sont joués exceptionnellement dans des salles plus grandes. De quatorze en 2012-2013, leur nombre a baissé à neuf sur 2013-2014. Ces délocalisations avaient permis à la LNH d’augmenter de 60 700 places sa capacité globale la saison dernière contre seulement 17 600 places cette année.

Au global, l’augmentation de la capacité d’accueil de la LNH sur l’ensemble de la saison n’est que de 1300 places environ, soit sept places par match joué. Trop peu pour faire une réelle différence.

Pire, les délocalisations étant des matchs de forte affluence qui font souvent salle comble, ils boostent non seulement la capacité d’accueil mais aussi directement l’affluence. A ce titre, la descente de Billère et de ses six matchs à Pau (6500 places) a été préjudiciable puisque le club béarnais accueillait en moyenne 300 spectateurs de plus que Nîmes et 800 de plus que Dijon.

Peu d’améliorations en vue

Si on s’intéresse dans le détail aux performances des entités de LNH, on observe que la moitié d’entre eux plafonnent très certainement à cause de la capacité de leur salle : Aix, Cesson, Dunkerque, Montpellier, Chambéry, Tremblay et Sélestat. Il y a malheureusement peu d’améliorations à attendre du côté de ces clubs : le projet d’Arena de Dunkerque est tombé à l’eau, celui d’Aix ne verra le jour qu’en 2016 et aucun projet n’est en vue pour les autres.

Seule la délocalisation d’un plus grand nombre de matchs permettrait à certains d’entre eux de répondre à ce problème. Mais cela se limitera toujours aux grosses affiches et risque de détériorer le lien avec les fidèles du club, parfois au détriment de l’ambiance. Cesson pourra tout de même compter sur une capacité accrue au Liberté de Rennes (5000 au lieu de 4000) et annonce déjà trois matchs délocalisés pour 2014-2015.

Du côté des montées/descentes, Istres et Créteil sont de retour avec en moyenne 700 spectateurs de moins à eux deux que Dijon plus Ivry. Ils vont donc avoir fort à faire pour faire mieux que leurs prédécesseurs, mais cela reste à leur portée : il leur faudra pour cela dépasser les 70% de remplissage, un beau challenge pour des équipes dont l’objectif premier sera probablement le maintien.

Restent ensuite cinq équipes qui ont des taux de remplissage honorables mais à qui il reste une marge de progression plus ou moins importante. Pour Nantes, elle est minime : le club de Loire Atlantique confirmant en chiffres son statut de meilleur public de France, avec un taux correct de 88%. L’extension de 500 places de Beaulieu prévue pour 2017 devrait accompagner une croissance raisonnable de son public déjà nombreux.

Pour Nîmes, St Raphaël et Toulouse, la marge de progression est un peu plus conséquente, ces clubs n’ayant tourné cette saison qu’autour de 70/75% de remplissage. Ils peuvent donc sans doute développer leur affluence à l’avenir. Le Fenix, avec ses champions d’Europe et sa belle cinquième place, pourrait en profiter dès la saison prochaine.

Reste enfin le Paris St Germain et son petit score de 76%. Petit au regard des ambitions du club et des stars alignées sur le terrain. Petit score également au regard des records d’affluence que son équipe réussit à l’extérieur et notamment dans la salle XXL de Nantes, avec le record absolu en France sur un match.

A plus long terme, il y a peu de perspectives d’améliorations significatives de la capacité et de l’affluence. On a bien évoqué un nouveau projet de salle à Dunkerque remplaçant la défunte arena mais sans date ciblée. Du côté de la Pro D2, Nancy, Mulhouse, Besançon ou Bordeaux pourraient amener un petit plus si ils venaient à monter en LNH, mais cela dépendrait, là encore, du profil des clubs relégués.

Un public de plus en plus fidèle

ClubRatio Abonnés/Affluence
Aix18,75%
Cesson25,00%
Chambéry17,90%
Dijon9,95%
Dunkerque25,42%
Ivry7,87%
Montpellier19,14%
Nantes31,91%
Nîmes17,95%
Paris21,35%
St-Raphaël20,86%
Sélestat10,27%
Toulouse8,62%
Tremblay8,77%

C’est la bonne nouvelle de cette étude : en moyenne, un club de LNH compte 470 abonnés, soit environ 19% de son affluence moyenne. Aix, Cesson, Chambéry, Dunkerque, Montpellier, Nantes, Nimes, Paris et St Raphaël peuvent ainsi compter sur un public très fidèle et régulier alors que Dijon, Ivry, Toulouse, Tremblay et Sélestat comptent moins de 10% d’abonnés. Parmi ces derniers, on peut noter que Tremblay et Sélestat font tout de même le plein de spectateurs.

Dans un prochain article à paraitre la semaine prochaine, nous reviendrons en détail sur la comparaison des affluences de LNH et de Bundesliga en 2013-2014.

L’étude effectuée l’an dernier est disponible ici : LNH-Pro D2 : Les affluences 2012-2013

Handnews remercie vivement David Guenel pour la réalisation de cette étude pour la seconde année consécutive ainsi que les clubs de LNH, de Pro D2, et les promus Cherbourg et Strasbourg pour la transmission des informations

Notes :

1) Délocalisations :
Cesson : 1 match au Liberté de Rennes (4 000 places)
Montpellier : 3 matches à la Park & Suites Arena (8 000 places)
Nantes : 1 match au Hall XXL (9 360 places)
Paris : 2 matches à la Halle Carpentier (4 200 places)
Sélestat : 2 matches au Rhénus de Strasbourg (5 500 places)
Billère : 3 matches au Palais des Sports de Pau (6 500 places)

2) La capacité de la salle de Tremblay a été portée à 2000 places lors de 2 matches
3) Les évolutions d’affluence portent sur l’affluence moyenne et sont données à titre indicatif, car pour certains clubs, les chiffres de la saison dernière incluaient les coupes
4) L’évolution de l’affluence moyenne de l’affluence en LNH (-1%) s’appuie sur l’affluence cumulée publiée par la LNH en 2013.5) Le nombre d’abonnés ne prend en compte que les abonnés grand public (hors licenciés et VIP)

HandNews & CasalHand

9 CommentairesPoster un commentaire

  1. handbol - le 11 juin 2014 à 15h49

    Pour Paris, le soucis n'est ni la salle, ni les joueurs, mais tout simplement le sport lui-même. Les parisiens ne sont pas friands de hand, ni de volley, ni de basket. Juste … du foot qui attire toujours en moyenne 45 000 spectateus par match au Parc des Princes.

    La Halle Carpentier utilisée pour la Ligue des champions n'a jamais été déployée entièrement. Puisqu'à chaque match joué, la tribune "EST" n'a jamais été déployée soit dans les 700 places). Il n'y a que lors de la finale de la coupe de France (organisée par la FFHB) que toutes les tribunes ont été déployées.

    • Xefi - le 12 juin 2014 à 17h01

      Le prix des places aurait été un élement important à prendre en compte pour l'analyse des chiffres. Il expliquerait peut être le taux de remplissage de la salle du PSG ?!

  2. insee - le 11 juin 2014 à 16h33

    Quelles sont vos sources pour proposer ces chiffres ?

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