Pro D2 – ½ finale retour

Billère à qui perd gagne

Rosier Billère

En perdant sur le plus petit des écarts à Bordeaux… mais avec une meilleure attaque à l’extérieur, les hommes de Villedieu ont rejoint Istres en finale de Pro D2. Déjà bien, diront certains, pour des Girondins tout juste promu. Reste qu’il y avait la place…

On entendait beaucoup de choses dans les travées de Dauguet hier soir. Des mots réconfortants, pensaient peut-être certains, sûrement pas suffisant pour beaucoup pour qui la déception prenait le pas sur un parcours pourtant exceptionnel pour un promu. En présence de Jérôme Fernandez, enfant du club et « parrain » du lancement de l’ouverture au capital sous la forme « socios » (le modèle du Barça, notamment), les marine et blanc sont passés tout près et peuvent se mordre les doigts…

Après avoir perdu d’un but à Billère, les Bordelais savaient que le round retour serait tout aussi accroché face à une formation qui a connu les joutes de LNH et propose un effectif plus expérimentés et mieux achalandé. Et pourtant, les valeurs ayant fait la force girondine toute cette saison ont de nouveau pris l’ascendant.

Boostés par un Pagès en forme dans ses cages, les Girondins se retrouvaient très largement en tête bien avant la pause (11-5 17e, 14-7 25e). « C’était peut-être un peu trop tôt, peut-être, glissait après coup Erick Mathé. Pourtant, j’aurais signé de suite pour pareil écart, même à ce moment-là… » Alors inexpérience ou choix hasardeux (peu d’efficacité offensive sur la base arrière), pêché de jeunesse (Aguilar sanctionné de trois fois deux minutes, coûtant fatalement très cher), reste que les locaux ont pris de plein fouet le retour de bâton orchestré par l’un des piliers billérois, Pierre Lemeur (19-16, 40e).

Verdier blessé au genou

Ne lâchant rien en défense, ne se laissant pas déconcentrer par la sortie sur blessure de Verdier (touché lourdement au genou), l’armada de Villedieu démontrait qu’elle aussi avait du caractère (23-21, 50e). Avec le regard sur le tableau d’affichage, le public bordelais ne voulait envisager autre autre qu’un succès de deux buts. Mais ses protégés payaient très cher leurs balbutiements devant Lardeux et mouraient aux portes d’une finale à leur portée. Quand les play-offs offrent ces scènes surréalistes où le vainqueur pleure et le perdant exulte, Massot-Pellet et les siens pouvait célébrer un scenario incroyable les propulsant en finale. « Aussi cruel qu’en LFH pour Metz face au Havre, concluait Mathé. J’espérais juste ne pas vivre pareille désillusion… »

Billère recroisera donc la route d’Istres dès mercredi pour la finale retour et une conclusion finale chez les Istréens samedi.

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