Pro D2 – Massy

B. Desgrolard : “Le potentiel pour jouer les playoffs”

Desgrolard Massy

Cinq matchs, cinq défaites, tel est le bilan de la préparation du Massy Essonne Handball, avant d’attaquer la saison de ProD2 dans 15 jours avec la réception d’Angers. Après le dernier match d’avant saison, perdu 25-29 face à Saran (N1), Benjamin Desgrolard, le demi-centre massicoisn a accepté de répondre à nos questions. Un discours mesuré, mais empreint d’ambition.

– Benjamin, cinq matchs, cinq défaites. Quel est l’état d’esprit dans le groupe ce soir ?

– Le mot d’ordre est de ne pas être inquiet, car cela ne sert à rien d’être champion du monde des matchs amicaux. Je veux bien accepter cette analyse, mais je me rappelle aussi de nos saisons précédentes en Pro D2. La saison où on doit être relégués et où on est repêchés, on avait perdu tous nos matchs amicaux, tandis que celle où on a fini quatrièmes, on n’avait peut-être pas tout gagné mais au moins, on avait bien figuré face à des équipes de D1. Là, j’ai peur que chacun gamberge un peu à cause de ces défaites. Après, que ce soit à l’entrainement ou même sur certaines phases de jeu en match, on voit qu’il y a un potentiel énorme dans cette équipe. On doit intégrer des nouveaux joueurs à des postes clés. Yohan Herbulot au poste d’arrière gauche, qui est un jeune joueur qui va avoir du temps de jeu et qui montre des choses très intéressantes. Vladimir Perisic a fait une super partie contre Ivry la semaine dernière, donc on sait aussi qu’on va pouvoir compter sur lui. C’est tout un ensemble de choses qui font que personne n’y est vraiment pour l’instant. Peut-être se repose-t-on un peu trop sur le fait qu’on ait 18 joueurs et que, sur le papier, on soit une très grosse équipe cette année. On a des joueurs qui reviennent de blessure longue, Etienne Lamy qui devrait être là pour la reprise du championnat, c’était ce soir le premier match d’Abdoulaye Sarr depuis son opération, Johan Caron est encore blessé, moi mon épaule est touchée aussi… Maintenant c’est une situation qui peut se répéter durant la saison, on l’a vu la saison dernière et on n’a terminé que neuvièmes alors qu’on était beaucoup plus ambitieux que ça.

– Par rapport aux autres équipes, il vous reste une semaine supplémentaire avant votre premier match suite au forfait des Girondins de Bordeaux. Un avantage ou un inconvénient selon toi ?

– Je le voyais comme un désavantage parce qu’au deuxième match de nos adversaires, nous, ce sera notre entrée dans le championnat. Souvent, la première journée est un match un peu brouillon et Angers aura déjà un match dans les pattes quand nous les affronterons. Mais maintenant, au vu des matchs amicaux, je me dis que c’est plutôt une bonne chose. Cela nous laisse une semaine de plus pour reprendre confiance à l’entrainement et arriver peut être plus frais qu’Angers. Tout le monde est conscient, et peut-être trop conscient, de ce que peut être notre force cette année, avec notre collectif, je pense qu’on a vraiment le potentiel de jouer les playoffs. Mais on voit aussi qu’on est capable de jouer à l’envers.

– Cette entrée en matière risque d’être déjà capitale, vu l’écart réduit qu’il risque d’y avoir entre tous les protagonistes pour le haut de tableau, non ?

– C’est vrai que cela va être, comme toujours, très difficile, surtout que cette année il n’y a pas de favori clair qui se détache pour la montée directe. Chartres va peut-être arriver à faire une saison complète dans le haut du tableau, Ivry sera là aussi, Mulhouse pourrait ne pas être loin non plus même si Victor Boileau a arrêté. Mais on ne peut pas dire, comme la saison dernière avec Créteil ou il y a deux ans avec Nîmes, qu’il y aura un super favori et d’autres équipes qui se battent derrière. Il y aura un mini-championnat à quatre, cinq équipes dans le bas de tableau, et charge à nous de ne pas nous y inclure.

“Depuis que je joue à Massy, la meilleure équipe qu’on ait eu sur le papier”

Herbulot Massy– Vous avez globalement gardé la même ossature que la saison dernière. Comment expliques-tu les soucis défensifs rencontrés pendant cette préparation ?

– Johan Caron, notre 3 bas depuis plusieurs années, est blessé et Emeric Grain, qui était un autre pilier défensif de l’équipe, est parti. Donc forcément on a dû revoir notre organisation cet été. Derrière, on a vu des choses très intéressantes avec Johan et Yohan Herbulot [en photo à gauche, ndlr], et on sait que quand on sera au complet on pourra aligner quatre joueurs de 2m dans le secteur central. Entre Grégory Carnier, Caron, Herbulot, les frères Lamy, on va pouvoir aligner une équipe très grande et très costaude.

– On n’a quasiment pas vu de jeu rapide sur ces matchs de pré-saison alors que c’était votre marque de fabrique auparavant. Une volonté de votre part ?

– Oui et non, c’est une volonté d’avoir une autre option que de jouer la contre-attaque directe systématiquement, qui est notre point fort. Maintenant, si on ne joue pas la contre-attaque directe, on veut être capable de jouer dans le deuxième temps. Par rapport au match de Rouen, on a vu ce soir qu’il y avait du mieux sur le jeu rapide et le jeu de transition mais il faut maintenant trouver la bonne balance entre le trop vite et le pas assez.

– Il vous reste donc encore pas mal de travail pour arriver à exploiter tout votre potentiel…

– Le chantier me parait encore long, malgré l’effectif stable, car on ne veut pas uniquement rester sur nos acquis mais également progresser pour accrocher durablement le top 5. On a beaucoup armé notre attaque placée, on a mis de la viande en défense, on a récupéré Vladimir Perisic dans les buts qui a joué en Liga Asobal et en Champions League et qui va beaucoup nous apporter en plus de Jérémy Hakkar qui a fait une saison énorme l’an dernier… Depuis que je joue à Massy, je crois que c’est la meilleure équipe qu’on n’ait jamais eu sur le papier. Maintenant, il faut que ce potentiel s’exprime et les matchs amicaux n’ont pas confirmé cette impression.

– L’objectif affiché, c’est donc clairement les playoffs ?

– Oui, et si possible de le pérenniser tous les ans, même si on sait que dans le handball en ce moment ça tient à peu de choses. Économiquement et dans plein d’autres domaines, il y a plein de choses qui rentrent en ligne de compte. Mais avec une équipe comme celle qu’on a, on ne peut pas viser autre chose que les playoffs en début de championnat. Si on finit neuvièmes comme la saison dernière, cela sera clairement un échec.

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