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M.Pessoa : “Bucarest, une nouvelle aventure”

Pessoa

A l’automne 2012, Mayssa Pessoa quittait les cages d’Issy-Paris Hand pour rejoindre celles du champion de Russie : le Dinamo Volgograd. Un an et demi après son arrivée en Russie, la gardienne brésilienne évoque pour Handnews le bonheur qu’elle éprouve à jouer au sein du club le plus titré du pays tout en évoquant son avenir qui l’emmènera vers une nouvelle destination, le CSM Bucarest, dès l’été prochain. 

Pessoa 2Handnews : Mayssa, comment allez-vous, là-bas, en Russie? Comment s’est passé votre retour en janvier après votre sacre au Mondial?

Mayssa Pessoa : Ça va bien, tout se passe bien ! Mon club a été très sympa avec moi, mes coéquipières m’avaient même fait une surprise pour mon retour. Lorsque je suis arrivée à la salle, les filles m’ont offert des roses, on a mangé des gâteaux, bu du champagne. Il y avait des ballons aussi ! J’ai pleuré (sourires). Et pendant le championnat du monde, elles m’ont envoyé des messages. Elles étaient avec moi dans le cœur.

HN : Un mois et demi après ce titre, quels souvenirs gardez-vous de votre médaille d’or décrochée en Serbie?

M.P : J’ai beaucoup de souvenirs, mais ce qui me revient vraiment en tête, ce sont les dix dernières secondes de notre finale face à la Serbie (22-21)… Mais il y a aussi le match qu’on a joué face à la Hongrie (ndlr : 33-31 après prolongations en quarts de finale). C’était énorme ! Je suis tellement heureuse de tout ce qu’on a pu faire là-bas. C’est un rêve que nous avons réalisé !

HN : Avec le Dinamo, vous êtes encore engagée dans différentes compétitions pour cette fin de saison. Quels sont les objectifs du club?

M.P : Oui c’est vrai. Nous allons jouer la Coupe EHF contre le Team Esbjerg (aller les 1/2 mars, retour les 8/9 mars). Mais l’objectif du club est de remporter un nouveau titre de champion de Russie.

Piéjos PessoaHN : Vous avez accueilli Katty Piéjos au début du mois de janvier. Comment se passe ta relation avec Katty? Tu peux donc reparler français?

M.P : Ça se passe très bien. Elle est vraiment heureuse, c’est une fille vraiment gentille, avec un très grand cœur. J’espère qu’on pourra devenir championnes de Russie ensemble, on travaille pour ça. Elle est très motivée, c’est une très bonne joueuse avec un énorme palmarès. Maintenant, je n’oublie plus le français, elle m’aide beaucoup !

HN : Petit retour en 2012. Comment ton adaptation en Russie s’est-elle déroulée?

M.P : Aujourd’hui je peux dire je suis vraiment adaptée à la vie russe et à leurs entraînements. Je comprends la philosophie russe maintenant, et eux me comprennent aussi, ça c’est très important. Je commence à vraiment aimer mon club. Les filles sont tellement gentilles, il y a beaucoup de respect entre elles. Ce sont des choses que je n’ai pas forcément vu chez les jeunes joueuses françaises. Ici, elles respectent beaucoup les joueuses plus âgées. Je commence aussi à comprendre le Russe. Je sais parler avec les filles pendant les matchs et les entrainements par exemple. Je comprends l’entraîneur et lui aussi. Dans la vie de tous les jours, je sais appeler le taxi et dire où je veux aller, je connais mon adresse, et je sais parler des choses importantes en langue russe.

HN : Pour le moment, qu’est-ce que cette expérience en Russie t’a-t-elle apporté?

M.P : Cette expérience m’a beaucoup apporté. Je suis prête à vivre et à jouer partout dans le monde maintenant. Je suis plus forte mentalement sur le plan du handball mais aussi vis-à-vis de ma vie personnelle. J’ai beaucoup appris ici. Mais je vis vraiment bien à Volgograd, il y a beaucoup de gens adorables qui sont proches de moi.

HN : Vous dites souvent que jouer en France était un excellent souvenir. Pensez-vous que vous viendrez rejouer en France dans le futur?

M.P : Oui, mes années en France restent de grands souvenirs. Revenir jouer en France un jour, pourquoi pas? J’aime la France, la vie, le handball là-bas…  Mais aujourd’hui je ne peux pas partir en France. Je dois penser à ma carrière, je voudrais jouer les Jeux Olympiques 2016 au Brésil. Je dois bien m’y préparer et aussi continuer à avoir un très bon salaire. J’ai déjà 29 ans.

Logo BucarestHN : Justement, allez-vous continuer à jouer au Dinamo l’année prochain?

M.P : J’adore ce club, j’ai appris à l’aimer, les Russes me respectent beaucoup, non seulement au sein de mon club mais aussi dans toutes les équipes russes ! J’ai appris à aimer ce pays. Vous savez, beaucoup de Russes se battent tous les jours,  je vois que la vie n’est pas aisée pour eux. Mais non, je ne vais pas rester. Je voudrais rester et eux aussi le voudraient, mais je dois partir pour une nouvelle aventure, au CSM Bucarest. Elle me fera encore grandir et me procurera de nouvelles émotions. L’équipe a un grand projet pour l’avenir, avec à sa tête l’entraîneur danois Mette Klit (nldr : ancien adjoint de Jakob Vestergaard), et je jouerai avec d’autres brésiliennes et d’autres internationales, là-bas. Le club veut disputer la Ligue des Champions et remporter le championnat roumain.

HN : Enfin, les JO de Sotchi ont débuté il y a quelques jours en Russie. Allez-vous les suivre?

M.P : J’ai regardé la cérémonie d’ouverture à la télévision, c’était très joli, avec un spectacle qui parlait de l’historie russe en général. J’ai vue des brésiliennes que la fait fait l’histoire sur les JO de Sochi. Je regarde les JO tous les jours à la télé. C’est beaucoup d’émotions. J’adore voir les athlètes se battre pour la médaille d’or. C’est vraiment très beau.

HandNews & CasalHand

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