TDC 2014

Une dotation financière pour les prochaines éditions ?

Crédit photo : Jean-Yves Lhors

Crédit photo : Jean-Yves Lhors

Le Trophée des Champions en Tunisie a été une réussite cette année, avec une salle comble lors des deux journées de compétition. Critiquée la saison passée pour avoir délocalisé la compétition loin de l’Hexagone, la LNH a corrigé les dysfonctionnements rencontrés à Sousse en 2013. Philippe Bernat-Salles, le président de la LNH, fait le point sur cette édition et évoque l’avenir du Trophée des Champions.

Crédit photo : Stéphane Pillaud

Crédit photo : Stéphane Pillaud

Philippe, quel bilan tirez-vous de cette deuxième édition en Tunisie ?

Cette édition confirme les attentes que nous avions. Je suis ravi de l’amélioration et du progrès qu’il a pu y avoir par rapport à la première édition. Ce n’est jamais évident quand vous arrivez dans un pays avec une culture différente et qui ne travaille pas comme vous. Après la première édition, il y avait des réglages à faire. Je suis content de voir la bonne volonté qu’ont mis les organisateurs tunisiens, la fédération tunisienne et les services de la ligue. Le challenge était encore plus grand cette année pour remplir la salle. C’était un gros pari vu que cela avait été assez compliqué l’année dernière. Cela a bien pris cette année, avec 3.500 personnes. Des efforts ont été faits pour abaisser la température dans la salle. Tout cela fait qu’il y a eu plus de points positifs pour cette édition que l’année passée.

Plusieurs entraîneurs ont néanmoins regretté la distance entre l’hôtel et la salle, ainsi que la chaleur …

Quand on vient en Tunisie, on sait qu’il fera chaud. Les joueurs sont des pros et ont fait une préparation en plein été. J’ai fait un peu de sport moi aussi pendant quelques années. Quand tu t’entraînes en été, il fait chaud. C’est un paramètre qui a cependant pu gêner certains. Concernant les distances, il y a 45 minutes de bus pour aller à la salle. Bien sûr qu’il y a certainement des choses à améliorer. Dès la fin du week-end, on va faire un bilan. Tout n’est pas parfait, mais on est dans un cadre qui satisfait les joueurs. Peu importe le domaine, le 100% de satisfaction n’existe pas.

« Tout sauf le Club Med ! »

Canayer 2Patrice Canayer regrettait samedi dans les colonnes de L’Equipe que le cadre fasse davantage penser au Club Med qu’à un début de saison de LNH.

Sur le terrain, j’ai eu l’impression que c’était tout sauf le Club Med. J’ai eu l’impression que les équipes étaient bien en place, avec des matches engagés. Sinon, on n’a qu’à organiser le Trophée des Champions au milieu de l’Aveyron, ou entre Clermont-Ferrand et Brive ! (rires) Il faut savoir ce que l’on veut.

Pourquoi avoir opté pour la Tunisie ?

Lors de l’appel d’offres, il y avait eu plusieurs candidatures. Dans toute compétition, on regarde d’abord l’aspect sportif, et que les conditions soient bonnes pour les joueurs. Il y a un côté pratique, mais aussi économique. A tous niveaux, la Tunisie était le choix le plus intéressant. A travers le Trophée des Champions, cela me fait plaisir de vivre une aventure différente et particulière. Je trouve que cela a un côté positif. Je n’ai rien à y gagner ni à y perdre. D’ailleurs, cela se fait de plus en plus dans d’autres sports. La Tunisie est un pays de connaisseurs lorsqu’on parle de handball. Venir en Tunisie a été une décision concertée avec les présidents de LNH. On est là pour le bien des joueurs et des clubs.

« Un bénéfice entre 40.000€ et 50.000€ »

Venir en Tunisie permet-il à la LNH d’obtenir des rentrées d’argent supplémentaires ?

Le Trophée des Champions en Tunisie permet de rapporter de l’argent, oui. Il ne faut pas oublier que, lorsqu’on organisait la compétition à Monaco, on perdait de l’argent (NDLR : un montant de 80.000 € est évoqué). Les membres de l’organisation en Tunisie sont concernés et motivés. Que ce soit les Ministères ou l’Etat, tout le monde participe à l’évènement. Les partenaires locaux jouent bien le jeu. Il faudra faire les comptes à la fin, mais je pense qu’on peut avoir un bénéfice entre 40.000€ et 50.000€ sur cette édition.

Avez-vous déjà entamé une réflexion pour 2016, à l’issue des trois années de contrat actuelles en Tunisie ?

Non, pas du tout. Nous avons actuellement un contrat de trois ans pour la Tunisie, renouvelable chaque année. Comme on ne savait pas vraiment où on allait au départ, le challenge était un peu osé. La réussite de cette édition laisse présager une troisième saison en Tunisie. On restera peut-être en Tunisie en 2016, ou on ira ailleurs. Aujourd’hui, je n’en sais rien.

« Le tournoi pourrait être primé »

Crédit photo : Jean-Pierre Riboli

Crédit photo : Jean-Pierre Riboli

Tunis accueillera-t-elle l’édition 2015 ?

Il n’y a rien de confirmé pour 2015 par rapport au choix du site de compétition. On va d’abord faire le bilan de cette édition. Pourquoi ne pas refaire une nouvelle année à Monastir. Hammamet et Tunis peuvent aussi être des pistes. L’hôtellerie et le trajet seront notamment à prendre en compte.

Est-il envisagé à l’avenir d’avoir une dotation financière pour le vainqueur ?

Ce tournoi pourrait être primé, dans un ou deux ans par exemple. On pourrait trouver un partenaire qui nous permettrait de primer le tournoi, à hauteur de 200.000€ par exemple. Cette somme serait ensuite à partager entre les différents clubs. Cela deviendra tout de suite beaucoup plus sympa pour les équipes (rires).

D’un point de vue personnel, comment vivez-vous votre rôle de président ?

J’adore ! Je me régale, je prends du plaisir. Le travail à réaliser est très intéressant. Mon rôle est de faire des choses pour que le handball avance. Quand je regarde le dossier des droits télé, j’ai l’impression que les clubs sont ravis. On gagne en visibilité.

Votre mandat arrive bientôt à échéance. Avez-vous la volonté de poursuivre l’aventure en tant que président de la LNH ?

Oui, j’aimerais m’inscrire dans la continuité du travail effectué jusqu’à présent.

7 CommentairesPoster un commentaire

  1. Sasori - le 9 septembre 2014 à 04h01

    Ce que le président fait, je suis content. Un vrai connaisseur, il fait bien sont travail. Ce n'est pas un bureaucrate mais un ancien sportif, rugbyman, se convertisse dans l'affaire sportive. c'est rare de voir ca chez les présidents de Fédé…..

  2. loulou - le 9 septembre 2014 à 04h25

    prochaine édition à Tunis <3

  3. Nicolas - le 9 septembre 2014 à 04h27

    c'etait formidable cette saison à Monastir on compte la prochaine saison en Tunisie aussi :DDDD

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