LFH – TSCVHB

T.Vincent : “Garder la tête haute”

Thierry Vincent

Depuis le début du championnat, Thierry Vincent, l’entraîneur du Toulon Saint-Cyr Var Handball, doit composer avec un collectif miné par les blessures. Il revient pour Handnews sur les difficultés actuelles à gérer un collectif amoindri.

Handnews : Votre club a choisi de communiquer hier sur les différentes blessures qui touchent actuellement vos joueuses. Pourquoi?

Thierry Vincent : En ce moment, on entend un peu tout et son contraire sur nos absentes et les blessures de nos joueuses. On a juste voulu faire un état des lieux de la situation actuelle pour mettre les choses au clair. On entend dire que nos blessures pourraient être dû à la préparation physique. Mais, un nez cassé (Mélody Serna), je doute que ça soit à cause de ça…

HN : Comment vivez-vous toute cette avalanche de pépins physiques?

T.V. : Très difficilement… On savait qu’on allait avoir un mois de septembre compliqué. Je crois qu’on aurait pu faire mieux à Fleury (20-21) mais on a raté trop de choses. Contre Metz (16-35), ça n’a pas été facile à vivre… Elles nous sont supérieures, bien sûr, mais pas à ce point là. Lorsqu’on fait face à des soucis comme ça, il faut juste continuer à travailler et à construire. Il faut garder la tête haute malgré ce mois délicat.

Dounia Abdourahim

Crédit photo : LFH / Pillaud

HN : Est-ce que vous allez devoir attendre plus, peut-être plus tôt que prévu, de certaines de vos joueuses désormais?

T.V. : Le problème est que c’est un peu la quadrature du cercle. Nous n’avons pas un effectif pléthorique donc nous tirons toujours sur les mêmes. Et, si on tire sur les mêmes, elles ont plus de chances de se blesser. C’est une mauvaise spirale. Face à cette situation, on est tout de même obligé de faire jouer des filles pendant une heure alors qu’elles ne devraient pas forcément : Sanne Van Olphen revient des JO, Dounia Abdourahim revient de blessure… On demande trop de choses, trop vite, à plusieurs joueuses. Dans toutes nos blessées, on pensait aussi qu’Olivera Jurisic serait rétablie plus tôt. Et Laurene Catani, qui fait d’énormes progrès constamment, se retrouve avec une béquille alors qu’on pensait qu’elle pourrait prendre encore plus de volume au vu du peu de joueuses disponibles. Du coup, on sollicite aussi des joueuses très jeunes. On n’est pas bien, c’est clair.

HN : Pensez-vous à recruter un joker médical?

T.V. : On y réfléchit franchement… Ou pourquoi pas mettre une joueuse à l’essai. Financièrement, on peut se le permettre. Mais, ça me laisse tout de même perplexe car, lorsque mon équipe sera au complète, je pense qu’elle sera l’une des meilleures que Toulon n’ait jamais eu.

HN : On a l’impression que le TSCVHB est poursuivi par un chat noir…

T.V. : Ça fait deux ans que ça dure, qu’on s’interroge. On a fait X réunions avec le club, la mairie… On a délocalisé des entraînements pour avoir des sols plus souples, on a étoffé notre staff médical. Mais nos blessures ont eu lieu au Palais des Sports où le sol est parfait ou bien à l’extérieur. Mais on ne veut pas se cacher derrière ça.

HN : Vendredi, vous réceptionnez Nice. Qu’attendez vous de cette rencontre?

T.V. : Plus que le résultat, il faudra que les joueuses mettent la manière. On doit jouer la tête haute et ne pas baisser les bras comme on l’a fait face à Metz contre qui on a pris l’eau et, lorsque la digue a lâché, personne n’était là pour colmater les trous. On a les compétences pour faire quelque chose face à Nice mais l’état d’esprit sera très important.

Propos recueillis par Clément Domas

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