LdC (F) – Final4

Une première et des regrets…

Pour sa première participation à un Final Four, Metz n’a pas pu refaire le retard concédé en première période face à Rostov (25-27, FM). C’est donc le coeur plein de regrets que les filles de Manu Mayonnade ont quitté la Papp Laszlo Arena, mais aussi avec l’envie d’aller chercher une troisième place face à Vipers (dimanche 15h15).

L’histoire aurait pu être belle pour les Messines mais ce qu’on retiendra avant tout de ce premier final four, c’est une mi-temps ratée. Une mi-temps qui coûte cher quand on fait les comptes. Des échecs sur des immanquables qui n’ont épargné personne, des oublis sur des choses qui pourtant étaient clairement identifiées avant la rencontre. Comme les départs d’ailières que Manu Mayonnade regrettait. « On ne s’est pas fait attraper sur des choses qu’on ne maîtrisait pas. Les rentrées dans le dos étaient inscrites en premier dans mon power point de début de match » nous avouait le coach messin. Et pourtant, difficile d’expliquer ce qu’il s’est passé sur le parquet de la Papp Laszlo Arena tant on a eu du mal à reconnaître le Metz handball qu’on avait plus souvent l’habitude de voir rayonnant sur la scène européenne. « Ce soir je suis désolé pour les amoureux du handball et de cette première mi-temps indigne de ce qu’on sait faire et de ce qu’on a fait depuis le début de l’année » s’est excusé Mayonnade en conférence de presse d’après match. « Le mot est fort mais je n’agresse personne. On n’est pas forcément dans la commande de ce qu’on veut dès le départ, on patauge un peu on n’est pas dans le combat ».

Est-ce qu’il faut voir dans ces approximations de début de rencontre un peu d’appréhension et de manque d’expérience de cet événement particulier ? Personne n’a voulu trouver cela comme excuse, Grâce Zaadi en tête. « A aucun moment nous avons préparé ce final four en tant que débutantes. Je pense qu’on a fait une bonne saison en Ligue des Champions et je n’ai pas envie de mettre cette défaite sur le manque d’expérience » expliquait la capitaine messine quand Manu Mayonnade nous avouait qu’il serait « difficile de faire croire le contraire ce soir ». Beaucoup d’explications que l’on cherche, surtout qu’en face, Rostov ne faisait pas figure d’épouvante et laissait des occasions de revenir. Les onze pertes de balle des Russes en première période  (et les dix de la seconde) auraient pu permettre aux Messines de rentrer au vestiaire avec un écart moindre (8-15, MT).

Il y avait pourtant la place…

C’est finalement ce qui est certainement le plus rageant. Parce qu’après cette première mi-temps ratée, Metz a su trouver les ressources pour finalement retrouver son jeu, sans pour autant que Manu Mayonnade n’ait à donner de la voix dans le vestiaire à la pause. « Je leur ai simplement dit qu’on reviendrait tranquillement qu’on n’était pas à notre niveau, qu’on avait raté beaucoup de tirs. Je voulais juste qu’on soit capable de voir tous les décalages qu’il y avait dans ce qu’on s’était dit et ce qu’on a fait. C’était loin d’être la mi-temps la plus agitée que Metz handball ait connue depuis un moment ». C’est donc simplement en retrouvant son jeu, que les Lorraines ont réussi à refaire leur retard petit à petit, jusqu’à cette première balle pour revenir à une longueur et cet échec de Xenia Smits sur la barre de Mayssa Pessoa (16-18, 42e). Puis il y en a eu trois autres qui auraient pu créer un déclic mais qui n’ont pas été converties. « On n’arrive pas à passer au moins un et je pense que si on passe on gagne le match et pourtant on a eu les ballons plus d’une fois. On n’a pas réussi à trouver le but à ce moment-là et c’est ce qui nous a manqué » reconnaissait Laura Flippes qui se remettait tout juste de ses émotions. L’apprentissage aura donc été douloureux pour Metz qui avait pourtant les moyens de rejoindre Györ en finale et qui devra se trouver des ressources très rapidement, après avoir essuyé ses larmes qui ne laissaient pas sans peine (25-27, FM). « Le match de demain est hyper important. On ne va pas repartir d’ici avec une quatrième place, affirmait Béatrice Edwige. On veut repartir de là en étant sur le podium, on le mérite. C’est peut-être notre premier Final four et on a un super collectif et maintenant on a envie que d’une chose c’est d’être troisième. Ce soir je suis très déçue, je ne veux pas dire effondrée mais je m’en veux de cette première mi-temps. J’ai juste envie de rentrer et de penser à autre chose même si je sais que ce match va me hanter. Que demain quinze heure arrive vite et qu’on puisse rejouer ».

De Budapest, Maxime Cohen.

Metz – Vipers Kristiansand 15h15 – beIn Sports 3

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7 CommentairesPoster un commentaire

  1. Sasori9 - le 11 mai 2019 à 22h26

    Ce n'est pas le moment de parler le regret ou quelque chose comme ca. On n'a pas le temps parce que demain il y a la troisième place à jouer !!

  2. rkj4 - le 12 mai 2019 à 01h09

    Dommage tous ces échecs au tir en 1ere mi-temps. Parce que tactiquement Metz n'avait rien à envier aux Russes. J'ai dû quitter le match vers la 45e minute, mais j'ai vraiment l'impression que c'est en 1ere mi-temps qu'elles ont laissé passer leur chance. Les Russes n'avaient rien d'irrésistible, à condition de ne pas gâcher trop de tirs à priori faciles.

  3. Bribrihandball - le 12 mai 2019 à 08h55

    Je ne comprends pas le choix d’arrêter la strict sur Viakhierva. Le choix tactique est fait en début de seconde mi-temps. Ça porte ses fruits, les russes sont à la peine pour marquer, les françaises reviennent petit à petit. Puis après un temps mort, elle n’est pas maintenue. Dans les 10 dernières minutes Viakhireva est directement impliquée sur 6 buts (3 passes décisives et 3 buts). Si l’on tient compte du fait que Rostov ne marque que 12 buts en deuxième, alors oui, il y a de quoi avoir des regrets car, malgré la première mi-temps désastreuse, la solution semblait avoir été trouvée pour faire déjouer les russes…

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