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Elohim Prandi : "Ils avaient plus envie que nous, ils étaient mieux préparés"

Battus lourdement par Pick Szeged (25-35) à Coubertin, les Parisiens quittent la Ligue des Champions dès les huitièmes de finale. Une immense désillusion pour un club qui visait le Final Four. Après la rencontre, Elohim Prandi et Luc Steins ont livré leurs réactions à chaud où leur frustration tempère avec la satisfaction de Jérémy Toto.
Dès le coup de sifflet final, le constat était unanime dans le camp parisien : Szeged a mérité sa victoire. "Ils avaient plus envie que nous, ils étaient mieux préparés", admet Elohim Prandi, lucide sur la prestation de son équipe. "On a fait les mêmes erreurs qu’à l’aller, puissance 10 000 ici."
Luc Steins, lui, n’a pas caché son immense frustration. "J’ai prolongé pour me battre pour la Ligue des Champions, et là, on a déjà tout perdu." Dégoûté, il pointe un match où rien n’a fonctionné : "On rate presque tous nos tirs, on fait trop d’erreurs… À partir de la 15' minute, on n’était plus là. "

En face, Szeged a livré une prestation de très haut niveau, comme le souligne Jérémy Toto, pivot du club hongrois. "On a montré un état d’esprit incroyable. On sortait d’une semaine compliquée après une défaite en championnat, et on a su rebondir ensemble." Habitué aux confrontations face au PSG, il avait prévenu ses coéquipiers de l’intensité attendue. "Je leur avais dit que ça allait être chaud, mais on a maîtrisé le match de A à Z."
Une élimination qui laisse des traces
Cette sortie prématurée marque un nouvel échec pour le PSG en Ligue des Champions. "On a un sentiment que cette année, c’était compliqué", concède Prandi. Quatre défaites à domicile et une incapacité à élever son niveau dans les moments clés ont condamné Paris. Pour Steins, cette défaite risque de peser longtemps: "Elle fera mal longtemps, c’est dur à cicatriser."
De son côté, Jérémy Toto savoure cette qualification historique avec Szeged. "C’est une sensation incroyable. On voulait renverser la tendance après notre frustration du match aller, et on l’a fait de la plus belle des manières." Désormais, son équipe se projette vers les quarts de finale, avec un défi de taille face au Barça. "Si on est là, c’est qu’il faut nous prendre au sérieux."
Un avenir à reconstruire
Au-delà de l’échec sportif, ce revers symbolise aussi la fin d’un cycle. "Il va y avoir des départs, des arrivées, un nouveau coach, un nouveau système", annonce Prandi. Raúl González quittera son poste après six saisons, ouvrant la porte à une nouvelle ère.
À Coubertin, Aurélien Fort