EL (M)
Montpellier en démonstration face à Elverum

Après la trêve internationale, Montpellier, finaliste la saison dernière, retrouve l’Europe avec la réception des Norvégiens d’Elverum en huitième de finale aller de l’European League. Erick Mathé récupère son arrière droit brésilien Bryan Monté et dispose d’un effectif quasi complet, seul Lucas Pellas, blessé de longue date, manquant à l’appel. L’objectif est de faire la différence avant le déplacement, dans une semaine, à la Terningen Arena. Méfiance toutefois face à une formation scandinave redoutable, portée par deux des six meilleurs buteurs de la compétition, le demi-centre hongrois Péter Lukacs (64 buts à 66 %) et l’ailier droit norvégien Kevin Gulliksen (71 buts à 79 %), aux côtés de l’ancien Parisien Dominik Mathé.
Charles Bolzinger, auteur de belles performances avec l’équipe de France durant la trêve, se met en évidence d’entrée en détournant le premier jet de 7 m dès la première minute. Dans la foulée, Casado trouve Lenne pour ouvrir le score, avant que Thurin ne fasse le premier break (2-0, 3'). Solost trompe Bolzinger sur un nouveau jet de 7 m et permet aux Norvégiens de débloquer leur compteur (2-1, 4').
Bolzinger monte en température et met en échec les joueurs d’Elverum, permettant à Montpellier d’accélérer et de creuser l’écart grâce à Lenne, Balaguer et Simonet, forçant Borge Lund à poser son temps mort avant même les dix minutes de jeu (7-1, 9'). L’ancien Parisien Mathé échoue deux fois de suite sur un Bolzinger impérial, mais Matic finit par tromper le gardien français pour mettre fin à la disette norvégienne (7-2, 12').
L’attaque d’Elverum ne trouve toujours pas de solution face à la défense montpelliéraine et Balaguer se régale d’un magnifique lob sur Frisk. Montpellier ne relâche pas le rythme et Porte conclut une montée de balle d’une belle roucoulette, poussant Borge Lund à poser son deuxième temps mort après seulement 17 minutes (11-2). Mathé trouve la transversale à la reprise et Monte offre le but du +10 à Montpellier (12-2, 18').
Gjerdalen, puis Mathé, marquent enfin en profitant d’une supériorité numérique, ce qui pousse Erick Mathé à poser son temps mort (13-4, 20'). Elverum passe au jeu à sept et inflige un 4-0 à Montpellier, avant que Thurin ne transforme un jet de 7 m (14-6, 23'). Chehri inscrit son troisième but consécutif, mais Thurin répond sur un nouveau jet de 7 m obtenu par Moraes (15-7, 25').
Gjerdalen, puis Thorisson, profitent de pertes de balle montpelliéraines pour réduire l’écart (15-9, 27'). Casado, puis Balaguer, profitent du jeu sans gardien d’Elverum pour marquer dans le but vide, et Bolzinger s’interpose une nouvelle fois juste avant la sirène pour permettre à Montpellier de mener à la pause 17-9.
Bolzinger intraitable
Bolzinger redémarre comme il avait commencé la première période en détournant un nouveau jet de 7 m, avant que Balaguer ne conclue sur son aile (18-9, 33'). Le rythme s’emballe et les deux équipes se rendent coup pour coup, Gjerdalen répondant à Casado, mais Montpellier garde une avance confortable (21-13, 35'). Gjerdalen inscrit son cinquième but, profitant des deux minutes infligées à Lenne, mais Bolzinger s’interpose encore à deux reprises avant que Porte ne redonne huit longueurs d’avance aux siens (22-14, 38').
Les défenses durcissent le ton. Porte, Toft, puis Lenne sont exclus successivement, ouvrant des espaces dont profitent Thurin et Luckas (23-15, 40'). Le duel à distance se poursuit, avant que les pivots Gjerdalen et Moraes ne se répondent pour maintenir l’écart (25-17, 44').
Montpellier appuie de nouveau sur l’accélérateur. Villeminot conclut une montée de balle, Bolzinger écoeure Mathé, puis Plantin et Thurin font repasser l’écart au-dessus des dix buts, forçant Borge Lund à arrêter le jeu (28-17, 48'). Malgré la réaction de Thorisson, Plantin et Monte portent l’avance à son maximum (30-18, 50').
Gulliksen tente de relancer les siens avec deux réalisations consécutives, mais Monte et Moraes répondent immédiatement. Plantin inscrit ensuite le but du +13 à l’entrée du money-time (34-21, 54'). Gjerdalen, impeccable avec un sans-faute (7/7), profite d’une supériorité numérique pour marquer, avant le temps mort d’Erick Mathé (34-22, 55').
La fin de match est maîtrisée. Gulliksen marque dans le but vide, Moraes ajoute une nouvelle réalisation (35-23, 58'), puis Luckas transforme un jet de 7 m dans la dernière minute. Thurin lui répond dans l’exercice pour sceller définitivement la rencontre (36-24).
Montpellier s’impose largement, porté par un Bolzinger des grands soirs, et prend une option très sérieuse sur la qualification avant le déplacement en Norvège mardi prochain. Les hommes d’Erick Mathé ont fait un grand pas vers les quarts de finale où se dressera le Vardar Skopje.