USA
Las Vegas annulé : les clubs masculins furieux demandent des comptes
Le choc est brutal. Quelques mois après l'annonce en grande pompe d'un tournoi de prestige à Las Vegas, PRO Handball USA a décidé de délocaliser l'événement vers l'Europe. Une décision que les quatre clubs masculins participants — les Füchse Berlin, l'HBC Nantes, Aalborg Håndbold et Pick Szeged — n'ont visiblement pas acceptée, loin de là.
Selon les informations de Handball-World, les clubs masculins n'auraient pas été informés de cette décision avant son annonce publique. Pire encore, ils auraient appris la nouvelle au même titre que le grand public, sans concertation préalable, sans dialogue, sans accord. Un affront difficilement acceptable pour des organisations qui avaient intégré ce déplacement américain dans leur planification sportive et logistique pour l'été 2026.
Un tournoi aux USA où rien !
Bob Hanning, directeur général des Füchse Berlin et l'une des chevilles ouvrières du projet, n'a pas mâché ses mots. Il indique clairement ne pas avoir donné son accord à cette délocalisation. Sa réaction résume à elle seule l'état d'esprit général des clubs masculins : ce n'est pas le tournoi qu'ils avaient accepté de disputer, et un événement en Europe n'est pas une alternative recevable.
La position des clubs est cohérente. Ils avaient dit oui à Las Vegas. Pas à un tournoi de plus sur le vieux continent. Pour des équipes qui évoluent toute la saison en Europe, traverser l'Atlantique représentait précisément l'attrait de l'aventure : la dimension inédite, le rêve américain, l'ambition de conquérir un nouveau public en vue des Jeux Olympiques de Los Angeles 2028. Remplacer Las Vegas par une ville européenne, c'est tout simplement vider le projet de sa substance.
La pression est donc désormais entièrement sur les épaules de Mads H. Winther, le PDG de PRO Handball USA. Lui qui invoque un environnement politique imprévisible entre les États-Unis et l'Europe pour justifier cette volte-face devra maintenant trouver les mots — et les garanties — pour convaincre des partenaires qui se sentent floués. Car sans les clubs masculins, il n'y a pas de tournoi. Et sans confiance, il n'y a pas de projet.