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Un premier pas vers Rio

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Semaine internationale allégée pour les Experts qui, à contrario de la majorité de leurs traditionnels adversaires, n’ont pas à participer à un tournoi de qualification Olympique. Ils retrouveront le public français demain après-midi à Toulon, pour y affronter la Hongrie (16h30).

On les a vu au golf, au FootGolf, mais rassurez-vous, Thierry Omeyer et ses copains n’ont pas l’intention de changer de sport alors que les Jeux Olympiques se profilent. Mais, alors que le calendrier de cette semaine internationale est allégé, les joueurs de l’équipe de France ont pu souffler un peu pour leurs premières retrouvailles après la cinquième place de l’Euro polonais. L’occasion de discuter mais aussi de refaire du jus alors que les échéances vont s’accumuler jusqu’à la fin mai. “On se dit depuis le début de la semaine qu’on pourrait être engagé dans un TQO avec la peur et l’angoisse sur nous” dit Claude Onesta sur le site des Experts. “Tout compte fait, c’est bien d’avoir gagné le droit d’éviter ces tracas car cela nous offre une semaine organisée différemment avec du temps pour discuter, nous retrouver et travailler. C’est un privilège de vivre une semaine comme celle là.” Tous ceux qui étaient en Pologne ont fait le déplacement en Corse, où les Français ont commencé leur stage en milieu de semaine, avant de rallier le continent hier. Tous, sauf un, Nikola Karabatic, exempt pour cause de paternité.

Sans réflexion, pas de succès à Rio

Equipe de France (France)Mais si l’ambiance était à la franche rigolade ce matin, ce n’est pas non plus le Club Med et la semaine a été mise à profit pour trouver les raisons de l’échec polonais. Et, si Claude Onesta ne grimpait pas aux rideaux fin janvier, il n’a pas changé d’avis ces jours-ci : la maison française ne brûle pas, loin s’en faut. “Personne ne nous en veut. On nous dit que ce n’est pas grave, que le rebond sera d’autant plus merveilleux” rapporte Claude Onesta, encore sur le site des Experts. “Le message du staff est que l’hypothèse du rebond nous intéresse mais de rebond il y aura seulement si l’analyse est effectuée sans concession.”
Cette analyse mènera-t-elle à un grand chambardement ? Certainement pas, mais la semaine a quand même été utile pour corriger certaines attitudes aperçues en Pologne et pour essayer de trouver des solutions. Car sans réflexion, de succès à Rio il n’y aura pas point, mais on peut compter sur l’expérience du sélectionneur de l’équipe de France pour mettre tout le monde sur le droit chemin. “Après avoir identifié un certain nombre de choses qui n’avaient pas fonctionné, nous avons consacré du temps sur le jeu, l’organisation des stratégies, la variabilité des solutions…” résume-t-il, avant d’affronter la Hongrie demain au Palais des Sports de Toulon. Luka Karabatic sait qu’il faudra en tout cas retrouver une certaine solidité défensive : “Il y des ajustements collectifs à faire sur la défense” ne cache-t-il pas sur le site des Experts. “Il faut retrouver la solidité défensive de la 6-0 qui a fait notre force et trouver le juste milieu avec l’alternance de la 5-1.”

La Hongrie a rappelé ses vieux grognards

Crédit photo : EHF

Crédit photo : EHF

Si les bleus pansent leurs plaies de l’Euro, les Hongrois en sont à la chirurgie lourde. Talant Dujshebaev, dans la foulée de la douzième place acquise en Pologne, a été débarqué, tandis que c’est Javier Sabaté, l’actuel coach de Veszprem qui l’a remplacé début mars. Avec un objectif simple, se qualifier pour le Mondial 2017, alors que se profile un barrage au mois de juin face à la Serbie. En trois mois, pas le temps de changer le visage de l’équipe, et le technicien espagnol en est pleinement conscient : “Pour moi, la tâche la plus importante est de développer, offensivement et défensivement, un système simple que tout le monde apprend vite. Mais heureusement, j’ai de bons joueurs à ma disposition et cela ne sera pas un problème” nous disait-il hier. Néanmoins, il a changé la moitié de l’effectif présent en Pologne en janvier. Exit les jeunes Richard Bodo (Arr G), Rudolf Faluvegi (DC) ou Akos Pasztor (Ail D), retour des anciens à la barre ! Avec en tête d’affiche, Nandor Fazekas, 39 ans et 219 sélections dans les buts, qu’on n’avait plus vu sous le maillot bordeaux depuis les JO de 2012. Gabor Csaszar (Schaffhausen, ex-PSG), Zsolt Balogh (Szeged) ou encore Maté Lekai (Veszprem) sont de retour, tout comme l’ailier gauche Tamas Ivancsik (Elverum), rappelé après deux ans d’absence et qui ne tarit pas d’éloges sur son nouveau sélectionneur : “Cela va être compliqué pour lui en si peu de temps, mais c’est un excellent entraineur, je l’ai déjà connu à Veszprem. Il essaye de mettre en place l’équipe la plus forte et de se battre avec”. Si la France a encore un peu de temps devant elle, mais pas trop, la Hongrie, elle, voit le sablier s’égrener plus rapidement qu’elle ne l’aimerait…

FRANCE – HONGRIE, en direct le 09.04 à 16h30 sur beIN Sports 3

Kevin Domas

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