EdF (F) – 1/4

Maintenir le cap pour filer vers Hambourg

L’Équipe de France affronte ce soir le Monténégro en quart de finale du mondial. Face à un adversaire bien rodé, alliant jeunesse et expérience, les Bleues devront continuer à afficher le même sérieux et la même maîtrise qu’affichées contre la Hongrie dimanche (29-26). Pour voguer vers Hambourg où se disputera le carré final de cette compétition.

Passé de justesse en huitième de finale du mondial, le Monténégro se retrouve en quart de finale d’un mondial après avoir battu la Serbie (31-29). Huitième de la précédente édition, ce petit état des Balkans, dont la superficie est à peine plus grande que l’Île-de-France, est en quête d’une nouvelle médaille après ces deux breloques décrochées en 2012. “Cette sélection a changé d’entraîneur (ndlr : Dragan Adzic a laissé sa place à Per Johannson) avec des anciennes qui ont obtenu gain de cause, souligne Olivier Krumbholz. Elles sont sur une énergie très positive depuis le début de la compétition.”

Les anciennes, ce sont Katarina Bulatovic, Jovanka Radicevic ou Milena Raicevic, trois joueuses au palmarès long comme le bras. “Mais ce serait une erreur de penser que cette équipe n’a qu’une ou deux joueuses, avertit le sélectionneur français. La plupart des joueuses jouent ensemble en club à Buducnost Podgorica (ndlr : neuf sur seize). Elles disputent ensemble la Champion’s League, ce qui signifie qu’une Monténégrine de 18 ans a plus d’expérience qu’une Française à son âge.” Itana Grbic, demi-centre de 21 ans ou Tatjana Brnovic, pivot de 19 ans, en sont les parfaits exemples depuis le début de la compétition.

En face, une gardienne bien connue

Parmi les Monténégrines évoluant à l’étranger, Marina Rajcic est la seule à jouer dans le championnat français. Gardienne de Metz Handball, auteure d’un très gros début de saison en Lorraine, elle affrontera cinq de ses partenaires de club contre la France. “De toute manière on sait que Marina sera très bonne quoi qu’il arrive, prévient Manon Houette, l’ailière gauche tricolore. Elle réalise un très bon Mondial et je la connais, elle est très souvent au rendez-vous et passe rarement au travers. Il y aura forcément un duel psychologique entre elle et nous, mais à nous de nous montrer meilleures.” Le duel psychologique, formulation qui revient dans toutes les bouches des Dragonnes de Metz : “face à elle, il faudra le gagner”, appuie Grace Zaadi.

Poursuivre la bonne dynamique offensive

Après des débuts compliqués en attaque, le niveau de jeu d’attaque de l’équipe de France continue de progresser au fur et à mesure de la compétition. 25 buts contre l’Espagne, 26 contre la Roumanie, 29 contre la Serbie… Le ratio augmente et la qualité aussi. “La grande et très bonne nouvelle, c’est la qualité du jeu produit par Grace Zaadi, développe Olivier Krumbholz. On lui a donné les clés du camion et elle est aujourd’hui presque meilleure que lorsqu’elle évolue à Metz. Elle est en réussite au tir, elle a énormément progressé en défense. Elle a pris confiance en club et cela se ressent en équipe de France. Camille Ayglon-Saurina a été excellente face à la Serbie tout en étant très lucide. Estelle Nze Minko, même si elle a moins joué avant-hier, sera amené à avoir un rôle décisif par la suite. Aussi, Alexandra Lacrabère savait qu’elle devait augmenter son niveau de jeu en huitièmes et c’est ce qu’elle a fait.”

Sur les ailes, Manon Houette, Siraba Dembele, Blandine Dancette et Laura Flippes ont elles-aussi encore élevé leur niveau de jeu d’un cran tandis que Laurisa Landre, touchée à la cuisse lors du dernier match de poule, a parfaitement répondu présente. “Je n’ai pas peur que les Monténégrines cherchent à couper ma relation avec le pivot, avance Grace Zaadi. Si elles le font, cela voudrait dire que la défense se tasse et que nos arrières auront plus de solutions de tirs de loin. On trouverait d’autres solutions et je pense qu’on en a pour toutes les situations. On est un groupe homogène : on tire de loin, on déborde…”

La fraicheur sera côté français

Annoncé en début de compétition, l’un des objectifs du staff français était d’arriver avec un maximum de fraîcheur sur les matchs couperets. Si les multiples rotations réalisées en début de compétition ont parfois pu déstabiliser le groupe, cette habitude est aujourd’hui mieux maîtrisée et porte ses fruits. “Le maitre mot en début de compétition était de préserver les organismes en faisant beaucoup de rotations, pour monter en puissance et être meilleure au fil de la compétition, explique Manon Houette. Même si les ailières avions déjà l’habitude de partager le temps de jeu, c’est surtout le cas pour la base arrière. Ce principe nous permet de rester dans un état de fraicheur maximal.”

Si l’immense majorité des Françaises a disputé entre 2h30 et 3h30 de match depuis le début de compétition, le staff monténégrin a énormément tiré sur les mêmes joueuses. En six matchs, soit 6h passées sur le parquet, Katarina Bulatovic a joué 5h32 et Jovanka Radicevic 5h24. Les autres habituées du 7 de départ cumulent près de 4h de jeu au total. “Au niveau de l’énergie, je crois que l’équipe est pas mal, avance Olivier Krumbholz. On a beaucoup travaillé pour permettre aux filles d’arriver dans les meilleures conditions à ce niveau de la compétition. J’espère qu’on maintiendra encore un niveau élevé pendant 60 minutes”.

Une heure de navigation qui pourrait emmener les Bleues vers le grand port de Hambourg.

Mondial 2017 – Quart de finale
France – Monténégro, mardi 12 décembre à 20h45 à Leipzig, sur @handnews_live, TMC et beIN Sports 1

A Leipzig, Clément Domas (avec M.Cohen)

5 CommentairesPoster un commentaire

  1. damoscou - le 12 décembre 2017 à 12h06

    Le sélectionneur avait raison, il valait mieux se mesurer a la Roumanie qu'à la Norvège. Car effectivement il aurait eu mal à la tête, pire les filles auraient pu lui chiper son téléphone portable. A quoi tient une reconnaissance!!!!!!!

  2. Averell - le 12 décembre 2017 à 12h53

    Si l'auteur de l'article pouvait remplacer Serbie par Hongrie, ca gagnerait en exactitude 🙂

  3. Pseudo - le 12 décembre 2017 à 13h07

    Comme le dit Krumbolz, Nze Minko a encore été assez discrète mais on gagne quand même ! Tout ça pour dire qu’avec Nze Minko et Pineau discrètes, il y a un vrai potentiel pour monter encore en dangerosité sur la base arrière pour les prochains matchs qui demanderont, en plus de la qualité de nos joueuses, l’expérience de nos cadres qui sont du coup en pleine forme (mais peut être pas en pleine confiance : À voir ce soir !)

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