EDF U20

Les Bleuettes en marche vers le Mondial

Crédit: FFHandball / Stéphane Pillaud

Avant l’équipe de France A, ce sont les U20 qui ont chauffé le parquet du Palais des Sports de Pau. Opposées à Bera Bera (D1 Espagnole), les protégées d’Eric Baradat ont terminé leur stage de préparation au mondial par une courte victoire (18-16).

Crédit: FFHandball / Stéphane Pillaud

Souvent dans l’ombre de leurs ainées, les jeunes de l’Equipe de France U20 ont été mises en avant, à Pau, où les Bleues jouaient face au Brésil (24-24). Elles ont joué en lever de rideau, dans une salle qui se remplissait peu à peu, face à l’équipe espagnole de Bera Bera, troisième du championnat de D1 espagnol. Dans un match très serré, elles ont clôturé ce stage de préparation au mondial en Hongrie, par une victoire, 18-16. « Le contenu comptait beaucoup, plus que le résultat. Je pense qu’en première mi-temps on a été en difficulté défensivement donc ça posait un peu problème. On a régulé le travail des postes 3 qui devaient prendre plus de profondeur pour que les postes 2 aient un peu moins de difficultés et moins d’espaces à gérer. Avec le temps on a réglé ce problème et on a progressé tout au long du match » analysait Melvine Debba. La jeune ailière d’Issy-Paris a beaucoup été sollicitée, surtout en montée de balle où elle a été précieuse (5/6 au total). Une victoire compliquée qui n’a pas satisfait le coach, Eric Baradat, qui sait que son équipe, championne d’Europe en titre, vaut largement mieux. « Je trouve que c’est une bonne semaine de travail mais un match poussif. Je nous ai trouvés peu inspirés, lents, très peu adroits au tir. On s’en est sorti uniquement parce qu’on a des bases défensives solides. C’est un match qui n’est vraiment pas satisfaisant et vraiment pas abouti » analysait-il « ce n’est pas satisfaisant d’avoir un tel niveau offensif, on est capable de tellement mieux. Je sais que cette équipe-là vaut beaucoup mieux que ce qu’elle a produit aujourd’hui. Je sais que toutes les filles diront qu’elles ne sont pas satisfaites de leur prestation offensive. On gagne parce qu’on a une organisation défensive qui nous permet de revenir à des bases. Le point de départ de la préparation, au niveau offensif, est triste ». Ce collectif bourré de talents ira, du 1er au 14 juillet en Hongrie, tenter d’enlever son titre à la Russie.

Une marche à gravir rendue concrète

Crédit : EHF/Sasa Pahic Szabo

Si pour l’instant, leur principale préoccupation reste ce championnat du monde, pour bien terminer l’aventure en junior, certaines peuvent déjà entrevoir l’Euro en France avec les A au mois de décembre. On a déjà vu Jannéla Blonbou partir en tant que 17e joueuse en Allemagne lors du mondial. « On regarde beaucoup ce qui se fait. Elles sont toutes candidates pour l’accession en France A. Pour l’Euro on fera la meilleure équipe possible, il y a des talents dans cette équipe » indiquait Olivier Krumbholz qui ne ferme aucune porte. Une marche importante à franchir que les staffs leur ont fait entrevoir, l’espace d’un entraînement commun avec leurs ainées, le samedi. « C’était un entrainement sympa, on s’est mélangées et on a mis le collectif junior en face du collectif de l’équipe de France A. Il y a une marge de progression pour nous, pour elles c’était un entrainement normal. C’était sympa de pouvoir envisager la marche qu’il nous reste à gravir pour arriver à leur niveau » expliquait la gauchère d’Issy-Paris. Toucher du doigt un objectif pour tenter de l’atteindre, certaines auront certainement une carte à jouer sur le début de saison prochaine pour l’Euro à la maison. Cette équipe de France, qui l’a déjà montré en Allemagne, est prête pour accueillir de nouvelles jeunes pousses pour préparer l’avenir mais surtout pour apporter de leur fraicheur sur le terrain pendant la compétition. « Il y a une communauté d’esprit et d’idée sur ce qu’on veut faire. On a l’idée d’associer, que ce soit dans les projets de jeu et dans le fonctionnement, France A et ce collectif qui en est le plus proche. Comme il se trouve qu’on a une bonne génération, avec des joueuses qui ne sont pas très loin et qui jouent en d1, en fonction de leur évolution, de ce qu’elles vont faire cet été en préparation, elles peuvent éventuellement toquer à la porte. Olivier mettra sur le terrain les gens qui méritent d’y être, il n’y aura pas d’acquis. Il est évident que celles qui y sont déjà ont un temps d’avance. Mais on peut imaginer qu’une ou deux joueuses qui étaient sur le terrain en lever de rideau soient à l’euro » concluait Eric Baradat. Un travail d’équipe entre les deux staffs qui sont très proches, un élément qu’Olivier Krumbholz juge « fondamental » pour pouvoir préparer au mieux l’avenir de l’Equipe de France A.

De Pau, Maxime Cohen.

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