Interpôles (M)

Découvrir, apprendre et tester

Crédits : Aura/R. Capra

Du 5 au 10 mars se sont déroulés les interpôles masculin à Vaulx-en-Velin. Un lieu historique qui a déjà accueilli l’événement de 2007 à 2013, mais le redécouvre sur une forme nouvelle. L’occasion aussi pour les pôles de se tester à haut niveau face à des pairs sur une semaine.

Sélection Antilles – Crédit : aura handball

On voit tous les minots de notre pays, ça donne une belle image de notre vitalité, j’adore ça.” Le sélectionneur de l’équipe de France jeune Eric Quintin ne cache pas son plaisir d’être au cœur de cet événement. Pour lui, c’est aussi un moment phare avant les derniers tours de sélection vers l’Euro U18 qui aura lieu en Croatie du 9 au 19 août : “On ne connaît pas encore tous les joueurs, on en voit des nouveaux, c’est très agréable et très intéressant.” La présence étrange de deux équipes étrangères avec la Belgique et le Luxembourg est une innovation qui plaît aussi : “C’est pas mal ! C’est deux équipes de haut niveau, pour les joueurs c’est aussi l’occasion d’affronter une équipe nationale et un autre niveau d’adversité.” Un moment phare aussi pour son ancien “monsieur vidéo” en équipe de France jeune, Mirko Perisic, aujourd’hui avec les France Juniors mais surtout venu dans le Rhône en tant que conseiller technique de l’équipe de Bretagne : “C’est un moment incontournable avec tous les meilleurs talents de France” .

Une formule convaincante

Crédit : aura handball

La dernière fois que Vaulx-en-Velin accueillait la compétition, celle-ci se déroulait à 24 équipes pour un rythme à 200 à l’heure : sept matches de 2×20 minutes en cinq jours, et une demi-journée de pause. La version suivante à quatre équipes n’a pas pour autant convaincu : “Avant c’était trop de matches… Sachant que la version à quatre équipes n’avait pas beaucoup de sens et de saveur” confirme le sélectionneur des jeunes bleus. Cette version à seize avec des rencontres complètes et une vraie pause semble être un meilleur compromis : “Pour moi, c’est ou la meilleure, ou la moins mauvaise formule, je ne suis pas décideur.” Un avis qui a semblé faire unanimité dans les couloirs de Capiévic ou Rousseau, où les différents formateurs, dirigeants fédéraux et entraîneurs de centres de formation ont pu apprécier l’événement. “Le format est intéressant avec des matches complets. Les coachs ont le temps de faire des rotations ce qui permet de voir vraiment tous les joueurs. Ça se rapproche vraiment de la formule idéale pour voir les joueurs dans un contexte proche des besoins et attentes.

Crédits : aura handball

Pour le conseiller breton Perisic, la formule porte aussi un plus grand sens pour les joueurs : “C’est aussi une manière de préparer les meilleurs pour ce qu’ils vont vivre en équipe de France, car on est dans un rythme qui ressemble à celui des compétitions internationales : un match, une pause, un match… […] Ils sont venu chercher un apprentissage ! Apprendre à rentrer dans une compétition, apprendre à enchaîner les matches, apprendre à rester concentré, pour eux c’est aussi une formation à ça.” Seul regret comparé à l’ancienne formule : “Mais du coup on est désormais une petite région alors qu’on devait être une des plus grande ! [rire]” .

La compétition vu des pôles…

Le pôle de Bretagne – Crédits : Aura/R. Capra

Quant à savoir ce que vient faire Mirko Perisic avec le staff de Bretagne et ses joueurs, la réponse est d’abord celle de l’évaluation, mais tout de même : “Je viens d’abord pour jouer et gagner une compétition. […] Venir aux interpôles, c’est venir chercher une existence.” La compétition guide chacun des collectifs, l’occasion est faîtes depuis longtemps de se replacer sur l’échiquier national : “On a l’ambition de faire de la Bretagne une place forte, c’est un travail de 10 ans et on en a encore beaucoup à faire pour en arriver là.” Les joueurs à l’hermine auront eu un parcours remarquable, avec une sortie en première position du groupe 2, et au final une quatrième place sans démériter face au futur champion de l’AURA et à l’armada occitanienne. Un résultat qui prouve la bonne santé du handball innovant de la Bretagne, à défaut de la médaille qu’aurait voulu goûter le formateur.

… L’évaluation vu de la fédération

Aujourd’hui on se projette à la fois pour les France jeune mais aussi pour les juniors dans deux ans.” Mirko Perisic n’oublie pas non plus de jeter un œil aux jeunes sur le terrain. Il n’était pas le seul, rares sont les événements où on peut croiser les staffs des quatre équipes de France masculine et leurs sélectionneurs. Car, outre Eric Quintin, Pascal Person (Île de France), Yohann Delattre (Haut de France), Didier Dinart et Guillaume Gille sont venus sur place pour constater l’état de santé d’une génération. Si le cru 2000-2001 est encore une fois intéressant, très peu de joueurs auront fait unanimité. “On est prêt à admettre qu’il y a moins de talents éblouissants que les générations d’avant” la phrase fétiche du provençal Quintin sonne un peu plus fort que les années précédentes. “Il n’y a pas de révélation majeure, ni de confirmation majeure, donc l’exercice est complexe pour nous, on va partir sans certitudes pour le moment…” Ne vous en faîtes cependant pas trop, les derniers sélectionnés vainqueurs du tournoi méditerranéen ont remplis pas mal de cases et quelques uns devraient avoir une dernière chance sous forme d’une lettre de convocation pour un stage au Danemark en Avril. “On amènera toujours la meilleur équipe possible, c’est notre devoir [rire].” Encore un coup à finir avec la médaille d’or.

À Vaulx en Velin, Maxime Thomas

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