Starligue - J22
Nantes repart de Nîmes avec un point

En déplacement dans le Gard, Nantes a été accroché par un Nîmes valeureux. Malgré une courte période de repos depuis leur qualification au Final Four de Ligue des Champions, les Nantais ont livré une belle bataille face à l'USAM qui n'a rien lâché pour au final se partager les points (29-29).
Les Nantais pouvaient avoir la tête à Cologne, les Nîmois la tête à Paris et l'Accor Hôtels Arena où ils iront ce samedi disputer une finale de Coupe de France. Mais il n'en a rien été et les deux équipes ont livré une belle bataille sur le parquet du Parnasse. Dans leurs habitudes, les Nîmois profitaient des pertes de balle et du manque de réussite au shoot de leurs adversaires pour monter les ballons et se projeter très rapidement sur grand espace. Un premier quart d'heure délicat pour Nantes qui a pu compter sur le réveil d'Arnaud Siffert pour se remettre en ordre de marche et prendre les commandes (6-9, 20'). En attaque placée, les Nantais avaient moins de difficulté à s'imposer, pouvaient compter sur Espen Lie Hansen dans un premier temps puis sur Romain Lagarde et Kiril Lazarov qui ont fait leur entrée par la suite. Avec Paul dans le but et ses trois arrêts consécutifs, la Green Team reprenait du poil de la bête et faisait jeu égal avec le H à la pause (15-15, MT).
Desbonnet décisif
Toujours aussi agressif en défense, Nantes continuait de poser des problèmes à la base arrière nîmoise qui devait multiplier les temps de jeu pour trouver des solutions. Dans les duels ça avait du mal à passer, il fallait alors s'en remettre aux tireurs de loin, un rôle qu'Elohim Prandi sait bien incarner. Pour autant, il a fallu un quart d'heure en deuxième mi-temps à la bande de Franck Maurice pour revenir à hauteur des Ligériens. En difficulté, Thierry Anti était obligé de poser son deuxième temps-mort (23-22, 46'). Rien n'y faisait, Nantes accumulait du retard, laissait de la place à Prandi de loin qui se faisait plaisir (25-22, 48'). Nîmes semblait reprendre le dessus, quand encore une fois dans la rencontre, le H revenait, à cinq minutes du terme, sur un missile envoyé par Espen Lie Hansen (27-27, 55'). Malgré le Parnasse qui poussait, Nîmes s'est vu privé de son capitaine Julien Rebichon qui écopait de deux minutes à 1'10 du terme (29-28, 58'50). Derrière, c'est Nicolas Tournat qui mettait les siens à hauteur avant d'entamer la dernière minute. Sortant Paul de son but pour évoluer à 7, les Gardois ne parvenaient pas à trouver la solution. Desbonnet prenait alors sa place pour la dernière action, se retrouvant seul, en face de Dominik Klein alors qu'il ne restait que dix secondes à jouer. Un dernier arrêt décisif, offrant un point à Nîmes qui, comme Nantes a défendu son pain jusqu'au bout (29-29, FM). Après ces quatre jours mouvementés, les Nantais vont pouvoir souffler un peu, reprendre leurs esprits pour se projeter sur la fin de saison. Alors qu'à Nîmes, comme cela est écrit sur les affiches qui tapissent la ville, on veut "écrire l'histoire en capitale" ce samedi en finale de Coupe de France (20h45).
Maxime Cohen.