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J. Boisedu : “Désormais, le beacheur existe”

Crédit photo : S. Pillaud/Sportissimo

L’équipe de France masculine de beach-handball a terminé, il y a trois semaines, huitième du championnat d’Europe. Moyen sur le papier, ce résultat cache en fait de vraies satisfactions. Sur lesquelles on revient avec Johan Boisedu.

“Pas de vacances pour les courageux” dit le dicton que Johan Boisedu connait bien. A peine une semaine de coupure pour l’arrière gauche avant de reprendre le chemin de la salle d’entrainement, dans la foulée d’un championnat d’Europe de beach-handball disputé en Pologne. Car lui, comme ses coéquipiers de l’équipe de France de beach-handball, n’ont pas pu s’étendre dans leur hamac, les doigts de pied en éventail, avant le 10 juillet. Ils ont bien été à la plage, mais certainement pas pour le farniente. Les bleus disputaient la seconde grande compétition de leur histoire, qu’ils ont terminé à la huitième place, cinq rangs de mieux que leur performance en 2017. Forcément, dans un pays comme le nôtre où l’équipe indoor truste les premières places, cela fait un peu palot. Mais en vrai, “c’est très positif. Il faut quand même se souvenir d’où on vient. La fédération a mis les moyens, on a pu partir en stage et continuer notre progression” se réjouit Boisedu. “On perd en quart de finale face au futur champion, pareil pour les matchs de classement qui nous échappent de peu. Cette huitième place, elle est pleine d’espoir.”

Crédit photo : S. Pillaud/Sportissimo

Depuis l’Euro 2017, la discipline a bien grandi en France. La FFHB s’est emparée du sujet, permettant notamment à ses internationaux de se rassembler en amont des compétitions. Mais il reste encore de nombreux axes de développement. Notamment pour convaincre les clubs de laisser à disposition des joueurs qui pourraient potentiellement être intéressés. Nombreux sont encore les dirigeants de Starligue à voir le beach-handball comme une pratique majorant le risque de blessures. Certains ne font pas trop d’histoire, à l’image de l’USAM Nîmes, dont les têtes d’affiche Rémy Desbonnet et Benjamin Gallego étaient bien présentes avec les Bleus. Mais certains autres se montrent beaucoup moins coopératifs. “Le beach-handball souffre surtout du fait qu’il soit méconnu. Ce n’est pas une bande de potes à la plage, mais une vraie discipline. Les choses commencent à bouger, les matchs étaient diffusés cette année, mais on est encore en retard par rapport à d’autres nations” continue Boisedu.

Crédit photo : S. Pillaud/Sportissimo

Pour celui qui vient de quitter l’US Ivry, cette équipe de France de beach a surtout permis de revêtir le maillot bleu-blanc-rouge à 37 ans. Un honneur que certains de ses coéquipiers ont pu fêter sans qu’ils aient, un jour, eu la chance de cotoyer Nikola Karabatic et consorts chez les A. Mais, si la pratique continue à se structurer, les joueurs doivent encore prendre sur leurs congés estivaux pour disputer les compétitions internationales. Et la création d’une équipe participant au championnat européen qui se dispute sur plusieurs étapes au cours de l’année les oblige à s’organiser pour partir à l’autre bout de l’Europe pendant la saison. “Mais cela prouve que les gens qui font du beach croient en cette discipline. Et cela paye, on a des résultats encourageants et on n’est plus regardé avec un sourire en coin. Désormais, le beacheur existe” termine Johan Boisedu. Lui ne sait pas encore de quoi son avenir de joueur professionnel sera fait. Mais il est sûr d’une chose : l’aventure beach-handball n’est pas prête de s’arrêter.

Kevin Domas

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1 CommentairePoster un commentaire

  1. Flobz - le 26 juillet 2019 à 11h03

    Hmmmoui, je pense qu’il faudrait revoir les règles et interdire cette défense applati, les 360 systématique c’est ri-di-cule. Ensuite les critères de sélection des joueurs de l’edf actuelle ? Par contre bel esprit le Beach, super projet à développer

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