EdF (M)

L’équipe de France s’est rassurée

Romain Lagarde (France)

L’équipe de France a signé un joli coup à Strasbourg ce dimanche : vainqueurs du Portugal (33-24), les Bleus se rachètent après leur faux-pas à Guimarães et reprennent la première place de la poule 6. Ils ont aussi refait le plein de confiance.

Les joueurs de l’équipe de France avaient prévenu : le match manqué de jeudi contre le Portugal ne se reproduirait pas, ils ne se feront pas avoir deux fois. Ce dimanche, en plus, ils étaient portés par une salle du Rhénus bien pleine à Strasbourg, avec un public capable de reprendre la Marseillaise a cappella et qui n’a pas cessé ses encouragements du match. Mais de là à dérouler tout le match… “Ils nous avaient mis énormément en difficulté là-bas, et on savait que ce serait pareil aujourd’hui”, affirme Nedim Remili. Dont acte. Français et Portugais se sont retrouvés à la même hauteur durant 45 minutes de jeu. En début de rencontre, la défense n’est pas encore totalement rassurante, mais les Bleus mènent la danse au tableau d’affichage. Cet avantage est notamment permis par Nikola Karabatic, de retour dans le groupe au détriment de Luc Abalo. C’est l’arrière parisien qui donne l’impulsion en première période. Auteur de quatre buts dans les vingt premières minutes, il est particulièrement en vue dans le passage de l’équipe de France à quatre buts d’écart (12-8, 20′).

Le jeu à sept portugais finalement pris à défaut

Paulo Pereira, le sélectionneur portugais, pose alors son temps-mort et remobilise ses troupes. Les partenaires du futur montpelliérain Gilberto Duarte se rebiffent, trouvent de nouveau les solutions dans la défense française qui encaisse sept buts en dix minutes. Le flanc gauche de cette défense, où s’infiltrent tour à tour Jorge Silva puis Duarte (quand il jouait arrière droit, photo), est perméable et c’est sur une période où les Portugais sont en infériorité numérique qu’ils parviennent à égaliser (15-15, 29′). Un but de Ludovic Fabregas avant la pause permet aux Bleus de retourner aux vestiaires avec l’avantage (16-15, 30′), mais à ce moment-là, on voit mal comment les Français pourraient s’imposer de six buts ou plus, ce qui leur permettrait de reprendre la première place de la poule.

Nedim Remili (France)

Le début de la deuxième période ne donne pas plus de garantie. Les Bleus et les Portugais continuent de se rendre coup pour coup (18-18, 36′). Adrien Dipanda fait son entrée, stabilise un peu plus la défense française et, surtout, les Français gagnent leurs duels et sont plus agressifs que leurs adversaires. La récupération de balle de Nikola Karabatic qui permet d’envoyer Michaël Guigou au but en est un modèle (21-19, 42′). Les Portugais continuent de résister (22-21, 45′), mais finissent par ne plus trouver les solutions, même à sept, sur la défense française. Ajoutez à cela les arrêts de Vincent Gérard, et un enchaînement de quatre buts de Nedim Remili, et voilà la France qui parvient à prendre le large (27-22, 52′). “Je touchais les ballons sans faire les arrêts entre la 30e et la 45e, et j’ai eu un arrêt déclic, raconte le portier français. On a réussi à enchaîner derrière, à bien utiliser les ballons donc c’est une vraie satisfaction.” Il a été décisif sur le dernier quart d’heure, porté par le Rhénus qui s’enflamme quand Ludovic Fabregas, à la suite d’un arrêt de Gérard, marque le tant attendu but du +6 (28-22, 52′). Malgré un dernier temps-mort portugais, le vent est dans le dos des Français qui dominent les cinq dernières minutes et confirment leur large succès. Ils l’emportent finalement de neuf buts, et remplissent leur mission de la meilleure des manières (33-24).

Un succès qui redonne confiance

Ce dimanche donc, les Bleus ont livré la performance attendue. Patients, investis, ils n’ont pas tremblé quand s’est présentée l’opportunité d’avoir les Portugais à l’usure. “Il ne fallait pas s’affoler, abonde Vincent Gérard. On est peut-être en recherche de confiance par moments, et ce qui est bien ce soir, c’est qu’on ne s’est pas affolé quand on était à égalité à la 45e mais on a réussi en dix minutes à faire un écart conséquent.” “On a reçu une leçon jeudi dans l’engagement, dans la préparation du match, rappelle de son côté Michaël Guigou. Ça a été une des plus grosses défaites que j’ai subies en équipe de France depuis un moment. Il fallait se remettre en question, faire le match qu’on a fait ce soir, et je suis très fier de ce qu’a fait l’équipe ce soir. On n’a rien lâché, malgré le jeu à sept contre six, malgré le fait qu’en produisant un bon jeu, les Portugais étaient toujours derrière.”

Didier Dinart (France)

La largeur de la victoire “fait du bien à l’ego”, souligne Guigou. Didier Dinart, quant à lui, n’a pas caché sa satisfaction face à la réaction affichée par ses hommes. “C’est parce que l’équipe de France a été rigoureuse durant l’heure de jeu que le Portugal a pu céder progressivement face à une équipe qui a été déterminée physiquement et techniquement”, a-t-il déclaré après la rencontre. Il a aussi remis en perspective les enjeux autour de cette rencontre, et la séquence dans laquelle est engagée l’équipe de France : “On va tirer les enseignements de la semaine pour ne pas reproduire les mêmes erreurs, parce qu’on prétend à l’excellence, c’est-à-dire déjà se qualifier pour le championnat d’Europe, et y présenter le meilleur visage pour essayer de se qualifier directement pour les Jeux olympiques.” Au moins, avec une victoire comme celle-ci, l’équipe de France a rassuré sur ses ressources mentales, et peut de nouveau avancer sereinement vers la prochaine échéance, les derniers matchs de qualification pour l’Euro en juin prochain. “On a 18 mecs qui détestent perdre dans cette équipe”, conclut Vincent Gérard. Avec un tel match, on peut dire que cela s’est bien vu ce soir.

La feuille de match

FRANCE – PORTUGAL 33:24 (16:15)
Arbitres : J. Alvarez Mata et Y. Bistamante Lopez (ESP)

France : Gérard (1 but, 11 arrêts / 34 tirs dont 0/1 pén), Cantegrel (0 arrêt / 1 tir dont 0/1 pén); Rémili (7/8), Lagarde (2/2), Richardson (0/4), Mem (1/3), N. Karabatic (5/7), Mahé (0/2), Grébille, N’Guessan, Sorhaindo, Guigou (7/8 dont 2/2 pén), L. Karabatic (1/1), Fabregas (6/7), Dipanda (1/1), Porte (2/4).

Exclusions temporaires : N. Karabatic (20’), L. Karabatic (28’), Dipanda (44’)

Portugal : Figueira (0 arrêt / 3 tirs dont 0/1 pén), Gomes (11 arrêts / 35 tirs); Moreira, Portela (2/5 dont 1/1 pén), Duarte (4/7), Branquinho (3/3),, Silva (2/4), Rocha (1/1), Soares (0/2), Ribeiro, Rodrigues (4/5 dont 1/1 pén), Fernandes (3/7), Barros (0/1), Magalhaes (3/6), Frade (1/2), Borges (1/1).

Exclusions temporaires : Borges (13′, 45′, 57′), R. Silva (27′), J. Silva (37′). Carton rouge : Borges (57′).

Mickaël Georgeault (avec Kevin Domas)

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25 CommentairesPoster un commentaire

  1. Titiisnotdead - le 14 avril 2019 à 23h08

    Ce qui est remarquable c’est que les héros d’hier ( Mem, richardson, mahé au CM) ne sont pas les mêmes que ceux d’aujourd’hui ( guigou, NK, Remili) . Ainsi je pense que c’est le nouveau visage de l’EDF : une équipe aux multiples visages . Il faudra apprendre à tester et faire évoluer les formules au cours des matchs en pistant les “hommes en forme”. Gros travail de coaching en perspective. Le gros 7 majeur et les autres qui se partagent les miettes, c ‘est fini !

    • Dede83 - le 15 avril 2019 à 08h38

      C ce que dit Niko dans l’interview sur le site le l’équipe
      Beaucoup de très bons joueurs et l’amalgame doit se faire, avant l’EDF c t 8-9 joueurs maintenant c 18 voir 20 joueurs tant mieux pour nous

  2. pulpompa - le 15 avril 2019 à 02h24

    J'ai trouve Fabregas a la rue en défense en premiere, beaucoup mieux en deuxieme

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