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EL (M)

Nîmes tient sa victoire !

, par Zorman

Teodor Paul (Nimes)

Ce soir, Toulouse et Nîmes peuvent être très fiers de leur performance. Si Nîmes a enfin décroché une victoire après deux courtes défaites sur la scène européenne, Toulouse peut nourrir plus de regrets...

Toujours privés de Nori Benhalima, les Toulousains accueillaient les Polonais du Wisla Plock, équipe à battre de la poule. Si le Toulouse est presque au complet, ce n'est pas le cas de leur adversaire qui se déplacent avec 7 pros en moins, à cause du covid (notamment Mindegia, Szita, Serdio, Daszek). Inférieurs sur le papier, le Fénix encaisse dans les premiers instants les puissants tirs du brésilien Leonardo Ferreira, et montre d'énormes difficultés offensives. Kempf est efficace sur contre-attaque, et Sadou NTanzi parvient à marquer sur un exploit individuel, mais l'attaque est très poussive face à une défense polonaise haute et piégeuse. Si l'ancien parisien dépense beaucoup d'énergie sur une défense très haute, cela n'empêche pas les visiteurs de trouver le chemin du but, et Philippe Gardent rappelle ses hommes à la 10ème minute (3-6, 10').

Alvaro Ruiz Sanchez (Toulouse, 2019)

Le retour à l'ordre du Fénix

Le retour de temps mort ne sera pas positif pour ses hommes qui manquent d'être dépassés. Le demi-centre espagnol Alvaro Ruiz ne fait aucun cadeau à son ancien club, et agrandit un écart qui grimpe vite à 5 unités, malgré la supériorité numérique toulousaine (4-9, 15'). Heureusement, le Fénix ne s'avoue pas vaincu et va trouver les armes pour revenir. En mode diesel, Jeff Lettens sort de gros arrêts à 6 mètres et sur les ailiers, s'offrant aussi de bâcher David Fernandez sur pénalty, tandis que Sadou Ntanzi élève le niveau en attaque. Ces attaques, décousues et poussives dans le premier quart d'heure vont vers le mieux. C'est à la 18ème qu'on voit enfin une première combinaison brillament exécutée, qui trouve un Henrik Jakobsen rendu invisible jusqu'alors (7-9, 18'). Soudry, entré au relais d'un Abdi peu en forme, fait parler la poudre, et Borzas contraint Xavi Sabaté au temps mort (10-11, 22'). Temps mort qui ne porte pas ses fruits dans un premier temps, avec un manqué de Ferreira suivi d'un énorme shoot en appuis de Sadou Ntanzi, qui égalise et envoie Morawski s'échauffer. Malheureusement, en infériorité sur la fin de période, les Occitans encaissent quelques buts et ratent des immanquables à 6 mètres face à Morawski, entré dans les derniers instants. Ruiz, très excentré, ramène finalement l'écart à 2 longueurs par un but dans un trou de souris sur le gong (MT : 12-14).

Toulouse mène les débats d'une courte tête

Au retour des vestiaires, les Toulousains sont bien entrés dans leur match, et plus sûrs d'eux que jamais. Ntanzi relance la machine, Borzas recolle, et Jakobsen provoque un pénalty converti ensuite par Ilic (15-14, 34'). En un rien de temps, le match est retourné et les locaux reprennent les devants. Face aux anciens pensionnaires de ligue des champions, les partenaires de Sadou Ntanzi vont faire la course en tête. Ce dernier, impressionnant pour son deuxième match avec Toulouse, est précieux tant par son implication défensive et ses interceptions que par l'énergie et l'impact qu'il met en attaque. Toujours en retard à un quart d'heure du terme, les Polonais posent leur second temps  mort (18-17, 43').

Jeff Lettens (Toulouse)

Un temps mort qui profitera pourtant aux Français. Lettens arrête Toto, trouvé seul à 6 mètres, et Maxime Gilbert marque le +2 en contre-attaque. Écart maintenu sur l'attaque suivante par un nouveau but de Ntanzi (20-18, 46'). Pourtant, en l'espace d'une minute, leurs adversaires vont recoller par Ruiz et Toto, importants dans ce second acte. Romain Giraudeau, entré suite à la blessure inquiétante d'Edouard Kempf, est ciblé par les Polonais, qui font entrer leur ailier pour obliger le jeune joueur à défendre sur le solide Ferreira. Le Toulousain, ne se déboulonne pas pour autant, et rattrape son erreur défensive de l'autre côté du terrain (21-20, 47'). Mais à l'entrée du money time, quelques errements défensifs conduisent le Fénix à accuser un retard au pire moment (21-23, 52').

Ntanzi fantastique, une fin de match héroïque...

Un temps mort avant la dernière ligne droite. Gardent livre calmement un temps mort technique, et renvoie ses hommes sur le terrain. Pour la première fois de la rencontre, Gilbert et Ntanzi sont tous deux associés en attaque. Et bien en a pris au technicien occitan. Grâce à l'entrée en pivot du premier, Sadou Ntanzi bombarde la cage de Morawski signant le retour aux affaires des siens (22-23, 53'). Il porte son équipe dans ces derniers instants, provoquant ensuite l'exclusion de Komarzewski. Sur l'action suivante, Edouard Kempf, de retour sur le terrain, témoigne de sa bonne santé en récupérant une balle, envoyant Ilic marquer. Lettens est précieux dans ces dernières minutes, et les Polonais voient à chaque attaque leurs ballons être interceptés et convertis en buts. En l'espace de 5 minutes, le match a totalement tourné (25-24, 58'). Si le match s'arrête quelques instants pour la sortie sur branquard de Zoran Ilic, on pense que les Français ont fait le plus dur.

...au dénouement pourtant cruel

Pourtant, les dernières secondes du match vont venir ternir 58 très belles minutes. Alvaro Ruiz, véritable poison en l'absence de Niko Mindegia, marque et provoque l'exclusion de Henrik Jakobsen (25-25, 59'). Rien n'est perdu pour les locaux qui disposent encore d'une minute, d'un temps mort et de  la prochaine munition. La dernière attaque, cruciale, est minutieusement orchestrée autour du coach toulousain. Pourtant, cruellement, Maxime Gilbert perd très vite la balle sur une bête reprise de dribble. Plock ne se fait pas prier, pose son temps mort, et terminé  fatalement la soirée par un kung-fu conclu par... Alvaro Ruiz. Il aura été le bourreau de ses anciens partenaires, et ramène 2 points en Pologne qui semblaient très loin d'être acquis une minute plus tôt (SF : 25-26).

Avec ce revers, au-delà de la frustration, le Fénix perd l'occasion de prendre temporairement la première place de son groupe. Néanmoins, on ne peut que saluer la courageuse prestation de la formation occitane, qui a montré un visage bien différent de celui qui s'était logiquement incliné face aux Fivers. Mention spéciale à Sadou Ntanzi, arrivé depuis moins de 10 jours et qui s'est déjà imposé comme un joueur indispensable à cette équipe. Fiable dans les moments chauds, intenable en défense, il a livré une prestation impeccable ce soir, avec de nombreux ballons grattés et un 8/9 en attaque.

Toulouse : Gilbert (2/3), Kempf (4/7), Borzas (4/5, dont 1/1 pen.), Soudry (1/2), Ilic (2/6, dont 1/2 pen.), Leventoux, Vieira, Giraudeau (1/1), Tribillion, Sokolic, Marmier, Abdi (2/5), Jakobsen (1/2), Ntanzi (8/9). Lettens (12/38, 32%), Almeida.

Plock : Ruiz (7/10), Fernandez (1/2, dont 0/1 pen.), Komarzewski (1/2), Krajewski (4/4, dont 1/1 pen.), Terzic (), Toto (3/4), Ferreira (4/10), Mihic (1/4), Stenmalm (1/1), Lemanowicz, Ilic (3/5). Morawski (6/21, 29%), Stevanovic (2/12, 17%).

Luc Tobie (USAM Nimes Gard)

Nîmes relance sa saison européenne

Après la déception toulousaine, on craint le pire après le début de match des Nîmois à Lisbonne. Face au Sporting, l'USAM retrouve Luc Tobie, mais a perdu Rémi Desbonnet par rapport à la semaine passée. Outre le gardien, Kavticnik, Nyateu, Salou et Poyet restent également indisponibles. Et l'entame de match inquiète : le mur vert n'est encore clairement pas en place et les arrières adverses s'en donnent à coeur joie. En attaque, Minel est seul et Sanad manque un pénalty (4-1, 5'). Pourtant, ce tableau catastrophiste ne dure pas, et Teodor Paul sonne la révolte avant la 10ème minute face à Darko Djukic, sa victime expiatoire du début de soirée. L'exclusion d'Arnaud Bingo va aider les Français, qui infligent un 4-0 pour lancer  réellement les hostilités  (5-6, 10').

Franck Maurice profite de ses rotations, et alterne très bien entre Jean-Jacques Acquevillo et Ahmed Hesham, qui apportent chacun beaucoup à l'attaque (3/3 chacun à la mi-temps). Teodor Paul monte en puissance, particulièrement sur les ailes où il met Darko Djukic tout entier dans sa poche. Au quart d'heure de jeu, le Sporting cale et pose son temps mort (7-9, 16'). Le retour est moyen, Acquevillo est exclu dès la première action mais les Portugais n'en profitent pas assez. Pour autant, les Gardois ne parviennent pas à creuser l'écart, et un temps mort est pris à 5 minutes du terme (10-11, 25'). Gallego entre, Hesham conserve sa place en attaque, et Minel met une praline de patron pour confirmer le temps mort. La fin de période est très bien gérée par les usamistes. Un gros arrêt de Paul sur Tavares, doublure de Djukic sorti après 3 échecs, et Hesham plante un missile surpuissant (11-15, 29'). Pourtant, Frankis Marzo parvient à placer un tir qu'on n'a que trop vu durant cette période, au dessus des défenseurs Nîmois, et raccourcit le retard (MT : 12-15). Le Cubain de 33 ans aura été le principal danger des locaux. Vicieux et capable de placer rapidement son tir au dessus des têtes des Nîmois, il s'est déjà illustré à 5 reprises à la pause.

Teodor Paul (Nimes)

La mainmise gardoise

Le début du second acte va confirmer ces craintes. En 4 minutes, Marzo score à 3 reprises et semble inarrêtable. Mais l'écart se maintient à 3 longueurs, avec la grande classe de Minel face au but ou l'efficacité de Hesham. Mais l'USAM va même parvenir à agrandir l'écart, et sera bien aidé dans cette entreprise par son gardien slovaque Teodor Paul qui va poursuivre le travail de sape entamé en première période sur les ailiers droits. Les gauchers ne lui suffisent plus, et il met un à un ses adversaires à son tableau de chasse, et écoeure Marzo en l'arrêtant ou le poussant sur les poteaux. A la 40ème, le Sporting est en crise (15-20, 40').

C'est finalement le jeune Salvador Salvador que le technicien va sortir de son chapeau. A seulement 19 ans, le meilleur Portugais de sa génération va peser considérablement dans l'espoir de ses partenaires. 4 buts en 5 minutes, le Minot ramène les siens à bout de bras et tout est relancé (20-22, 46'). Le temps mort de Franck Maurice conduit à un jeu à 7  curieux, et très peu efficace. Malgré la supériorité, ses joueurs ne marquent pas, et cette option tactique prend fin lorsque le gardien slovène Aljosa Cudic ramène les siens à une longueur (21-22, 47').

Jean-Jacques Acquevillo (Nimes)

L'USAM ne tremble pas

Mais si Nîmes a su nous faire peur lors de ses dernières sorties, cette fin de match va être brillament gérée. Avec Quentin Minel dans le rôle de patron, et Jean-Jacques Acquevillo dans celui du détonateur providentiel, les Gardois reprennent le large dans le money time (22-26, 53'). La joie de la Green Team est palpable, et les joueurs célèbrent sérieusement sur la fin de match, avec un shoot à la hanche plein centre de Julien Rebichon, et un dernier shoot de papa de Minel, bluffant ce soir avec 8 buts à 100% (SF : 26-30).

Cette victoire fait un bien fou aux usamistes. Au mental, déjà, après deux défaites d'un but en coupe d'Europe, mais aussi au classement, où ils peuvent reprendre espoir dans ce groupe B. Dépassant leur adversaire du jour, les Nîmois montent sur le podium et pourront se rapprocher de la tête s'ils confirment à domicile face aux mêmes Portugais la semaine prochaine.

Sporting : Marzo (10/17), Salvador (5/10), Valdez (3/7), Rocha (2/3), Tavares (1/4, dont 0/1 pen.), Djukic (3/6, dont 2/3 pen.), Bingo (1/1), N.Silva, Doroshchuk, Machado, Ribeiro, Clarac. Cudic (4/23, 17%, dont 1/3 pen., 1 but), Gaspar (2/13, 15%, dont 0/1 pen.), Skok.

Nîmes : Minel (8/8), Hesham (5/7), Acquevillo (5/5), Gallego (2/3), Sanad (4/7, dont 2/4 pen.), Rebichon (2/2), Tobie (1/3), Nieto (1/3), Tesio (1/2), Gibernon (1/1), Dupuy, Guigou, Desribourg. Paul 14/40, 35%, dont 2/4 pen.), Gouaze.

Antoine Piollat

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Paris 92

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Mer. 22 Mai.

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@philippemhb
@philippemhb
3 années il y a

Encore un match énorme de Minel !

Philippemhb
Philippemhb
3 années il y a
Répondre à  @philippemhb

…Content de voir que j’ai un fan….
Pourvu que ça dure, pour le bien de Nîmes dans un premier temps et après………

Malauti
Malauti
3 années il y a

Un. Match maîtrisé.. Bravo à notre Green team car encore bcp de blessés.. Le monneybtime ne nous a pas échappé bravo à Paul ds les cages Minnelnand Co.. Le retour va être joyeux

tauvinou
tauvinou
3 années il y a

Minel fait vraiment un excellent début de saison avec l’USAM après sa « demi-saison » blanche en Allemagne. Il est dans la lignée de ce qu’il avait montré avec Chambéry notamment sur l’excellent parcours en Coupe de France qui avait mené au titre.
A quand l’EDF ?

damien
damien
3 années il y a

Celle-là , elle fait zizir pour l’USAM face à une redoutable équipe du Sporting qui est allée gagner à Kristianstad +5 !

Malauti
Malauti
3 années il y a

8/8 de minnel !!! Ça fait du bien.. Il se plaît à nîmes très bonne intégration.. Le vert lui va bien très bien même

rkj4
rkj4
3 années il y a

Bravo Minel.
Et bravo Ntanzi : on n'avait jamais lu autant son nom dans un compte-rendu et ça fait plaisir qu'il se plaise dans sa nouvelle équipe. Après Kempf, on dirait que les Parisiens s'adaptent bien à Toulouse. Pourvu que ça fonctionne dans les 2 sens.

pulpompa
pulpompa
3 années il y a

J'ai vu des bouts de match, je ne connaissais pas Hecham, il m'a beaucoup plu. Et en passant, article sympa, vivant, sans fautes d'orthographe, ça fait plaisir

alex
alex
3 années il y a

Attendons un peu pour Ntanzi mais j’ai l’intime conviction qu’il va peut-être assez vite faire oublier Steins… En tout cas, il semble avoir un énorme potentiel !

rkj4
rkj4
3 années il y a
Répondre à  alex

Il faut décidément que je regarde ce match de Toulouse.

J'avoue, je n'étais pas très fan de Ntanzi quand je le voyais jouer avec le Psg (ce qui n'arrivait pas souvent, malheureusement). L'impression de le voir dépassé par les événements. Alors ça va être intéressant de voir comment Steins s'en sort à sa place, maintenant.

Et qui sait si ce ne sont pas les Parisiens eux-mêmes (ces gros pantouflards) qui ne permettent pas à un DC léger et rapide de les faire jouer. J'espère bien que non mais comme ça, on sera au courant. J'ai hâte.

Crazy Hand
Crazy Hand
3 années il y a

La triplette Hesham-Acquevillo-Minnel a été très intéressante.
Guigou préservé, ça c’est cool. Et enfin un match de niveau international pour un gardien nîmois. Et à ceux qui ne regardent que les stats… celles de Paul sont bonnes sans être mirobolantes. Mais la sensation qu’il a fait un gros match est là !
Il ferme la maison pendant quelques minutes en 1ère : ce qui permet à Nîmes de recoller, il sort deux penalties deux contre attaques (même si c’est poteau sur la deuxième), a multiplié les arrêts peu évidents à 6 mètres. Enfin !
Est-ce qu’on en sait plus sur Nyateu? Pourra t’il un jour rejouer au Handball ?

Malauti
Malauti
3 années il y a
Répondre à  Crazy Hand

Il est en phase de reprise.. C est une question de jour

Boulimic
Boulimic
3 années il y a

C'était quand meme un Plock très diminué sans 2 joueurs majeurs Zita et Mindegia..

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