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 Le chemin de Paris 2024 passe par l’Espagne


L’équipe de France féminine entame ce soir son championnat du monde en Espagne, avec une première rencontre face à l’Angola (18h). Une première étape sur le chemin qui la mènera aux Jeux Olympiques de Paris, dans deux ans et demi.

Sitôt la page tokyoïte tournée, on n’a parlé que de ça. La délocalisation du handball à Lille, dans le cadre des Jeux de Paris en 2024, a occupé le centre des débats. Comme si, déjà, le handball français était transporté dans trois ans, occultant ainsi bien rapidement que trois ans, c’est long. Très long. Et surtout, qu’en attendant, il reste des compétitions à jouer, et à bien jouer, sur le chemin du stade Pierre Mauroy. “C’est vrai que, médiatiquement, tout le monde s’est vite projeté aux prochains JO. C’est sûr que de savoir qu’il y a ça au bout, ça fait rêver, mais nous joueuses savons qu’on en est encore très, très loin” sourit la capitaine de l’équipe de France Coralie Lassource.

La stratégie de la fédération française de handball a, elle aussi, les JO dans le viseur. Le président Philippe Bana parlait, il y a quelques mois lors de sa conférence de rentrée, de “reconnecter les équipes de France avec leur public” en jouant un maximum de matchs dans l’Hexagone. Histoire de capitaliser au maximum sur les succès récents et sur les deux médailles d’or olympiques de l’été dernier. “Cela va au delà du sportif, il y a beaucoup d’éléments de communication et de marketing qui reposent sur ce qui va se passer dans trois ans. Nous, on essaye de maitriser au mieux l’aspect sportif, pour arriver préparées comme jamais à ce moment là” ajoute le sélectionneur Olivier Krumbholz.

Quatre joueuses de moins de trente ans

Et la première étage de la fusée va s’allumer pendant, on l’espère, trois semaines, du côté de la Catalogne. Après quatre sorties post-olympiques conclues par autant de victoires, les Bleues vont savoir un peu plus où elles en sont lors d’un championnat du monde où elles débarquent avec l’étiquette de favorites. Peu importe leur échec au Japon il y a deux ans ou l’arrêt de nombreuses cadres. Olivier Krumbholz a entamé une cure de rajeunissement tous azimuts sur la route de Granollers, où la troupe bleue posera ses valises pour le premier tour de la compétition. Si douze des seize championnes olympiques de Tokyo sont bien montées dans l’avion, on sent que derrière, la relève pousse fort et peut voir loin. “On a la chance d’avoir un réservoir de grande qualité dans lequel on peut puiser. Et il ne faut pas oublier que cette équipe, si elle semble être là depuis de nombreuses années, elle est jeune par l’âge et a encore de beaux jours devant elle” souligne le sélectionneur. Des dix-huit appelées, seules quatre ont déjà passé la barre des trente ans.

Des retraitées à remplacer

Les retraites internationales d’Amandine Leynaud, de Siraba-Démbélé et d’Alexandra Lacrabère, “des stabilisateurs” pour Olivier Krumbolz, vont néanmoins forcer le groupe à se réorganiser. Les cadres d’aujourd’hui ne seront plus forcément celles d’hier, et cela va nécessiter certaines adaptations. “Mais je ne vois pas ça comme un défi, plus quelque chose d’excitant. Avoir du sang neuf, dans un groupe, ça ne peut être que positif. Certaines vont pouvoir prendre plus de place et d’autres se révéler” note Lassource. Des filles comme Méline Nocandy, déjà capitaine avec son club de Metz Handball, mais aussi Laura Flippes et Pauletta Foppa, présentent toutes les garanties pour devenir les cadres de demain.

Elles seront donc là pour monter la voie à Lucie Granier, Alicia Toublanc et Oriane Ondono, qui disputeront toutes les trois leur première compétition sous le maillot bleu. Un Mondial où, malgré les renouvellements, la France visera haut. Très haut. “Le titre, rien d’autre” sourit Méline Nocandy, qui fait partie de celles qui ont vécu la désillusion de Kumamoto en 2019 sans être montées sur le podium deux ans avant en Allemagne. “On ne peut pas aller au Mondial en disant qu’on ne vise pas le dernier carré. Le meilleur moyen de préparer le futur, c’est de s’investir pleinement dans le présent, et donc de viser la victoire à chaque match” termine Olivier Krumbholz. Chez les filles, demain, c’est déjà aujourd’hui.

Le programme de l’équipe de France :

France – Angola, ce soir à 18h (en direct sur beIN Sports 1)
France – Slovénie, dimanche 5 décembre à 18h (en direct sur beIN Sports 1 et sur TMC)
France – Monténégro, mardi 7 décembre à 20h30 (en direct sur beIN Sports 3)

Kevin Domas

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2 CommentairesPoster un commentaire

  1. lamirabel29 - le 3 décembre 2021 à 09h37

    Allez, c'est le jour J, bon match, allez les bleues!
    Vive le sport, vive le hand

  2. Averell - le 4 décembre 2021 à 06h04

    @Dalibor: ce n'est pas 4 joueuses de moins de 30 ans, mais 4 joueuses seulement de plus de 30 ans.

    Quant aux retraites a remplacer, on pourra noter que Dembele et Lacrabere n'etaient pas ou tres peu du titre olympique.
    Reste Leynaud evidement, enorme gardienne. Mais avec Darleux et Glauser on est bien pares sur le poste!

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