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La France encore en rodage

Ce vendredi, le premier match de préparation contre l’Allemagne a montré quelques lacunes dans le contenu des Bleues. À quelques semaines de l’Euro, la France sait qu’elle a encore du travail.

L’important, c’est la victoire, même en match de préparation. La victoire, même dans la difficulté, 34-31 contre l’Allemagne fait du bien au moins dans les têtes. Olivier Krumbholz le sait et tenait à le souligner après-match : “C’est bien de l’emporter quand on ne fait pas un match exceptionnel”.

Le succès n’a pas été un long fleuve tranquille. Mais tout n’est pas jeter. “Gagner ce genre de match c’est bien parce que quand on joue au chat et à la souris, la souris finit souvent par se sauver devant”. L’expérience a également joué son rôle. “Ce match est une preuve de maturité chez les joueuses les plus expérimentées qui ont su contrôler la fin du match.”

Des petits problèmes offensifs

En toute franchise, le technicien mosellan concède que ses Bleues n’étaient pas à leur meilleur niveau. Sans chercher d’excuse, les vice-championnes du monde ne s’étaient pas rassemblées depuis cinq mois et les matchs de qualification pour l’Euro. “C’est assez rare qu’on ait une aussi longue période sans être ensemble”, notait Chloé Valentini. “C’était notre rentrée”, ajoutait Estelle Nze Minko. Mais il faut vite retrouver le rythme car l’Euro arrive à grand pas et la France semble faire face à quelques chantiers.

Déjà offensif. Si individuellement, des joueuses ont bien réussi à se dépatouiller, certaines situations auraient dû finir au fond des filets. “C’est toujours très pénalisant quand on rate des situations alors qu’on est devant au score, a regretté le coach français. On a loupé des situations très favorables qui ont complètement remis dans le coup les Allemandes.” Mais avec 34 buts inscrits, le bilan de l’attaque n’est pas forcément le plus gros dossier.

Un chantier défensif

Ce dernier semble bien être défensif. “On doit retrouver notre solidité”, expliquait Olivier Krumbholz qui avait fait de ce point une priorité de ce rassemblement. Pendant le match, il a fait le choix de démarrer avec une 5-1 avec sa nouvelle capitaine en poste avancé. Puis, les Bleues sont repassées sur une défense à plat. Une 0-6 qui a dérangée son adversaire au cours du deuxième acte. Mais la défense n’a clairement pas rendu totale satisfaction.

Ce n’est pas la patronne de la défense française qui démentira. Immédiatement après le match, Béatrice Edwige a dressé un résumé alarmiste de l’arrière garde bleu-blanc-rouge : “Ce n’était pas bon, il faut dire les choses. J’ai ce ressenti depuis quelques entrainements.” Même si elle se satisfait de la victoire et des réussites individuelles, la pivot n’a vraiment pas apprécié la prestation défensive.

“Je trouve qu’on n’est pas assez réactive, on ne bouge pas assez vite. Peut-être que c’est parce que ça fait longtemps qu’on ne s’est pas retrouvé. Mais le fait de basculer des clubs à la sélection, c’est un peu compliqué de se remettre dedans. Il faut tirer la sonnette d’alarme, prendre 31 buts, ça fait beaucoup. Défensivement, on n’est pas dedans.”

Retrouver l’ADN français

Et c’est bien le rôle des matchs de préparation. Estelle Nze Minko l’a bien compris. “C’est cool de vouloir travailler la 1-5 et tant mieux si c’est la 0-6 qui nous a remis dedans. Ce sont nos deux défenses, donc si on veut les travailler c’est maintenant”. La France va devoir retrouver ce qui fait sa force depuis des années, “cet ADN de bien défendre” comme l’indiquait Chloé Valentini.

Il ne faut pas pour autant négliger la performance de l’adversaire. “L’Allemagne est une bonne équipe, elles ont des joueuses en Champion’s League et qui y font de belles choses. Je suis contente de les jouer pour pouvoir se confronter à d’autres styles”, se réjouissait l’arrière de Gyor. “C’est une équipe qu’on devrait retrouver au second tour de l’Euro”, ajoutait le sélectionneur. Quant à Edwige, avant de penser à ce second tour, elle voit d’abord la qualité du premier tour avec les Pays-Bas “qui ont mis +8 au Danemark”, la Roumanie et la Macédoine. “Il va falloir réélever le niveau. On connaît le traquenard dans un Euro, il faudra se méfier”, expliquait-elle.

Mais avant la sonnette d’alarme, il y a le match retour ce dimanche contre cette même équipe d’Allemagne. Aux Bleues de montrer un meilleur visage car, effectivement, après ce sera déjà l’Euro.

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