EDF (F)

La France s’impose dans la difficulté contre l’Allemagne

crédit : ffhb

Aux Arènes de Metz, l’équipe de France a réussi dans la douleur à s’imposer dans la première manche de sa double confrontation face à l’Allemagne. Elle a pu compter sur ses gardiennes pour renverser la tendance.

Les matchs de préparation portent bien leur nom. Pour le premier match amical aux Arènes, la France a eu toutes les difficultés à se défaire d’une prometteuse équipe d’Allemagne. Avec beaucoup de difficultés sur les tirs, les Bleues ont pu compter sur sa paire de gardiennes pour ne pas couler et même renverser la tendance par deux fois.

Pourtant l’entame de match annonçait bien plus pour les Bleues. La défense 5-1 avec Nze Minko en poste avancé a dérangé, mais pas assez, le jeu allemand. Après un échec au tir, la nouvelle capitaine française a filé droit au but pour inscrire son deuxième but consécutif et surtout donner pour la première fois l’avantage à son équipe (4-3, 5′). La France a continué d’appuyer sur son envie de jouer toutes les balles rapides, sur récupération ou sur but encaissé. Les Allemandes ont un peu craqué et les Tricolores ont fait le premier break sur un contre de Valentini (8-6, 9′).

Olivier Krumbholz commence alors les premières rotations. La défense redescend en 0-6 pour une nouvelle approche. Mais surtout l’attaque patauge un peu. Après avoir marqué un but après 5 minutes de disette, les Françaises ont réellement mis le pied sur l’accélérateur. Horacek, entrée en jeu, a délivré deux caviars consécutivement et Sercien-Ugolin a donné 4 buts d’avance (13-9, 16′). L’entraîneur allemand est obligé de poser son temps-mort.

Des déchets aux tirs

Un break réussi, puisque les Allemandes prennent à leur tour la main sur le match. Elles ont pu s’appuyer sur leurs ailières, mais surtout sur une Alina Grijseels des grands soirs. Les visiteuses infligent même un 3-0 aux Bleues (13-12 20′). Car en face, la France ne réussit plus à marquer. Il faut même trois parades consécutives de Glauser pour éviter l’égalisation allemande. Horacek met fin à ce grand vide de six minutes (14-12, 23′). Avant la pause, les filles de Krumbholz gardent la tête, mais Doll inscrit un dernier but pour ramener ses partenaires à seulement une longueur (16-15, MT).

Le retour des vestiaires reprend sur la même tendance. La France a du mal en attaque. À l’inverse, les Allemandes continuent de développer son jeu. Smits se permet même un caviar pour Schmelzer qui permet de redonner l’avantage aux siennes (17-18, 34′). Malgré une supériorité numérique, les vice-championnes du monde ne parviennent pas à renverser le score. Pire, leur adversaire parvient même à faire le break sur un but de Bolk (21-23, 40′). Et même prendre trois longueurs alors en infériorité, une nouvelle fois. Encore par Bolk. (21-24, 42′).

L’atout Darleux

Heureusement pour les Bleues, Darleux joue le facteur X et commence à faire des parades. Inéluctablement, ses coéquipières peuvent profiter de leur supériorité pour monter rapidement les balles. Dans le but vide, Coralie Lassoure égalise. Sur un pastis, Foppa glisse dans le dos de la défense sur un cadeau de Zaadi et redonne finalement l’avantage au tableau d’affichage (25-24, 46′).

L’Allemagne doit poser un second temps-mort. Mais la n°16 française est impériale dans ses cages. Sur une nouvelle parade, elle envoie sur orbite Coralie Lassource pour un break, cette fois en leur faveur (26-24, 47′). En face, avec les multiples exclusions, la Mannschaft fatigue. Son jeu est beaucoup moins fluide. Grâce à une défense un peu retrouvée, les Françaises tentent de prendre le large à dix minutes du terme. Mais à l’approche du money-time, les filles en noir n’ont pas absolument pas abdiqué. Il a fallu la malice de Foppa pour  récupérer une balle inespérée et celle de la capitaine pour reprendre un petit break (30-28, 57′).

Dans ses buts Darleux continue son show, tout comme l’attaque à perdre les balles. Cependant, Smits et compagnie aussi ont du déchet en attaque face à une défense un peu plus compacte. Le dernier temps-mort de Beppler ne change rien. C’est grâce à ces balles perdues que la France assure une victoire, sur une dernière réalisation de Toublanc, dans la difficulté pour lancer cette double confrontation (34-31, SF). Le score est plus flatteur que le contenu. Le retour à Nancy s’annonce donc tout aussi passionnant avec des Allemandes revanchardes et des Bleues avec l’envie de mieux faire.

À Metz, N.R.

6 CommentairesPoster un commentaire

  1. Philippemhb - le 30 septembre 2022 à 23h33

    L'EDF féminine s'impose, une fois encore, grace a une défense de fer et à ses deux bonnes gardiennes…
    Côté attaque c'est brouillon, pas toujours beau a voir et un peu mou.
    Les allemandes ont titillé les françaises, elles aussi, grace à leur gardienne et a un jeu offensif plus vif, en mouvement perpétuel et sans chichi avec une efficacité dans la simplicité…
    Mention spéciale à Chloe Valentini que j'adore voir évoluer des deux côtés du terrain, à Estelle N'Ze Minko toujours aussi douée et à Pauletta Foppa qui est surement la meilleure pivot sur la planète actuellement…

    • Averell - le 1 octobre 2022 à 11h12

      Je n'ai pas vu le match helas, donc difficile d'avoir un avis tres tranche.
      Mais quand le score final est 34-31, j'ai du mal a concevoir que l'attaque n'a pas fonctionne et qu'au contraire la defense a ete de fer. Si ca avait ete 24-21, je dis pas, mais la…

      • DefenseARevoir - le 1 octobre 2022 à 11h56

        Béatrice Edwige est du même avis que toi. Entre l’avis d’Edwige et celui de Philippemhb, j’ai vite choisi.

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