EL (M) – 1/8 aller

Déconvenue pour l’USAM, Nantes a encore tout à faire

O’Brian Nyateu (USAM Nimes Gard)

Les premiers chocs ont livré leur lot de surprises. Parmi elles, la lourde défaite de Nîmes à Velenje (29-22), le match nul de Magdeburg au Portugal (29-29) ou la belle opération de Schaffhausen face à Savehöf (32-26). Nantes s’est de son côté imposé de la plus petite des longueurs face à Berlin (25-24).

Nous y sommes ! Après une phase de poules handballistiquement riche, les 16 meilleures équipes ont commencé leur départage lors des matchs aller des huitièmes de finales. Et si certains partaient avec des statuts de favoris, ces premières rencontres ont rappelé que ces statuts n’étaient que peu de choses. On pense ici au succès historique de Toulouse face au Benfica, mais aussi de l’amère et lourde défaite des Nîmois.

L’USAM dans la tourmente

Au lendemain de l’éviction de Franck Maurice de la tête de l’équipe, et avec les absences de Jean-Jacques Acquevillo et Luc Tobie, Nîmes n’est pas parvenue à montrer son meilleur visage à Velenje. Alors que l’USAM avait réalisé une saison européenne remarquable malgré ses blessés, terminant première de son groupe, les Slovènes n’avaient arraché leur qualification que de quelques buts. Pourtant, ce sont bien les locaux qui vont dicter leur loi pendant 60 minutes. En échec face à un grand Aljaz Panjtar (54% d’arrêts dans le premier acte), les Gardois vont totalement sombrer en deuxième période (15-12, 30′). Le jeu offensif des Français se montre très limité tandis qu’en face le Gorenje Velenje s’appuie sur ses forces.

SANAD Mohammad (USAM Nîmes Gard)

L’écart enfle et les Domen Tajnik, Tilen Sokolic ou autres Matic Verdinek alignent la cage de gardiens Nîmois pourtant bien présents avec 12 arrêts (27-18, 51′). Nîmes peut toutefois saluer la nouvelle performance de Mohammed Sanad, qui sauve les meubles en plantant 7 buts dans les 20 dernières minutes. Mais l’addition reste lourde sur la sirène (29-22). L’USAM se retrouve ainsi dans une fâcheuse posture, alors qu’un déplacement très compliqué s’annonce du côté de Chambéry. Les têtes se tourneront donc d’abord en Savoie avant de travailler à un retour au Parnasse, et l’horizon d’une victoire d’au moins 8 buts pour ne pas quitter l’aventure européenne plus tôt que prévu…

Nantes victorieux, mais sans avance

À domicile, le HBC Nantes croisait le fer avec un adversaire bien connu des Français : les Füsche Berlin. Tombeurs de Montpellier l’année passée en quarts de finale, les Renards ont bien décidé de rééditer la performance et prennent l’avantage dès le début de la rencontre (1-5, 10′). Dejan Miloslavljev (18 arrêts, 43%) étouffe des Nantais dont la réussite au tir est à la peine dans le premier acte, et les partenaires de Valero Rivera (6/7) font la course derrière à environ 3 unités de distance (7-10, 23′ ; 10-12, 30′).

Emil NIELSEN (HBC Nantes)

Pourtant, dans un match fermé, les Violets vont rester dans la course et revenir progressivement, à la faveur d’un excellent Emil Nielsen (14 arrêts, 38%) qui ne laisse pas son homologue lui voler la vedette. Les hommes d’Alberto Entrerrios prennent ainsi l’avantage pour la première fois du match au début du money time. Et avec la manière ! Pendant 6 précieuses minutes, les locaux n’encaisseront pas le moindre but tout en en plantant 5 dans les cages allemandes (19-21, 50′ ; 24-21, 56′). De quoi relancer le match, mais Jacob Holm (5/6) et Hans Lindberg (7/10) veillent au grain et permettent aux leurs de ne rentrer qu’avec un but de retard (25-24).

Les Allemands en difficulté

Les autres formations allemandes n’ont pas connu un meilleur sort lors de leurs matchs aller. Le SC Magdeburg, l’un des grands favoris de la compétition, s’est pris les pieds dans le tapis du côté du Sporting Lisbonne. Malgré de bons Lukas Mertens (7/7) et Omar Magnusson (8/14), les Allemands sont bien longtemps contraints de faire la course derrière, ou ne parviennent pas à mener de plus d’une longueur. Et pour cause : face à eux se dressent les deux frères prodiges du handball portugais : Francisco et Martim Mota da Costa. À respectivement 17 et 19 ans, l’arrière droit et l’arrière gauche signent chacun un 8/10, plantant plus de la moitié des buts de leur équipe. Pour rappel, Martim Costa s’était distingué en 2019, à 16 ans, en étant désigné meilleur arrière droit du mondial U19 bien qu’il soit… droitier. C’est justement lui qui plante le dernier but des siens face au SCM, qui ne peut qu’égaliser et promettre un meilleur match retour sur ses terres (29-29).

Sergei Mark Kosorotov, Wisla Plock (crédits : @fspezialephotographie)

Seul Allemand jouant à domicile, le TBV Lemgo était confronté à une rude opposition face aux Polonais du Wisla Plock. Devant durant les trois quarts de la rencontre, en s’appuyant sur Elisson, Zerbe ou encore Suton, les Allemands ont du plier dans la fin de match (20-18, 40′ ; 23-27, 51′). La faute à un excellent Sergei Mark Kosorotov (9/13), qui a tenu l’attaque des siens dans le premier acte comme dans le money time, et à un Przemyslaw Krajewski, auteur de 5 buts dans le second acte (7/7 au total). Un succès final de 3 unités qui aurait pu être plus lourd, et laisse encore quelques espoirs au TBV (28-31).

Bonne opération de Schaffhausen, GOG ne brille pas à Irun

Face à la dangereuse jeunesse de Savehöf, les Suisses de Schaffhausen ont su parfaitement préparer leur rencontre. En muselant efficacement Elias Ellefsen a Skipagotu (3/10) et Rune Schroder (5/11), l’attaque suédoise se grippe, quand les tireurs ne butent pas sur un Kristian Pilipovic au rendez-vous (35% d’arrêts). Derrière, le canon Samuel Zehdner (9/10) pouvait faire son office, et permettre aux siens de s’envoler dans le second acte (30-21, 52′). Les visiteurs négocient toutefois très bien les dernières minutes et conservent une chance de renverser la vapeur la semaine prochaine (32-26).

Viktor HALLGRIMSSON (GOG)

En Espagne, les Danois de GOG n’ont pas su mettre en place leur attaque si dévastatrice face à Irun. Accrochés durant 60 minutes, et malgré un Viktor Hallgrimsson des grands soirs (21 arrêts, 45%), les visiteurs parviennent à s’imposer de deux longueurs, à la faveur d’une base avant prolifique avec Tollbring (10/11) et Bergendahl (7/7). Les Espagnols conservent ainsi l’espoir de l’exploit au match retour (28-30).

Pelister attend le match retour

Enfin, après leur victoire historique face à Zagreb cette semaine, les Croates de Nexe sont venus à bout des voisins macédonien de Bitola. L’Eurofarm Pelister est pourtant loin de voir s’éloigner ses espoirs de qualification. Au contact dans le premier acte, 2-3 buts derrière dans le second, les leaders du championnat macédonien ont pu s’appuyer sur un précieux Marton Szekely dans les cages (16 arrêts à 36%). En face, c’est la technique des ailiers Marin Jelinic (6/6) et Fahrudin Melic (8/12) qui a fait la force des locaux, qui s’imposent avec un matelas non-négligeable (29-26). Les deux formations ne devraient pas avoir trop de difficultés avec leurs championnats respectifs avant de jouer le match retour mardi prochain.

Antoine Piollat

19 CommentairesPoster un commentaire

  1. jpf_hb - le 30 mars 2022 à 08h31

    Merci à Eurosport d'avoir compris que diffuser du hand à la tv ça peut apporter + d'audience que sur leur player en ligne…
    Beau match de Nantes ! Bravo à eux de d'avoir pas craqué pendant 45 minutes pour ensuite passer devant et gagner !

  2. fred - le 30 mars 2022 à 08h56

    Le changement de coach semble avoir servi d’électrochoc pour l’USAM qui n’a pris que -7 !

  3. Jack3544 - le 30 mars 2022 à 09h01

    Nîmes a sans doute été aveuglée par ses résultats dans la poule la plus faible des 4, je ne dis pas cela par méchanceté, mais par réalisme. Ce n'est pas un grand Nîmes cette année, entre blessures et erreurs d'encadrement..

    Félicitations aux toulousains, pour cette belle performance, face à une très solide équipe portugaise. Il va falloir confirmer au retour.

    Quel combat à Nantes, entre le 2nd de la LNH et le 3ième de la Bundesliga. J'espère que les nantais ne vont pas regretter les loupé à 6 mètres. De même que la mauvaise gestion des 2 dernières minutes.
    Pourquoi ne pas poser son TM pour passer à +3 à 1'20, plutôt que garder son TM pour les 3 dernières secondes?

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