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Raphaëlle Tervel, prête pour une nouvelle aventure
Après une saison passée sur le banc de Györ en tant qu’entraineuse adjointe, Raphaëlle Tervel ne compte pas se précipiter avant de choisir là où elle continuera sa carrière.
Ils sont désormais quatre entraineurs français à avoir connu la folie du FINAL4 de la Champions League féminine. Frédéric Bougeant avec Rostov, Emmanuel Mayonnade avec Metz et Laurent Bezeau avec Brest ont tous mené leur équipe jusqu'à Budapest par le passé. Mais Raphaëlle Tervel pourra également dire qu’elle a participé au plus bel événement de handball féminin de clubs, avec Györ il y a quelques semaines. Après une année blanche suite à son départ de Besançon en 2021, l’ancienne ailière internationale avait fait le choix de s’engager avec le club hongrois en tant qu’adjointe d’Ambros Martin l’été dernier. “Ca a été une super expérience, ne serait-ce que pour ce FINAL4. Je ressors de cette année très enrichie par ce niveau de jeu" explique-t-elle.
Après six ans à être numéro une sur le banc de Besançon, elle-même se doutait que de ne plus avoir toutes les cartes en main allait demander un petit temps d’adaptation. “Ca a été compliqué pour quelqu’un comme moi qui aime bien décider. J’étais plus là pour aider, apporter un point de vue différent. Ambros, je le connais bien, c’est quelqu’un qui a toujours fait tout seul, j’ai donc essayé d’apporter un point de vue différent du sien” continue Tervel, qui a préféré refuser la proposition de Györ de continuer comme adjointe avec le futur entraineur, Ulrik Kirkely. Pourtant, les joueuses du club hongrois auraient, à l’entendre, apprécié de continuer encore un peu à s’entrainer sous sa houlette : “C’est vrai que les retours ont été très positifs. J’ai pris énormément de plaisir à entrainer des filles de nationalité et de cultures différentes. Globalement, bosser avec ces filles la et les comprendre, ça a été facile.”
"Un club peut m'intéresser, mais pourquoi pas une sélection ?"
Maintenant, place aux vacances pour Raphaëlle Tervel. Enfin, pas pour longtemps, puisque son téléphone sonne. Prendre une ancienne joueuse passée sur le banc de Györ, forcément que les présidents de club se montrent intéressés. Au point qu’un projet lui parle particulièrement ? “Je ne veux pas me précipiter et trouver un projet avec des valeurs humaines qui me correspondent. Mais je ne me ferme aucune porte ! Un club peut m’intéresser, mais pourquoi pas une sélection ? Ce métier d’entraineur, c’est vraiment ma passion et il y a tellement de facettes à explorer que je ne me focalise pas sur un projet en particulier.” Pour preuve, elle avait regardé d’un oeil gourmand le poste de sélectionneur de la Corée du Sud se libérer avant que le Danois Henrik Signell ne prenne finalement la main.
En attendant de trouver chaussure à son pied, ne comptez pas sur la désormais ancienne de Györ pour rester inactive. Elle a repris contact avec ses anciens collègues de Ligue Butagaz Energie, qu’elle a cotoyé pendant six ans avec Besançon, et pourrait reprendre son tour d’Europe et de France afin de continuer à expérimenter d’autres facettes de son métier. “Là, j’attends que les calendriers français et européens sortent pour cocher les matchs, les clubs, les poles que je veux aller voir ! Après Besançon, j’avais fait un espèce de handball roadtrip , allant de club en club pour voir d’autres choses et d’autres façons d’entrainer” explique-t-elle. “Des collègues français m’ont déjà proposé de venir leur rendre visite. J’ai envie d’aller voir aussi ce qu’il se passe en Norvege voir comment ils bossent. L’année sera tres chargée en rencontre et en échange, en attendant de retrouver ma place sur un banc…" En attendant la prochaine aventure, donc…
Kevin Domas