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Mérignac contraint à la Nationale 1

Après deux mois d’incertitude et plusieurs recours, Mérignac évoluera en N1F cette saison. Le CNOSF a confirmé la décision de la CNCG, actant la relégation administrative du club girondin.
Relégué pour des problèmes financiers à la fin juin, le Mérignac Handball avait pourtant décroché sa neuvième place en championnat et donc validé son maintien sportif. Le désistement d’un investisseur, censé combler un trou de 300 000 €, a tout fait basculer. Malgré un budget actualisé jugé « structuré et cohérent », la commission d’appel de la CNCG a confirmé la rétrogradation en N1F, évoquant des documents manquants.
Saisi en dernier recours, le CNOSF a finalement appuyé la décision, estimant que réintégrer le club en D2F « reviendrait à rompre durablement l’équité entre les participants à cette compétition » (extrait de la décision publié par Mérignac sur ses réseaux sociaux).
Le championnat de D2F se jouera donc à dix équipes, tandis Mérignac évoluera en poule 1 de Nationale 1 Féminine, aux côtés de clubs comme Nantes, Celles-sur-Belle et Bergerac, également relégués. Des rétrogradations qui ont par ailleurs créé une poule à 14 équipes, contre 12 dans les trois autres groupes, imposant un calendrier plus chargé à des joueuses qui ne sont pas professionnelles.
Un coup dur pour le handball girondin, d’autant que plusieurs joueuses ont quitté le navire : Agathe Quiniou a pris la direction de la Roumanie, Sabrina Abdhellahi a signé à Saint-Amand, tandis que de jeunes talents ont rejoint Strasbourg ou Sambre. Le club devra désormais rebâtir son projet autour de sa jeunesse et des cadres restés fidèles.
Dans ce contexte, la voix de Léa Lignières s’est élevée pour dénoncer un discours déconnecté de la réalité et interpellé directement la Fédération et la Ligue féminine sur le manque de soutien structurel et financier au handball féminin. Un appel entendu et relayé par de nombreuses joueuses françaises.