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L'ogre Hongrois enrole la nouvelle pépite norvégienne

, par Peter

Thale Rushfeildt Deila (Norvège) - Crédit EHF

Sensation sur le marché européen : alors qu’elle était liée à Odense Handbold jusqu’à l’été 2027, Thale Rushfeldt Deila rejoindra finalement Győri Audi ETO KC dès 2026. Un an plus tôt que prévu donc, pour l’une des plus grandes promesses du handball mondial, championne olympique à Paris et désormais référence incontestable de la base arrière norvégienne.

Arrivée au Danemark en 2023, Thale Rushfeldt Deila n’aura pas mis longtemps à s'imposer. Championne du Danemark 2025, invaincue (26 victoires en 26 matchs), elle a mené Odense à une saison historique. Cerise sur le gâteau : une victoire en finale contre la Team Esbjerg de sa sœur jumelle Live. La même année, Odense vivait son premier Final Four de Ligue des Champions, porté par une Deila incandescente : 6 buts contre Metz en demi-finale, avant de s’incliner en finale, contre Győr, son futur club. Avec 88 réalisations, elle terminait meilleure marqueuse de la campagne européenne du club danois.

« Thale est l'un des plus grands talents de sa génération. Sa progression ces dernières saisons a été fantastique, et elle est également une personne d'une grande qualité. C'est une joueuses très explosive et puissante, capable d'évoluer aux trois postes centraux. Face à l'ETO, elle est toujours extrêmement difficile à arrêter. Thale possède également d'excellentes qualités défensives, un atout essentiel pour prétendre à une place de titulaire à l'ETO. » a déclaré le coach de Gyor, Per Johansson.

Ce transfert, qui  peut déjà être considéré comme l’un des plus marquants de la saison, illustre une nouvelle fois la stratégie d’anticipation de Győr. Le club hongrois, toujours invaincu cette saison toutes compétitions confondues, frappe un grand coup en attirant l’une des joueuses les plus convoitées du continent. La joueuse de 25 ans paraphe un contrat de deux saisons en Hongrie.

La Norvégienne débarquera dans une base arrière où  peut évoluer à tous les postes, avec une préférence à gauche. Elle sera en concurrence avec Kelly Dulfer (prolongée jusqu’en 2028), Véronika Kristiansen (2027), Bruna de Paula ou encore Kristine Breistøl. Une densité exceptionnelle, qui pourrait pousser le club à réorganiser ses équilibres.

Outre la base arrière, le poste d’arrière droit reste verrouillé avec Dione Housheer, sous contrat jusqu’en 2030. La néerlandaise est devenue l’une des référence à son poste avec le club Hongrois. Ajoutons à cela le prolongement récent d’Hatadou Sako jusqu’en 2029 et celle de la troisième Néerlandaise du groupe, Bo van Wetering, et l’effectif magyar prend déjà des allures XXL.

En recrutant Thale Rushfeldt Deila, Györ n’envoie pas seulement un message à l’Europe : il confirme sa volonté de régner durablement sur la Ligue des Champions. Avec une arme offensive supplémentaire de ce calibre, l’armada hongroise continue de se bâtir un effectif redoutable… et probablement encore plus difficile à faire tomber dans les années à venir.

 

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Storhamar Handball Elite

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Györi Audi ETO KC

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Rvdelta
Rvdelta
1 mois il y a

Y a t’il des mines d’or en Hongrie ? Gyor chez les filles, Wesprem chez les hommes; bonjour les budgets !

fan des dragonnes
fan des dragonnes
1 mois il y a
Répondre à  Rvdelta

à Györ, le premier employeur de la ville est Audi!!

Jack44
Jack44
1 mois il y a
Répondre à  fan des dragonnes

Pour Gyor, en effet c’est Audi, pour Veszprém, c’est plus « flou ». Le budget n’est même pas officiel.
J’ai trouvé un chiffre de 20 millions d’euros pour Gyor en 2025 (Brest 9 millions, le PSG garçon, 17 millions !).
Pour Veszprem, aucune info nulle part. je me rappelle d’une question posée par un journaliste à Nagy, directeur sportif, qui avait refusé de répondre.

Aritz
Aritz
1 mois il y a

Le parallèle s’impose ! Impossible d’ignorer le contraste entre les « usines », des clubs ultra-professionnalisés et puissants financièrement, et les équipes plus modestes qui servent surtout à remplir la compétition, un peu comme les « poireaux » du Paris-Dakar présents pour participer mais sans réelle chance de briller. La concentration des moyens dans quelques clubs entraîne un déséquilibre énorme. En LBE ou en Ligue des Champions féminine, certaines équipes ne sont là que pour exister sur le papier, alors que d’autres écrasent tout grâce à leur budget et leur structure professionnelle.
 Quelques chiffres pour illustrer le fossé

1. Budget en LBE / Ligue Butagaz Énergie (France)
Le budget cumulé des 14 clubs de la LBE est d’environ 34 M€ (saison 2024‑25).Le budget moyen par club est de ~2,44 M€.Le budget médian (donc le “club typique”, pas les très riches) est de ~1,8 M€.La masse salariale moyenne est d’environ 1,44 M€ pour la LBE.Il y a deux vitesses dans cette ligue :Brest Bretagne Handball : ~8,36 M€ de budget pour 2025‑26.Metz : autour de 4,99 M€À l’inverse, des clubs très modestes ont des budgets très bas : Le Havre à ~1,12 M€, Sambre Avesnois ~1,16 M€, Stella Saint-Maur ~1,47 M€.D’ailleurs, selon certaines sources, la masse salariale peut représenter plus de 60 % du budget de certains clubs modestes. Décideurs du Sport par Patrick BayeuxLe modèle économique est fragile : plusieurs clubs ont connu des difficultés financières avec des rétrogradations administratives pour manque de garanties.

2. Clubs “usines” en Ligue des Champions / Europe
Pour appuyer le parallèle “usine” :
Selon SportPowher, le budget de Győr pourrait être de “30 millions €” évoqué dans un article, ce qui creuserait un écart énorme avec les clubs français “modesteCe club bénéficie d’un gros soutien : Audi (constructeur automobile) est un sponsor majeur, ce qui renforce son “modèle industriel”.Grâce à ces moyens, ces clubs “usines” et quelques blanchisseries industrielles peuvent attirer des joueuses très haut niveau, leur payer des salaires élevés, etc.Conclusion du parallèle “usines vs poireaux”

Le parallèle “usines vs poireaux” se vérifie très clairement avec ces chiffres : certains clubs “puissants” (Győr, Brest) ont des moyens plusieurs fois supérieurs à ceux des clubs les plus modestes.Les “usines” (clubs très riches / très bien sponsorisés) dominent non seulement sportivement, mais aussi économiquement, et peuvent construire des équipes ultra-compétitives.Les “poireaux” (clubs plus modestes, avec des budgets limités) sont dans une course beaucoup plus difficile : ils ont peu de marge, une dépendance forte aux salaires, et une fragilité économique qui peut menacer leur existence.

Dernière modification le 1 mois il y a par Aritz
fan des dragonnes
fan des dragonnes
1 mois il y a
Répondre à  Aritz

Masse salariale: Brest: 5.1M Metz: 2.9. Brest n’est pas un club puissant en Europe. et où situer Metz, dans ton exposé pour ecole de commerce. Et si on prend en compte Vipers, Bietigheim Nantes on voit que les budgets sponsoring sont fragiles, surtout quand tributaires de peu de sponsors.

Aritz
Aritz
1 mois il y a
Répondre à  fan des dragonnes

Mon propos porte sur l’écart structurel entre les clubs les mieux dotés et ceux qui évoluent avec des budgets de survie. Bien que Brest ne soit pas un top-club européen comme Győr, le simple fait d’avoir un budget de plus de 8 M€ et une masse salariale au-dessus de 5 M€ le place très loin des clubs LBE qui tournent à 1,1/1,5 M€. C’est cet écart-là qui illustre le parallèle “usines vs poireaux”.
 
Pour Metz, même logique : 2,9 M€ de masse salariale, près de 5 M€ de budget, c’est une tout autre dimension par rapport au bas de tableau français.
 
Vous avez raison sur un point, certains « gros » restent fragiles car dépendants de quelques sponsors (ex. Vipers, Bietigheim, Nantes). Cela n’annule pas le déséquilibre interne aux championnats. On peut donc avoir à la fois, des clubs « riches et fragiles » et, des clubs « pauvres et structurellement limités ». Le fossé économique reste bien réel, même si aucun club français ne joue dans la même catégorie que Győr ou les blanchisseries industrielles… 

Dernière modification le 1 mois il y a par Aritz
fan des dragonnes
fan des dragonnes
1 mois il y a
Répondre à  Aritz

desolé!! Metz joue dans la cour des grands avec un petit budget 4F4 en 5 ans comment expliquer ce poil à gratter. pas par l’economique!! le sport ; ce n’est pas que des fichiers exel et des camenberts. compare , dans les villes ou il y a une equipe de handfeminine LBE et 2eme division, les sommes allouées au foot, au basket et au hand feminin. ce n’est pas une histoire de pognon, simplement d’etat d’esprit général!! le sport feminin n’a pas de raison d’etre dirons les collectivités.

Aritz
Aritz
1 mois il y a
Répondre à  fan des dragonnes

Dans le handball professionnel, la réussite ne se mesure plus uniquement en titres ou en chiffres. Elle repose aussi sur la cohérence d’un modèle, la stabilité économique et la capacité à incarner des valeurs fortes. À ce titre, Metz Handball et Brest Bretagne Handball offrent deux approches distinctes mais complémentaires de la performance durable : la stabilité et l’identité pour les Messines, la structuration et l’innovation pour les Brestoises. Metz est un « miracle permanent ». Personne ne conteste son excellence sportive. Ce constat ne change rien au fond : entre 30M€ et 5M€ ou entre 5 M€ et 1,2 M€ de budget, les fossés existent, et ils structurent les championnats.

Aritz
Aritz
1 mois il y a
Répondre à  fan des dragonnes

S »il y avait plus de Dirigeants issus des Ecoles de Commerce, il y aurait peut être un peu moins de liquidation parmi les clubs de handball féminin porfessionnel….

Pikor
Pikor
1 mois il y a
Répondre à  Aritz

Les clubs reposent souvent sur un ou deux actionnaires majeurs. Quand ces partenaires se retirent, le club s’effondre, quel que soit le parcours des dirigeants. Par exemple, Nantes a été placé en liquidation judiciaire en juillet 2024 malgré l’engagement initial de son actionnaire jusqu’en 2025
Il y avait pourtant des clubs bien dirigés :
Mérignac : Club historique, rétrogradé pour raisons financières en 2025, malgré une direction expérimentée et une place honorable en championnat
Toulon : Déficit important en 2025, alors que le club est une institution du handball féminin, avec une direction en place depuis des années
Nantes : La liquidation judiciaire est intervenue après le retrait soudain de l’actionnaire majoritaire, et non à cause d’une mauvaise gestion imputable au profil des dirigeants.
Ces exemples montrent que le problème est avant tout structurel (manque de revenus, dépendance aux subventions, instabilité des partenaires) et non lié à la formation des dirigeants.
On peut effectivement recruter des diplômés d’écoles de commerce, mais aussi former les dirigeants aux spécificités du sport comme savoir gérer une crise, rechercher des partenaires, s’appuyer sur de bons comptables et de bons juristes.
Dire que plus de dirigeants issus d’écoles de commerce éviteraient les liquidations, c’est ignorer les causes profondes des difficultés : un modèle économique précaire, une dépendance aux subventions, et surtout une visibilité médiatique insuffisante.

Aritz
Aritz
1 mois il y a
Répondre à  Pikor

Je comprends votre point de vue, mais il me semble que vous opposez deux éléments qui ne s’excluent pas. Les difficultés des clubs sont structurelles, mais cela n’annule pas l’impact du profil des dirigeants. Cela le rend au contraire encore plus déterminant.

Les exemples que vous citez montrent surtout que dans un environnement fragile, la capacité des dirigeants à anticiper et sécuriser les ressources est essentielle. Le retrait d’un actionnaire n’est jamais totalement imprévisible. Un dirigeant formé à l’analyse financière avancée, au risk management et à la diversification des revenus travaille précisément à réduire cette dépendance. Ces compétences existent, elles ne garantissent rien, mais elles augmentent clairement la résilience du club.

Dire que tout est structurel revient presque à retirer aux dirigeants leur responsabilité stratégique.
Or, la stratégie est justement ce qui permet de composer avec un modèle économique imparfait. Des clubs comparables, dans les mêmes championnats, avec les mêmes contraintes, connaissent des trajectoires très différentes. Cela montre bien que la gestion joue malgré tout un rôle.

Les formations « écoles de commerce » ne sont pas une panacée, mais elles apportent des outils que de nombreux dirigeants actuels n’ont pas. Analyse budgétaire, pilotage de projet, marketing sportif, gestion de la dette, création de partenariats long terme. Ce sont des compétences techniques qui peuvent faire la différence quand les marges de manœuvre sont faibles.

Les exemples que vous mentionnez ne prouvent pas que la gestion n’a aucun impact. Ils montrent que même une gestion correcte ne suffit pas dans un modèle dépourvu de leviers. Mais à l’inverse, une gestion médiocre dans ce contexte fragiliserait encore plus les clubs. Autrement dit, de bons dirigeants ne résolvent pas tout, mais sans bons dirigeants, la fragilité structurelle devient fatale beaucoup plus vite.

Enfin, si les causes profondes sont structurelles, alors la compétence managériale devient encore plus cruciale. Parce que dans un système où chaque euro compte, où chaque partenaire doit être sécurisé, et où la visibilité est difficile à obtenir, les clubs ne peuvent justement pas se permettre une gestion approximative.

In fine, les difficultés viennent en grande partie du modèle économique. Mais c’est précisément pour cette raison que la qualité des dirigeants doit être renforcée, pas minimisée.

Dernière modification le 1 mois il y a par Aritz
Pikor
Pikor
1 mois il y a
Répondre à  Aritz

Dans ce cas, le profil dirigeant d’entreprise est le plus souvent adapté ?

Aritz
Aritz
1 mois il y a
Répondre à  Pikor

Un club sportif n’est pas une entreprise comme une autre. Une entreprise vise à réduire l’incertitude en permanence de façon à minimiser le risque investissement. Un club doit accepter d’intégrer dans sa gestion une part de fatalisme et d’aléatoire. Sa culture interne repose sur des valeurs sportives particulières, ses résultats sont plus hypothétiques que dans d’autres secteurs et il doit s’entendre avec ses concurrents, faute de quoi son marché tend à disparaître. Par ailleurs, sa gestion des RH n’est pas celle d’un personnel salarié classique. Paradoxalement, c’est au niveau de ses produits et de ses marques que des similitudes existent avec une entreprise classique. Même si un club sportif n’est pas une entreprise classique dans sa nature, sa logique ou son environnement concurrentiel, il doit néanmoins être piloté avec des compétences managériales similaires à celles d’un chef d’entreprise.

Sasori9
Sasori9
1 mois il y a
Répondre à  Pikor

Gérer un club n’est pas la meme chose que gérer une entreprise. ces dirigeants issue d’école de commerce n’ont pas de compétence pour gérer un club de sport, il faut une personne qui a grandi dans le monde de sport et il a des bagage dans le monde business-sport. Ce n’est pas à l’école des commerces qu’on apprend ca. Je vois aussi au football et les incompétents au cols blancs détruisent. Il suffit de voir l’exemple Aulas avec OL. Il a coulé son club donc il a anticipé son départ pour qu’il ne soit pas le coupable. Aulas, son point faible, il prend toujours les personnes de son milieu. Si on regarde PSG, Bayern Munich, Chelsea…. on remarque que les dirigeants ne sont pas issu de grande école mais composé des anciens sportifs qui reconvertissent dans le sport-businss, un connaisseur de monde business, un représentant qui a le charisme… et ils ont le sens des affaire et ils savent comment attirer les sponsors ce que les dirigeants d’issue d’école de commence ne savent pas le faire. Voila le pb !

Pikor
Pikor
1 mois il y a
Répondre à  Sasori9

D’accord pour les sportifs reconvertis mais vous vous appuyez sur le foot et le facteur x, l’impact médiatique.

Aritz
Aritz
1 mois il y a
Répondre à  Sasori9

Un club sportif n’est pas une entreprise comme une autre. Une entreprise vise à réduire l’incertitude en permanence de façon à minimiser le risque investissement. Un club doit accepter d’intégrer dans sa gestion une part de fatalisme et d’aléatoire. Sa culture interne repose sur des valeurs sportives particulières, ses résultats sont plus hypothétiques que dans d’autres secteurs et il doit s’entendre avec ses concurrents, faute de quoi son marché tend à disparaître. Par ailleurs, sa gestion des RH n’est pas celle d’un personnel salarié classique. Paradoxalement, c’est au niveau de ses produits et de ses marques que des similitudes existent avec une entreprise classique. Même si un club sportif n’est pas une entreprise classique dans sa nature, sa logique ou son environnement concurrentiel, il doit néanmoins être piloté avec des compétences managériales similaires à celles d’un chef d’entreprise.

fan des dragonnes
fan des dragonnes
1 mois il y a
Répondre à  Aritz

Non, NON et non!!Apart le foot et le basket où on trouve des investisseurs qui veulent gagner de l’argent,les clubs sportifs ne sont pas des entreprises!!!!! Meme le BBh ne rentre pas dans ses investissement, mis à par la pub générée par les victoires de l’equipe premiere. Dans le hand féminin, AUCUN président ne reste pour faire de la tune!! mais pour le SPORT, le PLAISIR!! jamais présent dans tes analyses, mais omniprésent dans les salles!! pourquoi autant de spectateurs si ce n’est pour partager? ton discours devient fatigant sur un forum d’amateurs. envoie tes analyses aux fédés. mais, s’il te plait, laisse nous le plaisir.

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