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Metz Handball à l’heure des choix

, par Reistad

Lucie GRANIER (Metz Handball) – Crédit Photo : Dell’Aiera Michel

Alors que le marché des transferts s’ouvre de plus en plus tôt, Metz Handball doit anticiper l’avenir de plusieurs joueuses en fin de contrat, mais aussi celui de son entraîneur. Dans le même temps, Brest pourrait chercher à renforcer son effectif en ciblant deux Messines.

En début de mois, Brest a frappé un grand coup sur le marché des transferts en annonçant l’arrivée de la meilleure joueuse du monde Henny Reistad pour trois saisons. Une signature retentissante qui pourrait peser lourd dans les négociations à venir. Dans une discipline où les mouvements d’effectif se négocient et s’annoncent de plus en plus tôt, l’arrivée de la star norvégienne constitue un argument de poids pour attirer d’autres joueuses en Bretagne. Une annonce qui pourrait bien rebattre les cartes du mercato français et européen.

À Metz, les premières annonces devraient intervenir dès le mois de novembre. La prolongation d’Emmanuel Mayonnade pour une année supplémentaire semble se profiler. Arrivé en 2015, le technicien ne serait donc pas encore prêt à quitter le club mosellan, où il a construit un projet au long cours depuis plus d’une décennie.

Mais le chantier le plus important concerne l’effectif. À l’issue de la saison 2026-2027, neuf joueuses verront leur contrat arriver à échéance : Sabrina Novotna, les internationales françaises Chloé Valentini, Suzanne Wajoka, Lucie Granier, Léna Grandveau et Laura Schneider, les Hongroises Petra Vamos et Anna Albek, mais aussi Betchaïdelle Ngombele. Autant de dossiers que le club devra gérer pour préserver la stabilité de son groupe. Une partie de ces joueuses choisira certainement de poursuivre l’aventure en Moselle avec le champion d’Europe en titre. Mais les dirigeants devront avancer des arguments solides pour conserver leurs éléments et éviter un renouvellement trop important de l’effectif.

Deux Messines dans le viseur brestois ?

De son côté, Brest ne compterait pas se contenter de la seule arrivée d’Henny Reistad. Malgré cette signature, le club breton connaît un début de saison en deçà de ses ambitions, avec déjà deux défaites en championnat et deux autres en Ligue des champions. Un bilan qui pourrait pousser les dirigeants à revoir certains postes et à réajuster leur effectif, en se séparant éventuellement de joueuses qui ne répondraient plus pleinement aux attentes du club.

Dans ce contexte, Laura Schneider et Lucie Granier seraient dans le viseur de Brest, selon L’Équipe. Deux gauchères qui pourraient quitter Metz pour rejoindre son rival breton. Une piste qui n’aurait rien d’inédit pour le BBH, habitué à piocher dans l’effectif mosellan. Camille Depuiset, Méline Nocandy, Ana Gros ou encore Tamara Horacek, plus récemment, ont déjà rejoint les rangs brestois après être passées par Metz. Le club breton connaît donc bien la recette et pourrait une nouvelle fois venir se servir chez le champion d’Europe en titre.

Le profil de Laura Schneider correspondrait aux besoins brestois. Le club est à la recherche d’une arrière droite et ne s’en cache pas. Avec une seule gauchère sur sa base arrière, qui manque encore d’expérience à ce niveau, Brest pourrait trouver en la Messine une solution intéressante. Revenue en forme après sa grossesse, la joueuse connaît très bien les exigences du haut niveau. Après sept années passées à Metz, elle avait retrouvé en 2024 le club. Elle avait donc déjà franchi le pas quelques années plutôt pour découvrir un nouvel environnement. Reste à savoir si la jeune maman sera prête à tenter une nouvelle aventure, cette fois en Bretagne.

Autre nom évoqué, celui de Lucie Granier, arrivée à Metz en 2023. Depuis son départ de Besançon, l’ailière droite a changé de dimension : une place en équipe de France, une distinction individuelle de meilleure ailière droite et un titre en Ligue des champions. En quelques saisons, son parcours a pris une tout autre ampleur. Un éventuel départ à Brest pourrait éventuellement lui permettre de retrouver Pauline Coatanea, qu’elle a côtoyée en équipe de France. Une arrivée qui soulèverait toutefois des questions sur la place de Siobann Delaye dans l’effectif brestois, même si le club pourrait aussi choisir de là conserver. Pour autant, Lucie Granier semble entretenir un attachement certain à Metz. Reste à savoir si cet élément pèsera dans sa décision au moment de choisir la suite de sa carrière.

L’argument "Reistad"

Une chose est sûre, l’arrivée d’Henny Reistad constitue un argument de taille pour Brest, qui pourra également s’appuyer sur les internationales françaises déjà présentes dans son effectif. Avec un budget conséquent, le club breton semble bien décidé à bâtir une armada capable de rivaliser avec les meilleures équipes européennes.

Du côté du club mosellan, le budget continue d’augmenter d’année en année, mais Metz devra poursuivre ses efforts pour rivaliser avec des concurrents en France comme à l’étranger. Si le budget peut constituer un frein face à certains concurrents, Metz dispose d’autres arguments à faire valoir. Seul club français féminin à avoir remporté la Ligue des champions, il reste également le plus titré de l’Hexagone. Un palmarès qui s’appuie sur une politique de formation ayant permis de faire émerger de nombreuses grandes joueuses de la discipline. Un savoir-faire et une histoire qui constituent des atouts de poids pour convaincre les joueuses de rejoindre ou de poursuivre l’aventure en Moselle, au-delà du seul argument financier. Désormais, le club s’apprête à aborder une période déterminante pour la suite de son projet sportif.

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