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Nantes s’impose dans la douleur à Saint-Raphaël et creuse l’écart

Bousculé pendant une heure par des Varois combatifs, le HBC Nantes a trouvé les ressources pour s’imposer au Palais des Sports Jean-François-Krakovsky. Portés par un Ivan Pesic décisif et un Aymeric Minne clutch dans le money time, les Ligériens creusent l'écart avec Montpellier.
Après une semaine pluvieuse en Provence, le soleil pointe le bout de son nez pour le dernier match de cette 16e journée de championnat. Après le faux pas montpelliérain à Limoges, Nantes jouait contre Saint-Raphaël pour prendre quatre points d’avance sur les Héraultais.
Les Ligériens sont partis en trombe, ce qui a fait caler Saint-Raphaël sur la ligne de départ (1-5, 5'). Le duo Julien Bos - Aymeric Minne ne fait pas dans la dentelle, marquant 8 des 11 premiers buts (7-11, 16'). Saint-Raphaël peine à produire du jeu. Sergio Perez, sur quelques exploits, trouve la faille, mais Nantes semblait parti pour un cavalier seul.
Les Ligériens tentent d’accélérer d'avantage, mais se montrent trop brouillons, permettant aux Raphaëlois de réduire le score en montée de balle. Alexandre Demaille effectue ses premiers arrêts, et ce n’est plus la même chanson (12-13, 21'). Ignacio Biosca, transparent durant les 20 premières minutes, laisse sa place à Ivan Pesic.
Drévy Paschal a la balle pour ramener les deux équipes à égalité, mais le portier croate s’interpose une première fois. À 50 % d’arrêts sur les dix minutes où il entre en jeu, Ivan Pesic redonne de l’air à Nantes, qui réaccélère avec un Thibaud Briet repositionné demi-centre, comme déjà aperçu en équipe de France (15-20, 29'). Un dernier jet de 7 mètres de Marc Leyvigne ramène les Raphaëlois à quatre longueurs au moment de rentrer aux vestiaires (16-20, mi-temps).
Saint-Raphaël aura fait douter Nantes
Le début de la seconde période part sur des bases encore plus élevées que la première. Les deux équipes exploitent la montée de balle et, à ce jeu, c’est Saint-Raphaël qui se montre le plus adroit. Les deux formations cherchent leur pivot, mais Nicolas Tournat est moins en réussite.
Arthur Vigneron et Drévy Paschal sont servis face à une défense nantaise attentiste, et les Varois sont de retour (24-26, 40'). Les deux équipes passent davantage de temps en attaque, et Saint-Raphaël repousse les assauts nantais, obligeant un Aymeric Minne, jusque-là adroit, à tirer à côté. Drévy Paschal ramène alors Saint-Raphaël à une longueur (27-28, 48').
Le Palais des Sports Jean-François-Krakovsky, à guichets fermés, donne de la voix et sent que son équipe n’est pas loin de renverser le match (28-30, 52'). Grégory Cojean, jusque-là discret sur son banc, manifeste son mécontentement face aux décisions arbitrales. Mais comme en première période, Ivan Pesic tient à bout de bras une équipe nantaise qui semble payer ses quatre absents (Matej Gaber, Ayoub Abdi, Romain Lagarde et O’Brian Nyateu).
À l’entrée du money time, Marc Leyvigne dépose une chabala et Saint-Raphaël est dans le coup (29-31, 56'). Johannes Marescot entretient l’espoir après un tir touché par Ivan Pesic qui vient mourir juste derrière la ligne (31-32, 59'). Les Varois sont solidaires et, sur la dernière passe du jeu passif, Aymeric Minne trouve une lucarne dont seul lui a le secret. Micke Brasseleur ramène les locaux à une longueur, mais le mal est fait.
Non sans crainte ni douleur, le HBC Nantes repart de Provence avec les deux points (32-33, fin du match) et se détache, avec le Paris Saint-Germain, de Montpellier et de Limoges. Pour Saint-Raphaël, les victoires de Chambéry, Tremblay et Toulouse renvoient les Varois à une 8e place amère.
À Saint-Raphaël, Ilann Thuel