Mondial 2017 (F) – 1/8

La République Tchèque signe un exploit historique

Quelle sensation à Leipzig ! Après avoir été derrière pendant toute la rencontre, la République Tchèque a signé un exploit historique en éliminant la Roumanie grâce à un but de Michaela Hrbkova à la dernière seconde (28-27). Une performance exceptionnelle pour le collectif de Jan Basny qui accède pour la première fois à un quart de finale dans un mondial. 

“Je n’arrive pas à y croire! Je n’arrive pas y croire!” répète Héléna Rysankova en zone mixte. Et pour cause, qui l’aurait parié ? La République Tchèque en quart de finale d’un mondial, qui plus est en éliminant la Roumanie qui partait logiquement favorite. Ce n’était jamais arrivé. Et rien ne laissait penser que les Tchèques allaient l’emporter.

La physionomie du match a clairement été à l’avantage de leur adversaire s’appuyant sur une grande Cristina Neagu et une bonne Melinda Geiger. Mais cela n’a pas suffi. Le combat s’est fait mentalement. Dans un money-time maîtrisée de A à Z par le tacticien Tchèque et ses filles, la République Tchèque est parvenue à marquer un dernier but somptueux sur le buzzer leur envoyant la tête dans les étoiles mais surtout, en quart de finale. “C’était prévu, on l’avait travaillé à l’entrainement” explique-t-il. Ce qui était prévu c’était une dernière possession à 7 contre 6, une défense attirée par Marketa Jerabkova et un tir qui venait finalement de l’aile droite depuis le bras gauche de Michaela Hrbkova. Un enclenchement joué à la perfection en seulement 11 secondes pour créer l’exploit.

Il y avait donc de quoi avoir être heureux et très satisfait chez les coéquipières de l’arrière droite dijonaise, qui n’ont jamais baissé les bras. “Même si on a été menées pendant toute la rencontre, on y a toujours cru, on n’a jamais lâché et on s’est battues en fin de match” sourit la gauchère. Elles ont donc su, ensemble faire la différence, ce que n’a pas manqué de souligner Ambros Martin. “Elles ont joué intelligemment, elles ont seulement mené en toute fin de partie et pour nous cela a été très dur à encaisser” souffle l’entraîneur roumain.

“Les filles ont été énormes”

Les regrets peuvent en effet être nombreux dans le camp roumain. Surtout après avoir mené la rencontre pendant 55 minutes, mais n’étant jamais en mesure de la tuer. La faute certainement à une défense pas assez sérieuse, se mettant souvent à la faute et étant beaucoup trop sanctionnée (10 au total). Comme l’un va rarement sans l’autre, les gardiennes n’ont pas été en réussite (7 arrêts au total à 20% de réussite). Tant Denisa Dedu que Yuliya Dumanska n’ont su s’imposer en réel rempart face aux tireuses tchèques. Pourtant en face, Petra Kudlackova, la troisième gardienne a su capter les bons ballons en fin de match pour permettre aux siennes d’avoir des occasions pour revenir puis mener. “Quand nous sommes revenues plusieurs fois à égalité, je savais qu’on était plus fortes mentalement. Les filles ont été énormes. Etre menées et même malmenées comme ça pendant toute la rencontre et retourner la situation, c’est énorme!” se félicite Jan Basny. Ce sont donc cinq minutes qui resteront marquées dans l’histoire de la République Tchèque, cinq minutes menées parfaitement par des joueuses pas toutes professionnelles qui ont su accomplir un exploit “énorme”, pour reprendre les termes du tacticien, plus que jamais admiratif de ses joueuses. “Je suis très très fier de mes joueuses aujourd’hui. C’est peut-être la plus belle émotion sportive de ma carrière ce soir”, conclut Jan Basny.

De Leipzig, Maxime Cohen (avec C.Domas).

Pub Espace Pronos EDF

2 CommentairesPoster un commentaire

  1. Averell - le 11 décembre 2017 à 21h58

    Pour les Roumaines, c'est helas le risque lorsque tu laisses filer le dernier de match de poule parce que tu n'as plus rien a gagner ni a perdre. Une defaite un peu lourde, et ca peut suffire pour casser la dynamique, sans oublier la decompression des joueuses qui ne jouent pas le dernier match.
    C'est donc souvent une arme a double tranchant

    • cochonne - le 12 décembre 2017 à 10h52

      bonjour
      100% d'accord avec votre analyse, a ce niveau la dynamique et l'influx nerveux sont deux des éléments clé.
      C'est le mental qui commande le physique et quand on voit comme il est difficile de rentrer dans une compétition on peut comprendre qu'une rupture brutale sensée reposer le physique peut être contre productive.

Laisser un commentaire

Champs requis *

Handnews sur Facebook
En direct Voir toutes les brèves