Nationale 1

Villeurbanne reconstruit

Crédit : Frédéric Faguet/VHA

Le nom de Villeurbanne n’est pas un inconnu du handball. Le club de l’agglomération lyonnaise alterne depuis les années 1980 entre l’élite et la troisième division. Reparti en N2 il y a deux saisons, après avoir été rétrogradé financièrement, voilà les Blacks Gones de retour en N1.

Crédit : Frédéric Faguet/VHA

Pour ce retour en National 1, le VHA a vu en grand. À l’intersaison, Loïc Laurent formé à Chambéry et passé par Aix et Valence a rejoint le collectif. Mais ce n’est pas le seul nom marquant. On retrouve également Grégory Thevenot qui a déjà fait les bonnes heures de Villeurbanne jusqu’en 2013 avant de rejoindre Bordeaux puis Amiens. Élu meilleur gardien de N1 lors du précédent exercice, il explique assez simplement ce retour au club : “Je suis revenu à Villeurbanne car il y a eu un gros changement au sein des dirigeants et de la structuration du club. C’est un bel élan avec un beau projet pour l’avenir. On a un gros travail avec les jeunes issus de la formation, avec de belles valeurs. C’est un petit peu tout ça qui m’a donné envie de refaire un bout de chemin avec le VHA” .

Villeurbanne n’a en effet pas perdu de temps après sa relégation pour se réorganiser en s’appuyant sur le vivier lyonnais. Avec cette base présentes et les autres recrues, Antoine Marion (ArD-Villefranche), Mario Sampohi (Piv-Cesson) et Baptiste Filipe (DC-Nîmes), le VHA vise haut. Pourquoi pas une montée dans les années suivantes : “On travaille vraiment dans le bon sens que ce soit les dirigeants, le staff et les équipes du club. On a tous les ingrédients pour repartir sur un gros projet. Je suis confiant pour l’avenir, à nous de faire les efforts pour se maintenir cette année. On a le projet sur les trois prochaines années de reconstruire quelque chose, pour pouvoir retoucher au professionnalisme” .

Une première réussie

Crédit : Frédéric Faguet/VHA

La première réussite aura en tout cas été le public présent en nombre pour cette première rencontre. Tout le lyonnais a répondu à l’appel de ce premier grand match de la saison, de quoi ravir le gardien : “Le public présent fait énormément plaisir. On veut montrer de belles valeurs et, si on a perdu ce soir, on va tout faire pour gagner le maximum de match à la maison.” Même son de cloche pour l’entraîneur Yvan Bonnefond : “Je suis très satisfait du public, de l’accueil, de la manière dont le club s’investit pour relancer une dynamique. Sincèrement, il y a un engouement incontestable. De notre côté on va donner un spectacle sportif de qualité pour essayer de faire plaisir à tout le monde, et avec les trois points ce sera toujours mieux.”  Un premier succès qui doit aider au second : le maintien. “À priori, commente l’entraîneur, on espère mieux qu’un maintien de fortune. C’est à dire avec un grand nombre de victoires à la maison et quelques unes à l’extérieur. Si on est en play-off alors la vie sera belle, mais si on est en play-down l’objectif sera d’avoir assez de points pour gérer la saison sans trop de heurts” .

Pourtant, le passage de la N2 à la N1 est souvent rude. Les deux clubs récemment montés dans la région, Saint-Etienne et Aix-les-Bains, ont connus une année 2016-2017 compliquée pour les verts et de descente pour les aixois. “Le fossé existe ! La dimension physique est totalement différente” s’écrie une nouvelle fois Yvan Bonnefond. Le premier match apporte toutefois son lot de bonnes nouvelles, mais : “Attention ! Ce n’est qu’un premier match et le championnat sera long. Ceci-dit, on avait amorcé le championnat de N2 l’année dernière dans des conditions similaires avec beaucoup de blessés, pas bien sûr de nous. Aujourd’hui je sais ce que vaut mon groupe et on va pouvoir aller de l’avant” .

Le match : Villeurbanne 27 – 30 Valence

Mario Sampohi – Crédit : Frédéric Faguet/VHA

Avant le début de cette rencontre, on ne savait pas du tout où se situait notre équipe par rapport à l’hécatombe de ces derniers jours. On a eu pas mal de blessés, et on s’est retrouvé dans une situation qu’on n’avait pas prévu. On avait peur que le groupe soit en difficulté. Mais là, je suis complètement rassuré.” Yvan Bonnefond s’en contenterait presque, son équipe vient en effet de pousser dans ses retranchements l’un des quatre prétendant à la D2. La recrue Loïc Laurent donne en effet du fil à retordre à la défense valentinoise et après dix minutes, la surprise est réelle (5-2, 10e). Valence va alors bafouiller son handball et offrir des ballons à exploiter aux villeurbannais qui n’en demandaient pas tant (12-9, 20e). L’arrière droit Ian Gorela va bien sonner la révolte et égaliser d’un superbe roucoulob (14-14, 58e) mais son exclusion définitive dans la foulée semble ternir l’issue de la rencontre pour les joueurs drômois.

Joris Vanseveren – Crédit : Frédéric Faguet/VHA

Au retour de la pause, cette impression est confirmée par le capitaine Joris Vanseveren qui régale le public (21-18, 38e). C’est en réalité le début de la fin pour les blacks gones qui ne parviennent pas à maintenir le rythme quand de leurs côtés les flèches Olivier Marroux et, surtout, Maxime Arvind Berrod (7 buts en 2e période) accélèrent le rythme. “On savait qu’on aurait du mal à tenir 60 minutes. On a des joueurs courts sur le banc, sur les ailes spécialement. On a beaucoup compté sur notre base arrière et quand celle-ci a été fatiguée, il nous manquait de la fraîcheur.” Coupable de moins de pertes de balles, Valence repasse devant (22-23, 46e) et ne lâchera plus son effort. Malgré des gardiens absents de la rencontre, les valentinois ont brillé par leur expérience sur le final, comme en témoigne l’interception en sortie de banc de Olivier Marroux. Malgré la pression dans le final, ils tiendront grâce aux derniers tirs de Edgar Landim (27-30, SF). “Le sentiment est partagé mais la défaite est amère” pour Thévenot. Yvan Bonnefond de son côté relativisera et évite toute conclusion hâtive : “J’ai Corentin Laharotte, du niveau de Joris Vanseveren, qui est blessé. Tout comme Skander Jameleddine et Pierre Jaglin qui n’a pu que défendre… Et on est pas loin du compte. Quand je vois ça, je suis déçu mais satisfait par le jeu. C’est dur pour un entraîneur de dire ça après avoir perdu [rire]” . La saison ne fait que commencer.

Crédit : Frédéric Faguet/VHA

À Villeurbanne, Maxime Thomas

4 CommentairesPoster un commentaire

  1. John H - le 11 septembre 2017 à 18h11

    Immense club formateur ou s’ont passés De grand joueur …les tout dernier les frères villeminot

  2. Morcheeba - le 11 septembre 2017 à 23h05

    C’est surtout Montpellier qui a formé les frères Villeminot…
    Le club où on a commencé le Hand ne peut pas être considéré comme son club formateur : Karabatic a été formé à Colmar et Omeyer à Cernay????
    Si Villeurbanne est un immense club formateur, que dire de Montpellier???

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