Proligue – J8

Le patron, c’est Pontault !

En s’imposant de belle manière à Caen (21-28) et en profitant du revers de Chartres à Créteil (27-26), Pontault-Combault a pris seul les commandes du championnat de Proligue. Derrière, Istres enchaîne un cinquième succès de rang tandis que Vernon s’est offert Besançon (29-24).

Pontault, leader unique

Une semaine après avoir été dominés de la tête et des épaules dans leur salle par Cherbourg (30-33), les pontellois savaient qu’ils jouaient gros en se déplaçant à Caen. Outre cette opposition contre le troisième du championnat, Pontault a un calendrier relevé qui l’attend avec un déplacement à Chartres mercredi et la réception de Sélestat à la fin du mois. Une sorte de quitte ou double pour les coéquipiers de Vincent Moreno.

Pontault a prouvé vendredi soir à Caen que sa défaite contre Cherbourg relevait davantage de l’accident de parcours que d’un mal plus profond. En s’imposant de sept buts (21-28), avec notamment 8 buts de Valentin Aman, le collectif seine et marnais a livré un nouveau combat abouti. Caen, qui a perdu beaucoup de ballons (13 au total), rentre pourtant bien dans son match. Emmenés par Zeljic et Garcia, les Vikings font la course en tête (5-3, 10’). La défense pontelloise retrouve alors ses repères et muscle son jeu, laissant moins d’espaces aux caennais. Un 4-0 des visiteurs, conjugué à des arrêts de Cantegrel, font une première différence (5-7, 15’). Caen subit, notamment sur contre-attaque, mais reste néanmoins au contact de son adversaire du jour (8-10, 22’). Un temps mort du leader avant la pause permet de faire la différence avant le buzzer (11-15).

La suite confirme la mainmise des pontellois sur la rencontre. Appliqués aux tirs, ils ne laissent que peu de possibilités de recoller au score pour des Vikings pénalisés par leurs pertes de balles (13-19, 37’). Malgré les 21 arrêts à 44% de moyenne de son gardien Arsenic, Caen reste trop loin au tableau d’affichage (18-23, 47’). La fin de match est à sens unique, installant Pontault seul sur le trône de Proligue.

Chartres chute à Créteil

Le duel entre Chartres et Créteil avait un parfum de play-offs malgré un début de saison raté de la part des cristoliens. Ces derniers ont prouvé qu’il faudrait bien compter sur eux pour la suite du championnat en s’imposant d’une longueur (27-26) à domicile. Avec, une nouvelle fois, un excellent Benjamin Richert, auteur d’un 8/10, Créteil est passé par tous les sentiments dans sa salle. L’USC a d’abord eu la maîtrise du match en première période. Dans le sillage de Toto et Richert, les locaux mettent la pression sur le co-leader (4-1, 8’). Après plus de huit minutes sans marquer, Cham délivre les siens mais c’est bien Créteil qui impose son tempo (6-4, 14’). Les débats tendent à s’équiibrer (7-6, 21’) mais un 4-0 francilien met à nouveau les joueurs de Jeremy Roussel à cinq longueurs au tableau d’affichage (11-6, 25’). A la pause, l’USC est logiquement devant (12-8).

La seconde période sera moins réjouissante pour l’USC. Chartres revient sur le parquet remonté comme un coucou et efface une bonne partie de son retard en trois minutes (12-11, 33’). Molinié, Basic puis Feutrier trouvent des espaces et mettent leur équipe en tête (14-15, 39’). Un autre match commence alors pour Créteil. Contrairement au début de saison, l’USC ne craque pas et laisse passer son temps faible (17-18, 43’). Le mano à mano se poursuit à l’entame des dix dernières minutes. Chartres pense alors avoir la rencontre à sa main (21-23, 51’) mais Créteil jette ses dernières forces dans la bataille. Kablouti, Tej puis Ferrandier à 11 secondes de la fin offrent la victoire aux franciliens (27-26). Chartres jouera gros mercredi face à Pontault pour éviter que le doute s’installe après ce deuxième revers de la saison.

Istres, puissance 5 !

Les istréens ont remporté leur cinquième victoire de rang en s’imposant contre Nice (34-30). Désormais à égalité avec Chartres au classement, le collectif de Gilles Derot a une nouvelle fois démontré sa maîtrise en n’étant jamais inquiété par le promu. Istres, qui a compté jusqu’à dix buts d’avance (26-16, 40’), a dominé son adversaire du jour de la tête et des épaules. Avec Branko Kankaras (10 buts) et Lucas Ruiz (6 buts) en principaux buteurs mais aussi Robin Cappelle toujours aussi précieux dans les cages (10 buts), Istres avance avec une belle sérénité dans ce championnat. Il y avait clairement un monde d’écart avec les niçois, même si ces derniers n’ont jamais baissé les bras, à l’image de leur fin de match. Septième attaque et sixième défense de Proligue, Istres n’en est pas moins le nouveau dauphin de Pontault. Et un prétendent plus que jamais affirmé aux play-offs.

Sélestat et Billère engrangent

Sélestat n’est pas l’équipe qui fait le plus parler d’elle depuis le début de saison. Pourtant, le collectif alsacien a enchaîné son quatrième match de suite sans défaite. Après deux nuls contre Créteil (28-28) et Vernon (32-32), l’équipe de Christophe Viennet s’est imposé vendredi à Cherbourg (30-34). Une victoire qui compte dans une saison tant un succès sur les terres de la JS n’est jamais aisé. Arthur Anquetil, auteur de neuf buts, a été le grand artisan du succès des Violets qui remontent à la cinquième place du classement, à deux points d’Istres et Chartres.

« Pouvoir disposer de seize joueurs interchangeables comme c’est notre cas, est un atout, apprécie Christophe Viennet dans les colonnes des DNA. C’est là que la profondeur d’un banc et la richesse d’un effectif comptent. C’est ce qui nous a permis de faire la différence vendredi. C’est une des forces de notre jeu et c’est ce qui a complètement tué Cherbourg. Quand notre adversaire a misé sur le jeu à 7 en deuxième mi-temps, on l’a puni sur des engagements rapides. » Sélestat a en effet pris les commandes après vingt minutes de jeu (8-9) pour ne plus jamais le lâcher par la suite. En tête à la pause (11-14), le collectif alsacien a fait preuve d’une belle maîtrise pendant le deuxième acte, profitant des erreurs adverses pour étendre son emprise au fil des minutes (16-22, 39’). Le SAHB va désormais enchaîner par des duels contre Caen et Pontault. Après ces deux rencontres, il en saura alors plus sur ses véritables ambitions cette saison.

Du côté de Billère, le week-end a également été positif puisque les béarnais ont été s’imposer à Nancy (24-27). Après sa défaite d’un but contre Dijon (25-26) la semaine passée, le collectif billérois avait à cœur de se racheter. Nancy en a fait les frais, stoppé dans sa bonne série actuelle (2 victoires de suite). Billère a parfaitement joué le coup, commençant la rencontre pied au plancher (1-5, 3) et profitant pleinement des espaces laissés dans la défense adverse. Nancy accuse le coup et entame alors une vaine course poursuite (4-8, 8’). Jamais les joueurs de Stéphane Plantin ne seront en mesure d’inverser la tendance. Le BHB se promène en attaque (8-14, 18’) tandis que Nancy semble traîner sa peine tout au long de la première période (11-15 à la pause).

L’espagnol Borragan tente de profiter de l’embellie de la fin de la première mi-temps pour mettre la pression sur les béarnais au retour des vestiaires (14-16, 34’). Même si Nancy est plus appliqué en défense, c’est bien Billère qui continue d’imposer son rythme (19-23, 48’). Le retard accumulé par les nancéens en première période les oblige à une course poursuite compliquée. Les 19 arrêts de Tabarand (46% de moyenne !) font très mal à Nancy qui s’incline (24-27) et reste englué en bas de tableau.

Limoges prend un point, Besançon n’avance pas

Si Nice reste la lanterne rouge de Proligue, Limoges et Besançon ne sont pas dans une position très confortable en queue de classement. Les deux équipes ont vécu un week-end différent sur les parquets de D2. Limoges a glané un point précieux contre Dijon (24-24) et aurait même pu repartir avec les deux points de la victoire si Dude avait trouvé le chemin des filets en toute fin de match. Le collectif de Nenad Stanic a livré un combat encourageant, guidé par les 10 buts de Davor Cutura. Le joker des limougeauds a fait beaucoup de bien à son équipe depuis son retour il y a quelques semaines. Dijon a pu le constater vendredi soir, en étant distancé une première fois en première mi-temps (9-6, 20’) puis en courbant l’échine sans jamais lâcher prise en seconde mi-temps (15-17, 37’). Le collectif de Jackson Richardson peut, de son côté, regretter d’avoir laissé échapper la victoire en fin de rencontre.

Besançon a concédé sa cinquième défaite de la saison sur le parquet de Vernon (29-24). Les joueurs d’Alain Portes, qui ont pourtant pu compter sur le sans faute de Nathan Bolaers (6/6), ont toujours fait la course derrière le SMV même s’ils ont pu croire que la situation allait s’inverser dans le dernier quart d’heure de jeu, après être revenus à une longueur seulement de Vernon (19-18, 44’). L’écart était monté à sept buts (18-11, 33’) quelques minutes plus tôt, confirmant la domination du SMV depuis le début du match. Il aura fallu la précision de Léo Dubois en attaque dans les derniers instants pour assurer la victoire à l’équipe de Benjamin Pavoni (29-24).

Olivier Poignard

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2 CommentairesPoster un commentaire

  1. Pseudo - le 13 novembre 2017 à 10h08

    Benjamin Richert is the new Etienne Mocquais

  2. Averell - le 13 novembre 2017 à 10h43

    Que ce soit en proligue ou en LNH, rejouissons nous d'avoir deux championnats fous ou tout le monde ou presque peut battre tout le monde! Ca promet du suspens a tous les etages!

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