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Montpellier - HC Vardar 1961 : se racheter ou sombrer

, par Lazarov

Erick MATHE (Montpellier HB)

Battu par son voisin aixois vendredi dernier, Montpellier aborde un tournant décisif de sa saison. Entre perte de repères, calendrier chargé et défi européen face au HC Vardar, les Héraultais n’ont plus le droit à l’erreur.

Une claque ? C’est certain. Cette défaite face au voisin d’Aix-en-Provence est un caillou dans la chaussure des hommes d’Erick Mathé. Alors qu’ils semblaient se diriger vers une victoire, les coéquipiers de Valentin Porte ont perdu leurs fondamentaux : marquer des buts. Eux qui affichaient une moyenne de plus de 35 buts sur leurs dix dernières rencontres n’ont plus trouvé le chemin des filets pendant dix minutes et subissent une quatrième défaite sur le mois d’avril, pour seulement deux victoires.

En face, le HC Vardar se déplace au FDI Stadium avec le plein de confiance. Les Macédoniens n’ont connu la défaite qu’à trois reprises depuis le début de la saison : deux fois en Coupe européenne et une en championnat. Des statistiques difficiles à comparer avec un championnat français bien plus relevé que celui de Macédoine du Nord, mais la confiance ne s’achète pas, et les joueurs du Vardar arrivent avec les valises pleines de celle-ci.

Un historique de confrontations en faveur des Macédoniens

Pas de quoi se rassurer non plus du côté de l’historique entre les deux équipes : six victoires pour le HC Vardar, deux pour Montpellier et un match nul. Mais là encore, difficile d’en tirer des conclusions, la dernière confrontation datant de 2020, année où Rogerio Moraes venait tout juste de quitter le Vardar pour Veszprém.

Si l’on regarde l’équipe qui se déplace demain, le HC Vardar est moins « starifié » que lors de ses grandes heures. Les Montpelliérains disposent d’un effectif plus armé pour cette compétition que les Macédoniens et ont toutes les cartes en main pour remporter cette première manche à domicile. Mais le futur club de Mattéo Fadhuile peut compter sur un collectif bien huilé par son entraîneur Ivan Cupic, ainsi que sur quelques joueurs moins médiatisés mais capables d’emballer un match, comme Jaka Malus, déjà auteur de 59 buts en compétition européenne cette saison. Des visages bien connus en France, comme l’ancien Cessonnais Junio Tuzolana ou l’ex-Istréen Nicolas Bono, seront également du voyage au FDI Stadium.

« On n’est pas au niveau, il faut se dire les choses. On a deux choix : soit parler de vendredi, soit de ce match », a déclaré Rémi Desbonnet sur le site internet de Montpellier

Le message semble clair : l’heure n’est plus à la tactique, mais à se racheter devant son public après la déconvenue du week-end dernier. Erick Mathé a fait le choix de la stabilité, en reconduisant les mêmes hommes que lors du match face au PAUC, mais les Occitans n’ont plus le temps de calculer. Il faudra enchaîner les victoires pour prendre les dix derniers points restants en championnat (ce qui les porterait à 45 points, leur pire bilan depuis 2021-2022), tout donner pour faire tomber Nantes en Coupe de France, et se donner le droit de rêver à un sacre européen en fin de saison.

Alors, cette double confrontation n’est pas la dernière chance de titre, mais elle pourrait bien, en cas de scénario catastrophe, ressembler à la défaite de trop, celle qui ferait sombrer le navire montpelliérain.

                                                                                                                                     Ilann Thuel

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