Euro 2018 (M)

Quel début pour les Bleus !

Crédit : EHF

L’équipe de France a su renverser une situation pourtant mal embarquée pour remporter son premier match dans le championnat d’Europe face à la Norvège (32-31). Si tout n’a pas été parfait dans le jeu, l’état d’esprit, lui, a été irréprochable.

“Une des plus belles victoires de ces dernières années.” “Il y avait longtemps que je n’avais pas gagné de match comme ça.” On pourrait croire que les Français viennent de remporter le championnat d’Europe et pourtant, ils ont seulement remporté le premier match de leur quinzaine. Mais, au vu du scénario, on peut comprendre le déluge de superlatifs. Menés de trois buts à onze minutes de la fin (24-27), on ne donnait pas cher de leur peau. En défense, ils étaient incapables de trouver la solution face à des Norvégiens qui alternaient parfaitement tirs de loin et ballons pour un Myrhol intenable. Et pourtant, ils ont été chercher les ressources pour finalement renverser la vapeur et l’emporter dans les derniers instants. “Ca s’est joué au mental, on s’est battu sur tous les ballons, on n’a jamais baissé les bras alors qu’on rate plusieurs opportunités de revenir. Plus d’une équipe aurait pu baisser les bras et abandonner, surtout face à la Norvège qui joue très vite et qui t’oblige à être à fond tout le temps” notait Nikola Karabatic, dont la débauche d’énergie aura été précieuse.

Une force collective impressionnante

Crédit : EHF

Mais si Karabatic s’est arraché dans les dernières secondes, difficile de dissocier une prestation individuelle d’une autre, tant la performance collective a été impressionnante. “Le pénalty que Vincent arrête, la défense de Dipanda à la fin, le tir de Micka, moi je mets un but, l’intégralité des dix dernières minutes a été importante” énumère Luc Abalo. Dans la difficulté, comme dans la joie au coup de sifflet final, les Bleus sont restés ensemble. Et pas seulement à sept ou neuf, mais à treize, puisque seuls trois joueurs n’ont pas été utilisés (Afgour, Claire, Caucheteux) et que chacun a apporté son écot. Aucun ne s’est échappé, même ceux au temps de jeu réuduit, à l’image de Cyril Dumoulin sortant le tir de Magnus Jondal à deux minutes de la fin ou de Timothey N’Guessan, lancé dans l’arène à trois minutes de la fin. “Je fais confiance à tout le monde, tous les joueurs sur le banc de touche sont utilisables. Tim a été la locomotive du groupe sur la fin de match” se réjouissait Didier Dinart, qui n’aura eu de cesse de changer de système pour empêcher les Norvégiens de trouver des solutions durables.

La défense 1-5, surprise du chef

Crédit : EHF

Au premier rang des surprises tactiques, cette défense 1-5 sortie de son chapeau par le spécialiste défensif qu’est le Guadeloupéen. C’était elle, l’invitée surprise de cette septième confrontation en un an entre les deux équipes, alors que tous les acteurs répétaient il y a une semaine que la Norvège et la France se connaissaient par cœur. Avec Kentin Mahé devant ce stratagème n’a pas eu le rendement escompté en première période, laissant le gaucher Tønnesen s’exprimer pleinement. Elle a, en revanche, parfaitement fonctionné en seconde période. “On l’a cachée pendant toute la préparation. On a été moins efficaces en attaque et on a encaissé quelques ballons de contre mais, d’une manière général, la 1-5 a mis en échec Sagosen et c’est ce qu’on cherchait” se réjouissait Dinart tandis qu’Adrien Dipanda se félicitait que les Bleus aient “pu alterner entre 1-5 et 0-6, ce qui sera un vrai plus dans la suite de la compétition”. De la diversité tactique, un état d’esprit à toute épreuve et un banc de touche qui donne des garanties, les Bleus ont montré un beau visage en ce premier soir. A eux de ne pas laisser retomber le soufflé dans deux jours.

Les statistiques :

FRANCE – NORVEGE 32:31 (15:17)
Arbitres : Oscar Raluy, Angel Sabroso (ESP)

France : Dumoulin (18 minutes, 3 arrêts / 10 tirs dont 0/1 pén), Gérard (42 minutes, 8 arrêts / 30 tirs dont 1/1 pén); Remili, Mem (3/6), N. Karabatic (4/5), Mahé (8/11 dont 4/4 pén), N’Guessan (1/2), Abalo (4/4), Sorhaindo (0/1), Guigou (4/6), Afgour, Claire, Dipanda (2/2), Porte (2/3), Tournat (2/2), Caucheteux

Norvège : Christensen (6 minutes, 0/7 dont 0/2 pén), Bergerud (54 minutes, 7 arrêts / 31 tirs dont 0/2 pén); Sagosen (3/8 dont 0/1 pén), Myrhol (5/8), Jakobsen, Tønnesen (7/8), Jondal (4/7), Bjornsen (6/9 dont 1/1 pén), Gullerud (1/1), Sorheim, Johannessen (3/3), O’Sullivan (1/1), Tangen (1/4), Reinkind, Rod, Hansen

A Porec, Kevin Domas

30 CommentairesPoster un commentaire

  1. T_09109 - le 12 janvier 2018 à 23h29

    Braquage reussi

  2. Jpf_hb - le 12 janvier 2018 à 23h30

    Les braqueurs on va les appeler 😀
    Nguessan que je critiquais comme tout le monde a mis un but très important 😀

  3. Software8743 - le 12 janvier 2018 à 23h37

    Un peu déçue de ne pas avoir vu Claire surtout vu comment on galérait en jeu placé pendant quasi tout le match. Après la victoire est là donc bon pas grave au final. Merci à N'Guessan qui ferme la porte aux derniers doutes qui pouvait subsister. Gérard pas dans son match mais il se réveillera au fil de la compétition je m'inquiète pas trop.

    Allez le plus dur est encore devant si on veut aller chercher cette médaille d'or !

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